Les colonies israéliennes : un bras de fer entre Obama et Netanyahu ?

La quintessence d’un hadith fondamental l’exprime en toute limpidité : les actes ne valent que par l’i

lundi 20 juillet 2009

La quintessence d’un hadith fondamental l’exprime en toute limpidité : les actes ne valent que par l’intention. Or, s’il y a un domaine qui fait naître perplexité et défiance sur la nature profonde de ses visées, c’est bien l’exercice du pouvoir.

Qu’en est-il aujourd’hui de l’intention de Barack Obama de s’interposer face à la poursuite de la politique expansionniste d’Israël, une intention des plus louables qui l’a engagé au Caire devant l’ensemble du monde arabo-musulman ?

Convoqué au département d’Etat à Washington en fin de semaine dernière, l’ambassadeur d’Israël en poste aux Etats-Unis, Michael Oren, a été sommé par les autorités américaines de fournir des explications sur la construction d’une première tranche de vingt logements dans le quartier arabe de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est.

Faisant fi de la position américaine, le ministère israélien des Affaires étrangères a révélé que la demande de la première puissance mondiale de ne pas poursuivre dans cette voie a été balayée d’un revers de main par un ministre du Likoud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Financé par un millionnaire juif américain, Irving Moskowitz, un bailleur de fond sympathisant de groupes ultranationalistes juifs, qui s’est déjà illustré dans la construction de 133 logements au coeur du quartier palestinien de Jérusalem, Ras el-Amoud, ce nouveau grand chantier entraînera-t-il les Etats-Unis dans un bras de fer avec l’Etat juif ?

Qui de l’intention de Barack Obama, aux retombées très attendues, ou de l’ambition dévorante d’Israël de judaïser la partie orientale de Jérusalem, transigera le premier ? Une épreuve test pour l’administration américaine qui sera jugée dorénavant aux actes.

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