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Barack Obama exhorte les responsables du parti Républicain à laisser choir Donald Trump

Peu avare de propos outranciers, injurieux, simplistes et furieusement islamophobes, le populiste Donald Trump, fraîchement intronisé champion des Républicains pour la présidentielle, sera-t-il emporté par la violente bourrasque qui souffle sur sa personne depuis samedi, après avoir définitivement sombré dans le niveau zéro de la politique ?  

Parmi ses farouches adversaires qui aimeraient, aujourd’hui encore plus qu’hier, le voir balayé par le vent de l’ignominie, Barak Obama a été l’un de ceux qui a tempêté le plus fort, allant jusqu’à sommer les responsables et autres caciques du parti Républicain de le laisser choir, en d’autres termes de miser sur un autre cheval… Fait rare pour un président encore en exercice, même s’il est sur le point de tirer sa révérence.

Outré par la dernière saillie verbale de Trump dénigrant Khizr Khan et son épouse (voir vidéo ci-dessous)  – les parents d'origine pakistanaise d’un soldat américain musulman tué en Irak qui ont eu l’audace de l’étriller sur la scène de la Convention démocrate, à Philadelphie – le 44ème président américain a lancé avec virulence au camp adverse : « Il y a un moment où l’on doit dire Assez ! », s’est-il exclamé furibond, avant de renchérir sur le même ton : « Ses propos sont inacceptables. Le fait qu’il ait critiqué une famille ayant fait des sacrifices extraordinaires pour ce pays le disqualifie et signifie qu’il est terriblement mal préparé pour présider aux destinées de la nation. Pourquoi le soutenez-vous encore ? Qu'est-ce que cela dit de votre parti et de son représentant ? ».

Quel est donc ce dérapage odieux de trop qui a fait sortir de ses gonds Barack Obama, l’amenant à exiger de ses ennemis politiques irréductibles qu’ils fassent tomber de son piédestal le nabab new yorkais de l’immobilier ?

Piqué au vif par la diatribe prononcée contre lui, à la tribune du grand show que fut l’investiture de Hillary Clinton, par Khizr Khan, ce père pakistanais qui, aux côtés de son épouse, a salué la mémoire de Humayun, son fils soldat mort en Irak, en 2004, dans un attentat suicide, Donald Trump a pulvérisé la ligne jaune en s’en prenant, d’une part, à une famille de militaire par définition intouchable aux Etats-Unis, et d’autre part, en affichant son plus grand mépris pour la mère du soldat restée silencieuse, révélateur de son aversion pour l’islam« Si vous regardez sa femme, elle se tenait debout là-bas, elle n'avait rien à dire. Elle n'avait probablement pas le droit de dire quoi que ce soit», a-t-il riposté, en achevant de se discréditer à la face de l’Amérique, et notamment aux yeux de 17 familles de soldats tombés au champ d’honneur qui ont qualifié sa riposte de « répugnante et insultante ».

Critiqué vertement par ses pairs républicains, à l’instar du sénateur de l’Arizona John Mac Cain, égratigné à plusieurs reprises par ses railleries acerbes et scabreuses, lequel a tapé du poing sur la table en clamant  « Il est temps pour Donald Trump de donner l’exemple à notre pays et au parti républicain », ou encore de sa propre fille, Caroline Mac Cain, écoeurée par ses « propos condamnables » qui a menacé de voter pour Hillary Clinton en novembre prochain, Donald Trump est fortement secoué par la bourrasque du scandale, mais pliera-t-il sans jamais rompre, là est toute la question…

Voici, en substance, la diatribe au vitriol que lui a adressée Khirz Khan, sous les applaudissements des militants démocrates, après avoir relaté son arrivée sur le sol américain depuis son Pakistan natal, sans un sou en poche ou presque, et de quelle manière sa famille s’y est parfaitement intégrée, jusqu’à compter un fils militaire parmi ses trois enfants.

« Si cela avait dépendu de Donald Trump, il (mon fils) n'aurait jamais pu vivre en Amérique. Donald Trump passe son temps à salir la réputation des musulmans. Il manque de respect à d'autres minorités: les femmes, les juges, et même les responsables de son propre parti. Il aime construire des murs et veut nous bannir de ce pays» et encore « M. Trump, vous demandez à l'Amérique de vous confier son avenir, mais avez-vous au moins lu la Constitution des Etats-Unis ?», s’est emporté ce père ovationné, alors qu’il brandissait, non sans émotion, un exemplaire du texte gravé dans le marbre. 

Passage sur Trump à partir de 2’27

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