in ,

Allemagne : le Prix International du Courage, créé en mémoire de Marwa El Sherbini, est dédié aux victimes de l’islamophobie

Ineffaçable, le souvenir du doux sourire qui illuminait le visage de la regrettée Marwa El Sherbini, cette brillante doctorante en pharmacie de 32 ans au destin tragique, est aujourd’hui ravivé, alors qu’un prix portant son nom lui rend le plus beau des hommages, de l’autre côté du Rhin.

A l’effarement général, cette mère de famille d’origine égyptienne fut assassinée sauvagement, le 1er juillet 2009, dans l’enceinte inviolable du tribunal de Dresde, en Allemagne, là où elle se sentait enfin protégée (du moins le croyait-elle) de la fureur islamophobe de Alex Wiens, un homme de 28 ans venu de Russie, qui la harcelait depuis plusieurs mois.

Dix ans après que l’horreur impensable, absolue, se produisit dans le prétoire où cette jeune maman comblée, enceinte de son deuxième enfant, espérait, confiante, que la justice passe, le Conseil central des musulmans d’Allemagne a choisi de commémorer le triste anniversaire de l’innocence massacrée à travers le “Prix International Marwa El Sherbini du Courage”.

Dix ans se sont écoulés depuis que celle qui a été surnommée « la martyre au voile » par une Egypte épouvantée, comme le fut l’ensemble du monde arabe, succomba aux 18 coups de couteau donnés par son agresseur, ivre de haine, qui se jeta sur elle, sous les yeux impuissants des juges et terrifiés de son mari, ainsi que de son petit garçon de 3 ans. Son mari avait été blessé en tentant vainement de s’interposer.

Publicité

Dix ans après que le couple uni que formait Marwa El Sherbini avec son époux, chercheur en génétique de son état, fut à jamais brisé par ce drame abominable, sacrifié sur l’autel de l’inertie judiciaire et policière, malgré leurs nombreux appels de détresse, Aiman ​​Mazyek, le président du Conseil central des musulmans d’Allemagne, a expliqué la finalité de sa démarche.

« Ce prix que nous venons de créer a vocation à mettre en lumière les sacrifices et la douleur des victimes du racisme anti-musulmans. Il nous est apparu nécessaire de lutter plus fermement et publiquement contre l’islamophobie qui gangrène l’Allemagne et le reste du monde, en leur dédiant ce prix », a-t-il indiqué, avant de relater les terribles épreuves vécues par Mevlude Genc et Farid Ahmed, les deux premiers hommes ainsi mis à l’honneur.

Publicité

Il y a 26 ans de cela, le 29 mai 1993, quatre terroristes islamophobes, âgés de 16 à 23 ans, ont incendié le domicile de Mevlude Genc, à Soligen, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Ce malheureux père d’origine turque, profondément traumatisé, a perdu cinq membres de sa famille. Trois des criminels n’ont été condamnés qu’à 10 ans d’emprisonnement, et un seul à 15 ans.

Farid Ahmed, quant à lui, pleure son épouse récemment disparue, le 15 mars dernier, lors du massacre effroyable de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Elle fait en effet partie des 51 fidèles abattus lâchement et froidement, dans deux enceintes sacrées musulmanes, par le terroriste australien Brenton Harrison Tarrant, adepte de la théorie néo-fasciste du « grand remplacement ».

« Nous n’oublierons jamais celles et ceux qui ont été tués au cours d’attaques terroristes islamophobes », a martelé Aiman ​​Mazyek, tout en brandissant, bouleversé, la photo de Marwa El Sherbini prise quelques mois avant l’insoutenable tragédie. Elle était alors rayonnante de bonheur.

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

5 commentaires

Laissez un commentaire
  1. Morte, elle ? Des clous !
    C’est lui qui est mort dans sa prison
    يعيش فيها و لا يحيى
    Lisez le livre de Dieu et vous saurez la différence … le gouffre, entre les deux mots.

    وَلَا تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا فِي سَبِيلِ اللَّهِ أَمْوَاتًا ۚ بَلْ أَحْيَاءٌ عِندَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ (169)
    فَرِحِينَ بِمَا آتَاهُمُ اللَّهُ مِن فَضْلِهِ وَيَسْتَبْشِرُونَ بِالَّذِينَ لَمْ يَلْحَقُوا بِهِم مِّنْ خَلْفِهِمْ أَلَّا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ (170)
    ۞ يَسْتَبْشِرُونَ بِنِعْمَةٍ مِّنَ اللَّهِ وَفَضْلٍ وَأَنَّ اللَّهَ لَا يُضِيعُ أَجْرَ الْمُؤْمِنِينَ (171)
    [169] Ne crois surtout pas que ceux qui sont tombés pour la Cause de Dieu soient morts. Ils sont, au contraire, bien vivants auprès de leur Seigneur qui les comble de Ses faveurs ;
    [170] ils sont heureux d’être reçus au sein de la grâce du Seigneur, et ravis que leurs compagnons de combat qui ne les ont pas encore rejoints ne connaîtront ni peur ni chagrin.
    [171] Et ils se réjouissent des bienfaits et de la grâce de Dieu, sachant que Dieu ne frustre jamais de leur récompense les croyants

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

De ce que nous connaissons tous Dieu sans le savoir

Riz Ahmed exhorte Hollywood à revaloriser urgemment l’image des musulmans