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Valeria Porokhova, la célèbre traductrice du Coran en russe, n’est plus

C’est une grande plume qui s’est tarie à jamais, Valeria Porokhova, la célèbre traductrice russe du Livre sacré de l’islam, n’est plus.

Décédée le 2 septembre dernier, à l’âge de 79 ans, celle dont le travail rigoureux et empreint de poésie, surclassant nettement toutes les traductions russes existantes, fut unanimement salué par des experts islamiques faisant autorité, naquit à Tsarskoïe Selo, en 1940, au sein d’une famille chrétienne orthodoxe.

« Quand j’ai lu le Coran, j’en suis immédiatement tombée amoureuse, ce qui m’a obligée à le traduire en russe », s’enflammait Valeria Porokhova en 2011, au détour d’une interview passionnante où elle retraçait sa trajectoire unique, qui lui fit emprunter le chemin de l’Institut des langues étrangères de Moscou dont elle ressortit diplômée, avant d’intégrer l’Académie russe des sciences naturelles. Elle y évoquait aussi sa conversion à l’islam en 1981, à Damas, où elle avait élu domicile avec son époux syrien, confiant que le prénom Iman s’était alors imposé à elle comme une évidence.

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C’est en Syrie, sa terre d’adoption, que son talent de traductrice réussit à s’épanouir pleinement, grâce aux conseils avisés de Sheikh Ahmad Kaftaro, un ancien mufti, et de son fils Cheikh Mahmoud Kaftaro, qui lui ont permis d’éclaircir certains mystères linguistiques, de rendre intelligible ce qui pouvait parfois lui paraître sybillin.

Achevée en 1991 et soumise pour examen à la plus haute Institution de l’islam sunnite, Al-Azhar, sa traduction du Coran en russe, approuvée et validée par un aréopage d’érudits musulmans issus de différents pays, fut publiée pour la première fois en 1995. Tirée à des milliers d’exemplaires et faisant l’objet de 12 réimpressions, sa traduction très inspirée et largement diffusée permit à nombre de ses concitoyens de mieux appréhender les enseignements coraniques, voire même pour certains de s’éclairer à leur lumière.

Un hommage posthume à la mémoire de cette éminente traductrice, qui laisse derrière elle l’une des plus fidèles, belles et lyriques interprétations du Noble Coran qui se soient jamais données à lire en russe, a eu lieu mercredi 4 septembre, dans l’enceinte de la mosquée historique de Moscou.

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