René Guénon : Abd el wahid yahia

René-Jean-Marie-Joseph Guénon est né en 1886 à Blois en France, il meurt en musulman au Caire en 1951. Son

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vendredi 22 janvier 2010

« Il ne s’agit pas d’être persuasif, encore moins envoûtant, mais simplement de dire ce qui est »

« On dit tout à fait couramment ici que quiconque désire le Paradis ou craint l’Enfer est encore bien loin d’être réellement soufi… »

Parole du shaykh Abd el Wahid Yahua (René Guenon, le Caire)

René-Jean-Marie-Joseph Guénon est né en 1886 à Blois en France, il meurt en musulman au Caire en 1951. Son oeuvre en français sur la tradition universelle est unique et a marqué de nombreuses générations. Il s’y consacra durant toute sa vie.

Pour lui le but de tout homme est de parvenir à la réalisation spirituelle. Etudiant en mathématique puis en philosophie, il fréquente d’abord les cercles occultistes, spirites, et autres écoles pseudo- initiatique dont il combattra les théories. C’est auprès des maîtres des grandes religions traditionnelles - hindouisme, taoïsme et pour finir l’islam à travers le soufisme, qu’il trouvera en 1912 la source de l’initiation véritable qu’il cherchait.

Celui qui devint le shaykh Abdal-Wahed Yahia exerça, pour l’Occident une fonction de restauration de la Tradition et de l’initiation, qu’il exprima au travers de ses publications et d’une abondante correspondance. Installé au Caire il noua des liens puissants avec le milieu soufi.

Il reçut de nombreux visiteurs venus rencontrer celui qui redonnait l’espoir aux chercheurs de vérité : F. Schuon, Titus Burckhardt, J.A. Cuttat ; Martin Lings, Jean Louis Michon et bien d’autres convertis à l’islam. Il a influencé tous les milieux, André Gide, A.K Coomaraswamy, Jean Tourniac ou le général de Gaulle parlerons de l’ascendant que cet homme simple a eu sur leur pensée.

Voici ce que dira de lui son ami et élève Nadjm oud Dîn Bammate : « Tout résidu psychique ou mental était aboli, il ne restait plus qu’une âme d’une transparence totale. Mais rien de l’ascèse ni de l’extase. La pureté était sans apprêt, familière même, presque terre à terre. En toute simplicité, René Guénon était diaphane ».

Ceux-là qui ont mis le sacré à portée de chacun, que Dieu bénisse leur secret

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Rédactrice en chef de la revue "Soufisme d'Orient et d'Occident".

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