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Coupe du monde de Futsal : le bel hommage à Atta Elayyan, le gardien de but néo-zélandais, victime de l’attentat de Christchurch

Dimanche 3 octobre, à Kaunas, en Lituanie, alors que le rideau tombait sur la Coupe du monde de Futsal, le souvenir poignant de Atta Elayyan, le regretté gardien de but de l’équipe de Nouvelle-Zélande, planait au-dessus d’un terrain qu’il affectionnait particulièrement, serrant le cœur meurtri de ses co-équipiers.

Ineffaçable, malgré les saisons qui passent et le temps qui s’enfuit inexorablement, le souvenir lumineux de ce joueur talentueux de 33 ans, doté d’un sens inné de l’anticipation, a imprégné la finale du prestigieux championnat auquel il rêvait de participer. Un rêve qui, malheureusement, se brisa tragiquement sur le récif de la haine anti-musulmans la plus implacable.

Meneur d’hommes dans l’âme, au point de s’imposer naturellement, avec l’intelligence et la bienveillance qui le caractérisaient, comme le véritable pilier des All Whites, Atta Elayyan se doublait d’un chef d’entreprise audacieux et avisé, à la pointe du High Tech, quand l’horreur absolue se produisit à Christchurch, au cours d’un vendredi 15 mars 2019 sanglant.

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Les co-équipiers de Atta Elayyan en pleurs, au lendemain du massacre de Christchurch

A deux ans de la grande compétition sportive qu’il évoquait avec des étoiles dans les yeux, et pour laquelle il s’entraînait durement, en veillant à créer une saine émulation au sein de son équipe, ce mari et père de famille comblé, qui troquait avec aisance sa casquette de gardien de but, à la belle détente, contre celle de PDG de LazywormApps au flair aiguisé, tomba sous les balles du terroriste d’extrême droite, l’Australien Brenton Harrison Tarrant.

Abattu froidement et lâchement par un monstre de cruauté, qui poussa l’abjection jusqu’à diffuser en direct sur Youtube le carnage qu’il perpétrait à l’intérieur de deux enceintes sacrées musulmanes, Atta Elayyan s’écroula sur le sol de la mosquée Al Nour où, comme tous les vendredis, il était venu se recueillir paisiblement. Il fit partie des 51 victimes (hommes, femmes et enfants) de la barbarie islamophobe.

Le joueur vedette du ballon sphérique, reconnu comme l’un des leaders technologiques les plus ingénieux de Nouvelle-Zélande, a laissé derrière lui une jeune veuve, Farah, une petite fille, Aya, et des proches accablés de chagrin, ainsi que des co-équipiers et amis totalement anéantis.

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Atta Elayyan, l’entrepreneur à succès de LazywormApps
Atta Elayyan en famille, au temps des jours heureux

En présence des dirigeants de la Fédération nationale de Futsal, ses partenaires de jeu, inconsolables, lui ont rendu un vibrant hommage en Lituanie, quelques instants après la victoire historique du Portugal.

Ils ont déposé le maillot « Atta n°1 » devant la cage où il faisait merveille, et l’ont pris en photo. « Cette Coupe du monde était son grand rêve. Une semaine avant l’horrible massacre à Christchurch, nous en avions parlé un soir, très longuement. Je me souviens avec émotion de son enthousiasme. Atta était présent avec nous en Lituanie », a confié Elias Billeh, l’un de ses plus proches co-équipiers, la voix tremblante.

En découvrant la prise de vue très émouvante, Farah Elayyan s’est effondrée en larmes. « Je ne m’attendais pas à cet hommage. Il y a tellement de gens qui l’aimaient et ne l’oublieront jamais. C’est à la fois douloureux et beau à voir », a-t-elle déclaré, bouleversée.

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Né au Koweït, c’est dans le havre de paix de la Maison de Dieu, sur l’îlot lointain du multiculturalisme où il s’était forgé un avenir radieux, que le destin du brillant, attachant et très estimé Atta Elayyan fut foudroyé. C’était il y a deux ans, sous les cieux ensoleillés de Nouvelle-Zélande qui, jusqu’alors, n’avaient été assombris par aucun mauvais présage.

Son souvenir vivra longtemps dans les pensées de ceux qui ont eu la chance de le côtoyer, sur l’un des terrains où il excellait.

 

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