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“Bouteflika s’agrippe au pouvoir comme Harpagon à sa cassette”, fustige N. Boukrouh dans Le Point

S’apparentant à une sinistre Tartufferie dont le président Bouteflika est décrit, sous sa plume, comme s’accrochant au pouvoir tel le Harpagon de Molière s’agrippant à sa cassette, la vie politique algérienne est décryptée chaque semaine sur Oumma par un expert en la matière, Noureddine Boukrouh. Dans la rubrique dédiée « L’Algérie face à son destin », il dénonce sans mots couverts ses manquements, ses échecs et le triste record de longévité de sa présidence, pour mieux exhorter au renouveau à l’approche de l’échéance cruciale de 2019.

Dans une interview accordée à Le Point, en date du 10 octobre, l’intellectuel algérien, auteur prolifique de nombreux ouvrages, et homme politique de premier plan, ancien fondateur du Parti du Renouveau Algérien (PRA), explique les raisons qui l’ont poussé à lancer, le 17 septembre dernier, un « Appel pour une révolution citoyenne pacifique» à la forte résonance.

« Je dois préciser que cet « Appel » ne constitue pas une démarche politique solitaire, mais exprime ce que des millions d’Algériens pensent tout bas. C’est pourquoi son impact à l’intérieur, à l’extérieur et sur les réseaux sociaux ne cesse de monter en puissance », précise-t-il en substance.

A l’évocation d’un impensable cinquième mandat de Bouteflika, Noureddine Boukrouh fustige un « pouvoir » transformé en « citadelle imprenable et les finances publiques en cassette d’Harpagon dont il (Bouteflika) a disposé à sa discrétion pour renforcer son emprise sur tout ce qui compte dans les rouages de l’État ou représente une capacité de nuisance dans la société », avant d’enfoncer le clou : « C’est sur les bénéficiaires de ses prodigalités qu’il compte pour rester au pouvoir alors que le pays ne peut plus se permettre une telle prise de risque. L’alternative ne peut venir que d’une réaction citoyenne pacifique et légaliste à l’occasion de la prochaine élection présidentielle en 2019. »

Noureddine Boukrouh, cet éveilleur de consciences, appelle au changement, mais songe-t-il pour autant à se lancer dans la course à la présidentielle ? Voici sa réponse : « L’opposition au cinquième mandat est un des principaux objectifs de l’Initiative qui se déclinera en plusieurs séquences, dont l’une sera consacrée à la proposition d’un mécanisme de sélection d’une candidature commune appelée « candidature de l’alternance », car même en cas d’abandon d’un nouveau mandat pour Bouteflika, il faut s’attendre à un succédané ».

C’est tourné vers l’avenir et la jeunesse de son pays, plus déterminé que jamais à ce que l’Algérie relève les grands défis qui se poseront à elle, que Noureddine Boukrouh conclut cet entretien : « Il est temps que les nouvelles générations formées aux idées de sécularisation et de pluralisme et en symbiose avec le sens du monde prennent les commandes de leur pays pour donner à l’Algérie la place qu’elle mérite dans le bassin méditerranéen ».

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2 commentaires

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  1. Bouteflika veut mourir président ,
    A moins qu’il vivra jusqu’en 2030 pour célébrer le bicentenaire de la délivrance. Seul Ellah le sait.
    Cet homme a fait en vingt ans ce que la France n’a pas pu faire en deux siècles.

  2. La mafia militaro-financière conserve Bouteflika au frigo en attendant de modifier encore et encore la constitution afin de briguer un énième mandat présidentiel grâce aux fraudes massives. Quelle mascarade qui se déroule au vu et au su de tout le monde, avec la complicité de certains pays mais aussi de citoyens ignorants, égarés et passionnés par le nationalisme rétrograde.
    L’Algérie (et d’autres pays arabes) ne retrouvera le chemin du progrès social que si le peuple refuse l’embrigadement qu’exerce sur lui cette mafia.

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