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Femme de ménage, mariage forcé, les clichés célébrés par les Césars…

Une femme de ménage algérienne, une femme de mauvaise vie marocaine, avec en toile de fond le mariage forcé en Turquie, ce ne sont pas là les ingrédients d’un film réussi, mais plutôt d’une soirée césarisée, tout en strass et paillettes, qui a réservé une véritable ovation à cette représentation diversifiée de la diversité au cinéma…

Devant un parterre de célébrités, parmi lesquelles Anne Hidalgo, la maire de Paris, et Audrey Azoulay, la ministre de la Culture fraîchement promue, assistaient aux premières loges à ce grand rituel des Oscars à la française, les longs métrages « Fatima », « Much Loved » et « Mustang » étaient à l’honneur, le premier réalisé par Philippe Faucon et le dernier par la franco-turque Deniz Gamze Ergüven raflant une moisson de prix prestigieux.

Sans vouloir refaire le film de cette soirée très sélective, tant sur le plan des invités triés sur le volet que des heureux lauréats, que n’aurait-on aimé toutefois y voir un autre scénario se jouer, que celui qui paraît un peu trop cousu de fil blanc, en célébrant une autre incarnation plus radieuse, reluisante et moins convenue de cette fameuse diversité, par ailleurs ultra-féminisée. Exit les hommes, ils ont le mauvais rôle !

Mais gageons que, face à un autre synopsis présentant la diversité, issue essentiellement de l'immigration post-coloniale, sous un angle moins misérabiliste ou archaïque, les applaudissements de la salle auraient été moins nourris et la pluie de Césars moins torrentielle…

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