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Allemagne : le meurtre atroce d’un jeune réfugié Erythréen quelques jours après les attentats de Paris

Son assassinat sauvage est passé à la trappe médiatique, et pourtant la scène du crime se situe tout près de chez nous, à Dresde, en Allemagne. A croire que l’indignation à géométrie variable qui étreint la France de Charlie ne franchit le Rhin que pour des considérations technocratiques, et pas pour s’émouvoir devant la mare de sang dans laquelle a été retrouvé Khaled Idris Bahray, un jeune réfugié d’Erythrée, musulman et noir.

Il avait tout juste 20 ans, ce jeune homme, à la fleur de l’âge, a été, selon toute vraisemblance, massacré par le racisme ultra-violent, derrière lequel se cacherait la main criminelle des nervis du Pegida (Européens patriotes contre l'islamisation de l'Occident), ce groupuscule néo-fasciste et viscéralement islamophobe qui fait régner la terreur dans l’est du pays depuis plusieurs mois, jusqu’à devenir une source de préoccupation d'ampleur nationale.

Les faits remontent au 12 janvier, soit peu de temps après le choc sismique des attentats commis au cœur de Paris, Khaled Idris Bahray était sorti faire une course en ville vers 20h et n’a jamais regagné le foyer où il résidait. Ce n’est que le lendemain que son corps martyrisé a été localisé et identifié, alors que ses compagnons d’infortune, gagnés par l’anxiété, restaient cloîtrés dans leurs logements par crainte des représailles des fous furieux du Pegida.

A l’heure où la concorde et la stabilité de l’Allemagne sont mise à rude épreuve sur son sol par la résurgence du fascisme en ordre de bataille qui exhume d’un macabre passé des bruits de bottes terrifiants, Berlin se fait rappeler à l’ordre par le Conseil de l’Europe, qui lui reproche vertement de ne pas avoir encore ratifié le protocole 12 de la Convention européenne des droits de l’homme interdisant toute manifestation de discrimination.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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