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Gaza : Amnesty International affirme que le génocide se poursuit malgré le cessez-le-feu

 Un mois après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza, Amnesty International estime que « les actes génocidaires commis par Israël se poursuivent », malgré la fin officielle des bombardements massifs. Dans un rapport publié jeudi, l’organisation décrit une population « condamnée à une mort lente et calculée », privée de nourriture, d’eau, de soins et d’abris. Selon l’ONG, au moins 327 Palestiniens, dont 136 enfants, ont été tués par des attaques israéliennes depuis le 10 octobre. L’aide humanitaire, bien que partiellement autorisée à entrer, reste « très insuffisante » pour répondre aux besoins d’une population affaiblie par deux années de siège et de famine. L’UNRWA demeure interdite d’accès, en violation des avis rendus par la Cour internationale de justice.

Amnesty note également une pénurie aiguë de médicaments, aggravée par les restrictions imposées aux évacuations médicales. Plus de 16 500 malades ou blessés nécessiteraient un transfert urgent vers des hôpitaux hors de Gaza. L’organisation souligne par ailleurs l’effondrement du système de santé, l’apparition de traumatismes psychologiques massifs chez les enfants et la désagrégation du tissu social due aux déplacements répétés.

Elle dénonce en outre la poursuite des expulsions. L’armée israélienne contrôle environ 58 % du territoire et empêche les Gazaouis de retourner dans leurs quartiers détruits, à travers une « ligne jaune » dont le franchissement peut être mortel. Des zones agricoles entières ont été rasées au profit d’avant-postes militaires, plongeant la population dans une dépendance totale à une aide humanitaire qui n’arrive plus.Pour Amnesty, ces politiques – blocus de l’aide, destruction des infrastructures vitales, effondrement économique et déplacements forcés – relèvent d’« actes interdits par la Convention sur le génocide ». L’ONG considère que « l’intention génocidaire d’Israël demeure inchangée », d’autant qu’aucune enquête crédible n’a été ouverte par les autorités israéliennes.

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Alors que la situation humanitaire continue de se dégrader, Amnesty s’inquiète d’un relâchement de la pression internationale, citant notamment l’approbation par le Conseil de sécurité du plan de paix américain et la reprise de transferts d’armes par plusieurs pays européens. L’organisation appelle à rétablir une pression diplomatique forte afin d’assurer un accès humanitaire sans entrave et de mettre fin aux violations en cours.

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