Marjorie Taylor Greene, proche de Donald Trump, est devenue la première élue républicaine du Congrès à dénoncer un « génocide » à Gaza. Une prise de position rare, courageuse et honnête dans les rangs conservateurs, où le soutien à Israël reste largement dominant.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Greene a affirmé que « la crise humanitaire, la famine et les destructions en cours à Gaza » relevaient d’un génocide. Des propos qui ont immédiatement déclenché la fureur d’AIPAC, puissant lobby israélien aux États-Unis. Dans un email adressé à ses soutiens, l’organisation accuse la députée de trahir les « valeurs américaines » et la compare aux élues progressistes Rashida Tlaib et Ilhan Omar, habituées des critiques contre Israël.
Greene, longtemps soutien d’Israël, a répondu sans détour : « AIPAC sert à 1 000 000 % les intérêts d’un pays étranger. Je suis 100 % Américaine. Je ne me laisse pas acheter. Qu’ils viennent ! »Et d’ajouter dans le même tweet :« Je suis l’un des rares membres du Congrès qui ne prend pas d’argent d’AIPAC, qui donne beaucoup plus d’argent aux Républicains qu’aux Démocrates. La vérité est qu’AIPAC doit s’enregistrer comme lobbyiste étranger selon la loi américaine, parce qu’ils représentent à 100 % le gouvernement laïc d’Israël, armé nucléairement !!! »
Sa déclaration marque une rupture notable au sein de la droite trumpiste, où des voix commencent à remettre en cause le soutien inconditionnel à Israël, en opposition avec la ligne traditionnelle du Parti républicain.
AIPAC is sending fundraising emails attacking me for saying, “the most truthful and easiest thing to say that Oct 7th in Israel was horrific and all hostages must be returned, but so is the genocide, humanitarian crisis, and starvation happening in Gaza.”
Well this is the sign… pic.twitter.com/AF3RUrAWAY
— Rep. Marjorie Taylor Greene🇺🇸 (@RepMTG) August 7, 2025



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