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Arabie saoudite : une présentatrice de TV présente ses excuses pour sa « tenue indécente »

Souvenez-vous, c’était le 24 juin dernier, à Riyad… Les Saoudiennes célébraient dignement la fin de l’interdiction de conduire, savourant une victoire acquise de haute lutte, lorsqu’une présentatrice de télévision, vêtue d’une abaya blanche s’envolant au vent et d’un voile aérien d’où s‘échappaient ses longs cheveux noirs, leur a subitement volé la vedette, mais de la pire manière qui soit : elle a fait scandale au JT du soir, vilipendée pour sa « tenue révélatrice » jugée « indécente ».
Accusée d’avoir « violé les lois et les codes vestimentaires du royaume », Shireen Al-Rifaie, qui couvrait en direct ce grand jour pour les droits de ses concitoyennes, devant la caméra de Al-Aan TV (une chaîne basée à Dubaï), s’est retrouvée sous la lumière crue des projecteurs, assaillie de critiques.
S’attirant les foudres de la monarchie absolue, qui a aussitôt diligenté une enquête interne afin d’éclaircir une affaire au fort retentissement, tout en défrayant la chronique dans les foyers saoudiens, Shireen Al-Rifaie opta alors pour une ligne de défense dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle a échoué à apaiser les passions… « Je portais des vêtements décents, et Dieu révélera la vérité de ce qui m’a été dit », s’est-elle défendue sur Twitter, mais en pure perte, puisqu’à la lecture de son message, ses nombreux détracteurs redoublèrent de virulence.
Plus d’un mois après avoir quitté le royaume wahhabite sous l’opprobre général, Shireen Al Rifaie chercherait-elle à se refaire une virginité auprès de la population et des autorités saoudiennes ? Dans un tweet posté récemment, le ton a changé, elle fait cette fois-ci amende honorable : « Je m’excuse sincèrement pour la vidéo dans laquelle je suis apparue et qui était consacrée à cette journée mémorable du 24 juin pour les conductrices saoudiennes. Je reste votre fille, avec tout mon respect », a-t-elle écrit.
Devenu viral, son mea culpa a suscité des réactions mitigées : s’il a réussi à émouvoir une centaine d’internautes saoudiens qui sont prêts à lui donner l’absolution, il a en revanche laissé de marbre des centaines d’autres, nettement moins enclins au pardon, qui la tiennent pour « responsable de ses actes ».
L’audacieuse Shireen Al Rifaie a été emportée par la tempête du scandale dans une Arabie saoudite où souffle, encore timidement, le vent de la réforme…

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8 commentaires

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  1. Et dire que des gens vont aller au hajj chez les wahhabites.Oui traum!! l’arabie ne pratique pas l’islam mais plutôt le wahhabisme.Il est vrai qu’on leur reproche bcp de choses à ces ordures mais la guerre entre Ali et mu’awiya qui a coûté d’après certains spécialistes la mort de 70000 hommes n’a rien à voir avec le wahhabisme vu que cette doctrine n’existait pas à cette époque.Renseignez vous sur abou hassan el ash’ari comment il s’est fait rouler dans la farine par l’homme de main de mu’awiya amr ibn al as et dire que cette ordure a une mosquée qui porte son nom au caire,c’est plus que consternant.Cette guerre qu’on appelle la bataille de siffin en raison d’un différent entre Ali et mu’awiya sur la mort du calife uthman a été d’une violence sans pareil même le Saint Coran n’a pu les ramener à la raison c’est dire surtout l’illustre mu’awiya qui a refusé de reconnaître le califat de Ali.On n’en parle jamais dans les mosquées de cet événement responsable de paraît-il la première fitna,c’est bizarre non?on est en droit de savoir et que dire du fils prodige de mu’awiya le prénommé yazid un musulman d’une exemplarité exceptionnelle,il pillait, faisait la fête ,buvait de l’alcool à en crever mais c’était un bon musulman lollll.

  2. Les commentaires d’un certain nombre de « dignitaires » de ce pays sont au paroxysme de l’hypocrisie. Lorsqu’un certain nombre d’entre eux surfent sur des sites web où les femmes sont des objets sexuels bestiaux et que d’autres consomment des boissons alocolisées voire même viennent en Europe prendre « du bon temps » auprès de call girls, je trouve les commentaires à l’égard de cette femme choquants !
    Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ….

  3. Je portais des vêtements décents, elle dit.
    Je ne vois pas des vêtements de travail, je vois une autre chose.
    La beauté d’une femme n’est pas publique, encore moins la nuit, je vois l’éclairage des voitures allumé.
    L’Arabie dite saoudite est une erreur.

  4. Tant qu’on s’occupe de bouts de tissu, à enlever ou à mettre selon les pays, on ne s’occupe pas de ce qui touche réellement le peuple, travail, chômage, conditions de vie, promotion sociale, épanouissement culturel, etc. C’est le but des pêcheurs en eaux troubles, saoudiens, français, américains ou autres

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