Les immigrés, la bonne affaire de la France

Le gouvernement ne nous dit pas tout… Loquace pour révéler la banqueroute peu glorieuse qui le laisse exsa

vendredi 10 décembre 2010

Le gouvernement ne nous dit pas tout… Loquace pour révéler la banqueroute peu glorieuse qui le laisse exsangue, il se montre bien peu disert quand il s’agit d’évoquer une manne financière substantielle, dont la précieuse rentabilité est assurément la bienvenue en France.

Quelle est donc cette mystérieuse poule aux œufs d’or qui contribue à renflouer le coffre-fort de l’Etat, et qu’il serait suicidaire de reconduire à la frontière même si ses racines sont ailleurs ? Les immigrés ! Mais oui, ceux-là mêmes qu’il faut réguler, intégrer, assimiler, contrôler au faciès, interroger sur la fibre citoyenne, et livrer à la vindicte populaire au détour d’une supercherie identitaire de basse politique, ce sont bien eux qui s’avèrent être une affaire particulièrement juteuse pour la patrie des droits de l’Homme.

Ces intrus, à qui l’on reproche de ne pas se fondre dans le paysage, sont mis en pleine lumière dans une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Lille, et remise en 2009 au ministère des Affaires sociales, à l’aune de leur fabuleux apport à l’économie nationale : une grosse douzaine de milliards d’euros par an, et qui plus est ils paient les retraites. De quoi élargir les esprits les plus étroits !

Des résultats édifiants : « Ils reçoivent de l’Etat 47,9 milliards d’euros, mais ils reversent 60,3 milliards. Autant dire un solde positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques ». « Les immigrés reversent au budget de l’Etat, par leur travail, des sommes très importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d’euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG), 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d’euros » (source Courrier International).

Occupant l’immense majorité des emplois qui font fuir les français, certains métiers ne fonctionnant plus que grâce à eux (42% dans les entreprises de nettoyage, plus de 60% dans les ateliers mécaniques de l’automobile, plus de la moitié des médecins hospitaliers dans les banlieues en sont issus), grands consommateurs de par la jeunesse de leur population, ayant contribué à dynamiser le sport national et à enrichir les arts de leurs influences, les chercheurs ont ainsi mis en relief les atouts remarquables, au-delà de l’aspect purement financier, que représentent ces citoyens à part, jugés de seconde zone.

Tous les beaux discours ne font pas mouche à chaque fois, et rien de tel que la force de frappe de chiffres indiscutables pour faire voler en éclat l’image de profiteurs des acquis sociaux qui colle, entre autres, à la peau des immigrés, n’en déplaise à tous ceux qui ont le spleen nationaliste, et la Marseillaise revancharde.

Publicité

commentaires