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Chelsea Clinton participe à une manifestation anti-Trump en signe de solidarité avec les musulmans américains

Un mois après que le magnat new-yorkais de l’immobilier a quitté sa tour dorée de la cinquième Avenue pour sa nouvelle tour d’ivoire de Washington, qui a pris depuis des couleurs, surtout celle de l’or, la protestation anti-Trump ne faiblit pas aux marches du palais, ses nombreux opposants serrant les rangs contre le décret anti-immigration foncièrement anti-musulmans.

Dimanche, à New York, la cité où le 45ème président des Etats-Unis a bâti son empire, amassé les dollars à la pelle et accumulé les casseroles, ils étaient des centaines à manifester contre une islamophobie d’Etat qui ne dit pas son nom, bien que l’ostracisme qui frappe les ressortissants de sept pays musulmans n’abuse personne.

Sous la bannière emblématique de la contestation à l’effigie de Munira Ahmed, un long cortège d’Américains en colère, de toutes origines et confessions, ont fait cause commune avec leurs concitoyens musulmans. Parmi eux, la présence de Chelsea Clinton, la fille d’Hillary, la va-t-en-guerre démocrate battue par le populiste républicain, et de Bill, président dans une vie antérieure, n’est pas passée inaperçue.

La fille unique de l’ancien couple présidentiel et mère de la petite Charlotte, 2 ans, dont c’était là la toute « première participation à un grand rassemblement », comme s’est empressée de le relater sa maman sur Twitter, voulait assurer la communauté musulmane américaine de son soutien, plein et entier.

« Merci à tous ceux qui ont organisé #IAmMuslimToo aujourd’hui – 1er rassemblement de protestation de Charlotte. #NoBanNoWallNoRaids », a-t-elle écrit à l’issue d’un dimanche où une clameur d’indignation est montée à Times Square, des rangs de la manifestation mais aussi de la tribune où se sont succédé des intervenants de premier plan, dont notamment Bill de Blasio, le maire de New York grâce à qui deux jours fériés ont été instaurés pour les écoliers musulmans afin de célébrer dignement l’Aïd al-Fitr et l’Aïd al-Adha, Mogul Russel Simons, l’homme d’affaires ayant fait fortune dans le hip hop et ancien ami de Trump, sans oublier l’actrice engagée, Susan Sarandon.

« Nous sommes ici, aujourd’hui, pour montrer à l’Amérique que nos belles et nobles valeurs, nos idéaux et engagements sont dévoyés et que les électeurs ont été trompés », a déclaré Mogul Russel Simons, avant de renchérir avec une pointe d’ironie : « Nous sommes ici, tous unis, à cause de Donald Trump. Nous tenons à le remercier de nous avoir réunis ».

C’est bien là, en effet, le seul tour de force réussi par le nouvel homme fort de Washington depuis le 20 janvier, date de son intronisation : faire descendre dans la rue cette autre Amérique, multiculturelle et fière de l’être, dans un arc-en-ciel de couleurs bien plus éclatant que les dorures clinquantes qu’il affectionne tant…

Un commentaire

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  1. -Le responsable d’une association juive Jonathan Greenblatt :

    -“Si Trump fiche les musulmans, je me déclare musulman”

    -« En tant que Juifs,

    -nous savons ce que cela signifie d’être fichés,

    -ou ciblés, d’être considérés comme différents,

    -par rapport à nos autres compatriotes, explique Greenblatt.

    -Nous, en tant que Juifs,

    -Nous connaissons la réponse juste et légitime.

    -Je vous promets ici et maintenant,

    -Parce que je suis engagé pour combattre l’antisémitisme,

    -Si un jour des Musulmans américains sont forcés de faire enregistrer leur identité,

    -Ce jour là, le Juif fier, que je juis,

    -S’enregistrera en tant que Musulman ».

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