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Vers l’interdiction du Halal ?

Selon AVS, le décret sur l’abattage rituel serait une première étape vers l’interdiction. L'association déclare subir de plus en plus de pressions concernant la question de l'assommage préalable.

Depuis la parution en décembre dernier du décret sur l’abattage rituel, la situation en abattoirs est de plus en plus tendue pour les opérateurs désireux de respecter ce type d'abattage. En effet, la traduction réelle de ce décret consiste le plus généralement à mettre la pression sur les abattoirs pratiquant l’abattage rituel, afin de les pousser à assommer les animaux. Et ça marche !

Sous cette coercition persistante, plusieurs abattoirs ont déjà cessé de pratiquer l’abattage rituel afin d’assommer les animaux, quand bien même ceux-ci seraient vendus dans le circuit halal. Alors qu’en 2008, l'association AVS publiait dans le cadre d’un mémoire de recherche la tendance selon laquelle une forte proportion de bovins et d’ovins estampillés halal étaient effectivement abattus rituellement, la donne a considérablement changé en quelques semaines, et elle se serait même inversée !

A ce titre, l'association AVS affirme subir des pressions régulières de la part de certains partenaires exigeant un assommage des animaux. Nombre de ces abattoirs ont déjà généralisé cette pratique pour les viandes halal non certifiées par un organisme indépendant. Toutefois, refusant de se soumettre à ce diktat et désirant préserver l’abattage rituel, AVS s'oriente progressivement vers l’arrêt de ses certifications halal auprès de plusieurs collaborateurs. Des solutions sont actuellement à l’étude avec des acteurs étrangers, visiblement plus respectueux des opinions religieuses ou a minima plus conscients de l’enjeu économique que représente le halal.

Dans ce contexte de généralisation de l’assommage, AVS appelle les consommateurs musulmans à la plus grande vigilance, quelle que soit l’espèce consommée, à minimiser leur consommation de viande afin de se rapprocher du modèle prophétique (salla LLAHOU 'aleyhi wa salam) et à interpeller les bouchers, grandes surfaces, politiques et autres institutionnels quant au respect de l’abattage rituel.

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