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Une jeune femme voilée et enceinte violemment agressée à Toulouse

Toujours aussi intolérable, mue par une islamophobie criminelle, d’une infinie lâcheté, qui n’en finit pas de libérer ses pires pulsions contre les femmes voilées, et selon un mode opératoire désormais immuable, une énième agression a pris pour cible, mardi matin, une jeune femme de 29 ans revêtue d’un hijab et enceinte (son accouchement étant prévu à la mi-avril), à Toulouse.

Affligé et outré par cet acte odieux, Mounir, 33 ans, l’époux de la victime, a relaté à la presse locale (La Depêche) une matinée ordinaire qui a soudainement basculé dans le drame, quand sa femme, actuellement hospitalisée et cruellement blessée dans sa chair et son âme, a eu le malheur de croiser la route de deux jeunes hommes, ses futurs assaillants, qui l’ont insultée, menacée de mort et rouée de coups, avant de fuir, l'abandonnant sur le trottoir meurtrie et traumatisée.

"Ma femme venait de poser nos deux filles à l'école, l'une à la maternelle, l'autre en primaire. Au moment de repartir, elle a croisé deux jeunes hommes. L'un d'eux lui a agrippé les cheveux, a tiré sur son voile tout en l'insultant : pas de ça chez nous ! C'était un jeune européen", a raconté ce natif de Castres, qui s’est installé à Toulouse après avoir épousé Kedidja.

"Nous sommes français et musulmans", a-t-il insisté, en précisant : "Quand elle a été agressée, ma femme portait un blouson et un bas de survêtement et son hijab, le foulard traditionnel qui cache les cheveux."

Et de poursuivre : "D'après le récit de mon épouse, c'est ce qui n'a pas plu à ce monsieur. Il a été très agressif, lui a donné beaucoup de coups. Il a même sorti un couteau. Heureusement, son ami, qui n'a pas participé aux violences, lui a dit d'arrêter, que ma femme était enceinte". 

"Elle a pris beaucoup de coups. Psychologiquement, c'est très dur. Elle n'arrête plus de pleurer", s’indigne ce mari et futur père submergé par une vive émotion légitime. Une plainte a été déposée et une enquête a été immédiatement diligentée pour remonter la trace des criminels, dont l’agression à caractère islamophobe ne fait aucun doute pour la police locale. 

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