11-Septembre : des milliers de vidéos inédites sont désormais accessibles

La divulgation continue. Il y a un mois, Oumma avait été le premier média francophone à révéler le dém

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mardi 5 octobre 2010

11-Septembre : des milliers de vidéos inédites sont désormais accessibles

La divulgation continue. Il y a un mois, Oumma avait été le premier média francophone à révéler le démarrage de la mise en ligne de nouvelles vidéos, pour la plupart inédites, tournées à New York le 11 septembre 2001 sur le site du World Trade Center. Coordonnée par le "Centre international pour l’étude du 11-Septembre", cette publication en continu a pris une ampleur considérable samedi dernier : 6767 clips, correspondant à des dizaines d’heures compressées en 86 Go, sont dorénavant mis à disposition des internautes via téléchargement. Vidéos d’amateurs, rushes provenant ultérieurement des journalistes-reporters d’images ou séquences réalisées par les forces de sécurité, l’ensemble a d’ores et déjà une valeur documentaire inestimable. L’intérêt de ces images est double : d’une part, donner à voir d’autres regards, d’autres perspectives sur un événèment fondateur de l’ère contemporaine ; d’autre part, apporter de nouvelles pièces, en l’occurrence audiovisuelles, au puzzle du 11-Septembre.

Certaines vidéos sont actuellement en cours de publication sur Youtube, notamment sur les pages dénommées 11septembervideos et Xenomorph911WTC. Parmi les premières vidéos déjà visibles en streaming, deux séquences se distinguent par leur originalité. La première illustre un des moments les plus mystérieux du 11-Septembre : l’écroulement méconnu de la Tour 7. Au cours d’une interview avec une secouriste, le caméraman de l’antenne locale de CBS va capturer, par hasard et au centre de l’image, l’amorce d’un effondrement toujours controversé puisqu’il s’agit ici d’un immeuble, équivalent par sa hauteur à la Tour Montparnasse et entièrement détruit ce jour-là sans avoir été percuté par un quelconque avion.

L’autre vidéo témoigne de la panique qui a saisi les New-Yorkais présents lors de la pulvérisation de la première tour : dans une qualité d’image optimale et sans montage, la séquence est entièrement dévoilée.

Comme l’a révelé la récente esclandre diplomatique des délégations occidentales à l’ONU, suite aux propos d’un président iranien favorable à une nouvelle enquête, le 11-Septembre continue de susciter la controverse. Neuf ans après, les polémiques relatives aux causes exactes de la chute des trois tours sont toujours aussi vives dans l’opinion publique. Quelque soit la motivation de sa démarche singulière, la provocation calculée de Mahmoud Ahmadinejad à ce sujet a fait voler en éclats les divisions géopolitiques traditionnelles : ainsi, sur les commentaires d’articles en ligne, de nombreux Américains n’ont pas manqué de saluer la prise de position iconoclaste du leader iranien. A l’instar des délégations onusiennes, dont la vaste majorité est restée assise jusqu’au bout d’un discours finalement applaudi par l’ensemble des diplomates présents, le citoyen du monde semble, sinon indifférent, du moins tolérant quant à l’évocation publique des théories alternatives. A contrario des diplomates européens et anglo-saxons qui n’ont pas manqué d’exprimer leur "indignation", de concert avec les éditorialistes occidentaux, pour la plupart consternés par le "complotisme" imputé au président iranien. Dimanche, celui-ci a surenchéri, proposant à Washington de lui apporter son assistance dans toute nouvelle investigation criminelle autour des attentats du 11-Septembre. La remise en question de la grille de lecture portant sur ces évènements devient une tactique de plus en plus prisée sur l’échiquier international. Il y a un an, un certain Mouammar Kadhafi, redevenu fréquentable pour les chancelleries occidentales, avait tout de même pris un malin plaisir à exprimer sur CNN, face à un Larry King médusé, ses doutes sur la nature et la dangerosité supposée d’Al Qaida.

Agenda politique

Détail important, la mise à disposition des nouvelles vidéos résulte d’un combat judiciaire : celui mené, dès janvier 2008, par le Centre contre le NIST, organisme gouvernemental mandaté par l’Administration Bush pour élaborer une étude scientifique sur la cause -encore débattue- de l’effondrement des tours. Grâce à la loi sur la liberté d’information, ce fonds audiovisuel, collecté et possédé jusqu’alors par le NIST, est devenu partiellement accessible en raison de la procédure intentée en justice par le Centre. Contacté dimanche dernier par Oumma, le responsable de cette divulgation, James Gourley, fondateur et directeur exécutif de l’association, a bien voulu répondre à nos questions.

