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Une centenaire malaisienne, louée pour son dévouement auprès de son fils handicapé, n’est plus

Elle a rendu son dernier soupir le 7 août, laissant derrière elle un fils, lourdement handicapé, orphelin d’une mère aimante qui a veillé sur lui des décennies durant, et son pays, la Malaisie, en deuil profond, Madame Meliah, une centenaire musulmane nommée « Mère de l’année  » lors de la fête des mères en mai dernier, n’est plus, mais le souvenir de son exceptionnelle abnégation demeurera à jamais dans les cœurs.

L’amour infini de cette mère courage de 101 ans envers Abdul Rahman Saul, son plus jeune enfant de 63 ans atteint d’une grave déficience motrice depuis la naissance, a forcé l’admiration de ses compatriotes, tous ayant été bouleversés par le récit d’une vie difficile, jalonnée de drames personnels insurmontables tels que les décès de deux fils pendant la prime enfance et la disparition tragique d’un troisième survenue à l’âge de 23 ans.

"Nous avons dit à Rahman que sa maman est partie rejoindre les étoiles. Bien qu'il soit mentalement et physiquement handicapé, il semble avoir compris ce qui se passait et a gardé le silence", a  déclaré Siti Jaleha Yunus, un parent proche.

Alors que la photo très émouvante de Madame Meliah, frappée de surdité au crépuscule de son existence, la montrant en train d’embrasser affectueusement la chair de sa chair, a fait le tour du web, ses dernières paroles, pleines de douceur, recueillies par la presse malaisienne au moment du bel hommage rendu par la nation, restent gravées dans les mémoires.

"Nous ne sommes que deux et nous ne formons qu’un. J’espère que je ne mourrai pas avant mon enfant, car il n’y aurait personne pour prendre soin de lui", confiait-elle il y a trois mois, les yeux embués de larmes, renchérissant : "Mon fils n'a jamais été un fardeau. Depuis qu’il est bébé, je n’ai cessé de le baigner, de l’habiller, de l’aider à se nourrir, il aime d’ailleurs beaucoup le riz et le poulet frit, avec la même affection. Je l’aime".

Madame Meliah, cette mère musulmane exemplaire, est allée rejoindre sa dernière demeure, ses dernières pensées ayant été pour son fils si vulnérable et si tendrement chéri.

  

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