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Une jeune musulmane canadienne pleinement heureuse depuis qu’elle porte le hijab

Libératrice et épanouissante, l’entrée à l’université de Sophia Malek, une jeune canadienne de 22 ans, d’origine pakistanaise, l’a délivrée de la troublante confusion des sentiments qui, depuis l’adolescence, la tiraillait sans répit au sujet du port du hijab en plein cœur d’une société occidentale, ses convictions personnelles ayant fini par prendre le dessus une fois admise dans les hémicycles de l’enseignement supérieur.

Pour elle, le bout du tunnel coïncida avec la fin des années lycée, là où les doutes cruels nés de la diabolisation de l’islam en général, et du voile en particulier, s’entrechoquèrent avec son éthique et ses valeurs musulmanes, s’évanouissant comme par enchantement dès lors qu’elle foula le sol du campus universitaire, au profit d’une confiance renforcée dans ses choix intimes.

Se remémorant ce passage crucial qui fut une transition très émancipatrice, la libérant de bien des tourments, Sophia Malek, interviewée par la presse de Toronto, a décrit l’indicible joie qui l’a envahie lorsqu’elle a franchi, pour la première fois, le seuil de l’Université la tête entièrement couverte, se disant fière de sa singularité, empreinte de pudeur et d’humilité, au sein d’un pays non-musulman qui affectionne d’autres codes vestimentaires.

"Quand je porte le hijab, je ressens une véritable sérénité qui émane de la dignité qu’il m’apporte. C’est un sentiment profond, impossible à traduire par les mots, mon âme est profondément apaisée, je me sens en sécurité", a-t-elle confié, en évoquant le souvenir encore frais et perturbant de ses études secondaires : "Quand j’étais au lycée, j’étais extrêmement fragilisée par le monde environnant, humiliée par les quolibets ou méchancetés que j’entendais sur ma religion, mes sentiments s’entremêlaient, et je perdais confiance", a-t-elle relaté.

Pour l’étudiante prometteuse, la ligne d’horizon a réussi à s’éclaircir, lorsque la lumière de la foi, plus forte que tout, a transpercé la brume des incertitudes et de la peur face à une société des plus déstabilisantes qui, elle-même, court après ses valeurs cardinales, quand elle n’est pas déjà rattrapée par ses vieux démons…

"J’ai commencé à prier de manière assidue, cela répondait à un vrai besoin. J’ai suivi les conseils avisés d’une amie, qui m’a dit que me rapprocher de la religion m’aiderait à être moi-même. C’était vrai, je me suis plongée avec avidité dans le Coran, j’ai commencé à porter le hijab, et aujourd’hui, je me sens pleinement heureuse ainsi", a expliqué Sophia Malek, dont le cheminement est loin d’être un cas isolé et ne représente aucunement une source d’étonnement pour les spécialistes de l’islam au Canada.

"Cette jeune femme a, au sortir de l’adolescence et à travers le hijab, consolidé son appartenance à une communauté dont elle est issue et dont elle admire et partage les valeurs. Il n’y a rien de surprenant à cela", a commenté l’un deux, tandis que Nasir Alvi, la propriétaire d’une boutique de hijabs ayant pignon sur rue à Toronto, a insisté auprès des journalistes : "Le voile ne doit pas être présenté comme quelque chose de nouveau qui est incompatible avec le mode de vie moderne."

Sous son voile qui, entre autres vertus, a chassé toutes ses idées noires, Sophia Malek aborde l’avenir radieuse et positive, enfin réconciliée avec elle-même, comme le laisse entendre sa conclusion rafraîchissante qui respire une joie de vivre qu’on lui souhaite à toute épreuve : "J’aime être une hijabi dans une société non-musulmane !".

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