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Obama maintient son veto à la demande d’adhésion de la Palestine à l’ONU

A peine réinstallé derrière son prestigieux bureau ovale, Barack Obama a repris en main son destin et celui des Etats-Unis, sans infléchir d’un iota sa stratégie onusienne envers la Palestine, dont il s’oppose fermement à la volonté d’être élevée au rang d’Etat non-membre aux Nations unies. Les lendemains qui chantent pour le clan démocrate américain continuent de déchanter pour la Palestine…

C’est au téléphone que le président fraîchement réélu, mais sans rééditer l’Obamania de ses débuts qui est retombée comme un soufflé, a exprimé, dimanche, son veto non négociable au dirigeant palestinien Mahmoud Abbas.

"Il y a eu une longue conversation téléphonique du président Mahmoud Abbas avec Barack Obama, qu'il a félicité pour son succès pour un second mandat à la présidence des Etats-Unis", a déclaré à l'AFP le porte-parole palestinien, Abou Roudeina.

"Le président Abbas a expliqué, lors de cette conversation, les raisons et les motivations de la décision palestinienne d'aller à l'ONU pour obtenir le statut d'Etat non membre, dont la poursuite de la colonisation et des agressions israéliennes contre les citoyens et leurs biens", a-t-il ajouté.

"Le président Obama, pour sa part, a exprimé l'opposition des Etats-Unis à la décision d'aller à l'Assemblée générale des Nations unies", a précisé le porte-parole.

Après avoir coupé les vivres à l’Unesco dont le coup de théâtre d’octobre 2011, qui permit aux Palestiniens d’obtenir le statut d’Etat membre de plein droit, gela immédiatement la contribution financière substantielle de la première puissance mondiale, il aurait été extraordinaire que Barack Obama assouplisse sa position au sujet de l’ONU dans l’euphorie de son doublé historique.

Le miracle n’a pas eu lieu, mais ne fait pas pour autant baisser les bras à Mahmoud Abbas qui, loin de se contenter des belles promesses de paix et « d’étroite collaboration » renouvelées par Obama, a confirmé que la requête de la Palestine sera bel et bien déposée à l’Assemblée générale de l’Onu en novembre, fort d’une majorité simple requise qui lui semble acquise. "Nous allons à l'ONU en novembre 2012, pas en 2013 ni en 2014", a martelé ce dernier, lors de son allocution à Ramallah, à l'occasion du huitième anniversaire de la mort du dirigeant historique palestinien Yasser Arafat.

 

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