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Des étudiants de Cachan ornent les mosquées de cœurs bienveillants contre la montée de l’islamophobie

Inspirés par la belle et délicate initiative des habitants d’Uppsala en Suède qui, en début d’année, avaient opté pour le langage des fleurs afin de panser les plaies de la mosquée locale défigurée par des tags et croix gammées orduriers, quatre étudiants de la ville de Cachan ont, eux aussi, laissé parler leur cœur qui n’aime rien moins que la haine, l’hiver du cœur.

Le cœur battant, ils ont choisi de le dire aux mosquées du Val-de-Marne, mais aussi d’une partie des Hauts-de-Seine et de l’Essonne, avec une kyrielle de jolis cœurs, rouges et blancs, formant une constellation de messages de fraternité, de soutien et de paix sur les portes d’entrée des lieux de culte.

"C’est un message de soutien et de fraternité pour ne pas être divisé dans les moments que l’on vit. C’est une manière de lutter contre l’islamophobie", a expliqué Pauline, 23 ans, qui a le cœur en joie, tout comme son ami Nicolas, devant l’accueil chaleureux qui leur a été réservé partout où leurs petits cœurs bienveillants se sont accrochés.

"On a été accueillis à bras ouverts", a déclaré Pauline, avec un large sourire, en ayant été particulièrement touchée par l’émotion de l’imam de Cachan : notre démarche lui est allée « droit au cœur », a-t-elle confié au Parisien, heureuse de n’avoir écouté que ce que lui dictait son cœur pour entreprendre cette démarche que d’aucuns jugeaient vaine ou futile dans le climat anxiogène ambiant.

"Ça a l’air simple mais ça fait du bien", a insisté pour sa part Kamel Benama, ajoutant : "Dans la situation que nous vivons, on peut vite arriver à l’amalgame. Donc, on apprécie ce genre de démarche". Tous les fidèles se disent « choqués » par ce qui s’est passé vendredi. "Ça n’a rien à voir avec l’islam", clame Kheirddine, l'un d'entre eux, avant de renchérir : "L’islam est une religion qui supporte la paix. Ce sont des fous et des ignorants qui ont fait ça. Je suis en colère contre eux".

Encouragés à poursuivre dans cette voie éclairée, Pauline et Nicolas n’ont plus qu’une seule idée en tête : gommer les stigmates de la haine laissés par des tags racistes sur des lieux de culte en théorie inviolables, à l’image de la mosquée de Créteil, profanée samedi dernier, soit le lendemain des attentats de Paris, qui devrait prochainement recevoir des petits cœurs chargés d’ondes positives afin d'effacer ses cicatrices hideuses.    

  

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