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Copé qualifié de “xénophobe” par le journal espagnol de référence El Pais

Les mots manquent pour décrire le fiasco démocratique, entaché du lourd soupçon de fraude, qui a fait dérailler la belle machine électorale Umpiste et fissuré irrémédiablement le socle de confiance interne, au cours d’un week-end grand-guignolesque, riche en comptages et recomptages des voix, avec un Copé qui, sans complexe, s’auto-proclamait chef suprême plusieurs heures avant que les urnes n’aient officiellement parlé. Chassez le naturel, il revient au galop…

C’est un doux euphémisme que de dire que l’UMP s’est tristement donnée en spectacle lors de sa primaire inédite, à mi-chemin entre le vaudeville, avec ses portes qui claquent, et le psychodrame, avec sa mise en scène de toutes les névroses. Et l’on n'est guère surpris d’apprendre que son champion, à 98 petites voix près, n’est autre que le plus arriviste, le plus populiste, et le plus à droite des deux candidats en lice : Jean-François Copé, pour qui la fin justifie toutes les viennoiseries indigestes, et les pains au chocolat islamophobes !

Sa victoire à l’arrachée, et pour certains lieutenants de François Fillon éminemment suspecte, est diversement appréciée en France, et il est intéressant de se décentrer en lisant l’analyse de la presse étrangère, et notamment espagnole qui, dans les colonnes du quotidien de référence El Pais, qualifie le sacre de Copé comme celui d’un représentant de la droite certes « sans complexe », mais aussi populiste et surtout xénophobe. Edifiant !

Coiffé au poteau, alors qu’il était donné grand gagnant, l’ex-Premier ministre François Fillon évoque une « fracture morale », de loin la plus dure à réparer, et se donne quelques jours avant de décider de son avenir au sein de la droite scindée en deux clans irréconciliables.

Quant au nouveau patron de l’UMP, qui se voyait depuis longtemps calife à la place du calife, sa radicalisation droitière, sa démagogie invétérée, son racisme patent, et peut-être un coup de pouce du sort guère avouable, l’ont porté au sommet, mais à quel prix ! Reste à savoir s’il ira jusqu’à établir une passerelle avec celle qui rêvait de l’implosion de la droite rassemblée, et qui a dû boire du petit-lait tout au long de ces 48h de folie : Marine Le Pen, who else ?!

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