Q/ Quelles sont les compétences de votre équipe au sujet du 11-Septembre ?
R/ Pour ma part, je suis avocat-conseil et également diplômé en génie chimique. Mes deux autres collègues, dans l’équipe dirigeante, sont David Chandler, un physicien titulaire d’un master en mathématiques, et Graeme McQueen, ancien professeur en sociologie religieuse de l’université canadienne de McMaster.

Q/ Dans quel but agissez-vous ?
R/ Nous souhaitons mettre à disposition de la vaste communauté des chercheurs à travers le monde tous les documents que nous aurons obtenu, en vertu de la loi sur la liberté d’information, de la part du NIST. Nous avons dû intenter une action judiciaire en cour fédérale afin de les contraindre à nous faire parvenir ces archives. Si les gens qui adhèrent à la version officielle y trouvent matière à renforcer leurs convictions, nous les encourageons à se manifester et à publier leurs découvertes.

Q/ Vous doutez de la version officielle mise en exergue par l’Administration Bush ?
R/ Comme vous pouvez probablement le déduire en lisant les articles de notre site, nous n’acceptons pas l’histoire officielle du 11-Septembre, simplement en raison de la quantité considérable d’éléments qui la contredisent.

Q/ Un spécialiste français du sujet, Jean-Charles Brisard, ancien consultant auprès des avocats de certaines familles de victimes, vous a récemment qualifié, sur l’antenne d’une radio nationale, de "défenseurs de la théorie du complot". Votre réaction ?
R/ Je n’ai jamais parlé à cette personne. S’il m’avait contacté avant d’exprimer une telle erreur d’appréciation, j’aurais facilement corrigé ses préjugés. Cela étant, je considère que les personnes utilisant l’expression "théorie du complot" dans un sens péjoratif ont, le plus souvent, un agenda, des motifs personnels, des critères particuliers parmi lesquels ne figurent pas la discussion rationelle sur les faits ou l’analyse méthodique des pièces à conviction.

Q/ Qu’est-ce qui rend votre organisation plus crédible que le NIST ?
R/ Le fait que nous contestons la version officielle ne rend pas nos recherches moins crédibles que celles effectuées par le NIST. Visiblement, tout le monde en son sein adhère à la version officielle, de la direction à la base. Si nos conclusions sont considérées comme biaisées en raison de notre rejet de version officielle, alors le même argument pourrait s’appliquer au NIST : leurs conclusions seraient tout autant biaisées en raison de leur adhésion affichée à la version officielle. Dès lors, il n’y a pas plus de raison de leur faire confiance. Mais une chose est certaine : la seule différence entre le NIST et notre structure, c’est que nous ne tentons pas, contrairement à eux, d’empêcher les citoyens d’avoir accès à ces informations. Il semble évident que le NIST ne souhaite pas laisser des chercheurs indépendants étudier les données auxquelles ils ont eu accès et parvenir ainsi à leurs propres conclusions sur ce qui s’est véritablement passé le 11-Septembre.

Nouvelles images, nouveaux regards

Derrière la controverse, l’enjeu autour du 11-Septembre n’est pas seulement d’ordre criminel, judiciaire ou politique. Il est également culturel, si ce n’est spirituel. La communauté musulmane à travers le monde s’avère de plus en plus sceptique quant à la version officielle comme l’a souligné samedi dernier, pour mieux le déplorer, le Washington Post. En outre, une récente campagne de sensibilisation, lancée par le Conseil des relations américano-islamiques, s’efforce de rappeler au public les ravages causés par une islamophobie aggravée au lendemain des attentats. Cette contagion des esprits est toujours virulente comme en témoigne, parmi tant d’autres exemples, l’hystérie autour de l’édification d’un centre communautaire islamique près de Ground Zero. Pour lutter contre la stigmatisation, le spot publicitaire évoque un fait méconnu : le jour des attentats, les musulmans figuraient parmi les responsables présumés mais aussi, et surtout, parmi les victimes ainsi que les secouristes. Un pompier new-yorkais vient ainsi témoigner de son expérience, concluant sur le double rappel de son identité et de cette réalité, occultée par le temps qui passe : "le 11-Septembre s’est produit pour nous tous".

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