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Malaisie : répandre la parole de l’islam dans la rue, un vrai défi pour le nouveau Musulman Zain Phu

Fraîchement converti à l’islam, Zain Phu, 33 ans, un ingénieur informatique natif de Sydney, vit depuis deux ans à Kuala Lumpur où il a répondu à son inclination du coeur et rencontré l’âme sœur, avide d’étancher sa soif de connaissances religieuses mais aussi de prêcher la bonne parole islamique auprès du grand public.

Muni de brochures explicatives et de questionnaires, le trentenaire arpente depuis plusieurs jours les rues grouillantes de monde de la capitale fascinante de Malaisie, réputée pour la convivialité qui y règne, forçant sa nature pour aller à la rencontre des passants et accomplir fièrement sa première Da’wa.

"Je suis un ingénieur informatique, et j’ai davantage l’habitude de communiquer avec les ordinateurs qu’avec des gens", a-t-il déclaré comme pour s’excuser de la nervosité irrépressible qui l’a envahi sur le terrain, au moment d’aborder des inconnus du terroir ou venus d’ailleurs, à l’image d’un groupe de touristes hollandais rencontrés à l’aéroport.

Son stress des premiers instants a disparu au fur et à mesure de la conversation enrichissante qui s’est nouée, Zain Phu prenant progressivement confiance en lui pour promouvoir la quintessence du message coranique auprès d’oreilles attentives, miraculeusement indifférentes à la propagande islamophobe.

Escorté d’un autre ingénieur et musulman plus aguerri, Zulhilmi Drus, dont  c’était là la deuxième opération de proximité en prise directe avec la population, et d’un troisième bénévole Khairuddin Lokmam Mohd Suhaimi, le novice Zain Phu, qui avait préalablement suivi une formation sous l’égide des organisations non gouvernementales Hidayah Fondation, Ikram Siswa Nasional et Skuad Mubaligh, a réussi à surmonter sa timidité pour répandre la parole de l’islam.

"À une époque où les extrémistes comme ceux qui ont rejoint les rangs de l’ISIS sont de plus en plus nombreux, j’aimerais que les non-musulmans puissent dire 'hey, ce n’est pas ça l'islam' !", a insisté Zulhilmi Drus en confiant que le plus grand défi qui se pose aux bénévoles lors de la Da’wa est d’affronter la réticence, voire l’hostilité des citoyens ordinaires et de parvenir à créer les conditions d’un dialogue inopiné, chaleureux et fructueux.

"Sur les 15 personnes que j’ai abordées, seulement quatre m’ont accordé du temps et leur attention. C’est à nous de les amener à écouter notre message", a renchéri ce bénévole expérimenté qui a guidé les premiers pas dans la rue de Zain Phu, le 24 décembre dernier, à l’occasion de la célébration du Mawlid, l’anniversaire de la naissance du Prophète (Paix et bénédiction soient sur lui).

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