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Une banderole en faveur de l’accueil des réfugiés exposée sur la Statue de la Liberté

Alors que Donald Trump se drape dans les oripeaux du nationalisme, mâtinés de suprémacisme blanc, la monumentale Statue de la Liberté est apparue hier, mardi 21 février, parée d’un nouvel habillage, éphémère car illégal, mais qui a eu toutefois le temps de produire son petit effet dissident contre le dangereux virage pris par la politique d’immigration américaine.

S’affranchissant de la loi en vigueur pour éveiller les consciences, une large banderole sur laquelle était inscrit en toutes lettres « Refugees Welcome » (“Bienvenue aux Réfugiés”) a été exposée aux yeux d’une foule hétéroclite par des activistes restés dans l’ombre.

Demeurés introuvables, bien qu’ayant mis la police new-yorkaise sur les dents, c’est sur Twitter que l’on a très vite retrouvé la trace de ces rebelles de l’ère Trump, derrière un compte fraîchement créé ou, plus exactement, créé spécialement pour l’occasion @AltStatLiberty, sur lequel ils se sont empressés de revendiquer leur action de manière anonyme.

Leur porte-parole s’est fendu d’un courriel à l’attention du Huffington Post US dans lequel, sans rien révéler de son identité, ni de celle de ses comparses, il a surtout mis en lumière leurs motivations profondes : « l’action a été décidée par des citoyens qui sont préoccupés par le tournant anti-américain pris par notre nouvelle politique d’immigration. Le fait de refouler les réfugiés, comme nous l’avons fait pour Anne Frank, ne nous grandit pas. Les réfugiés sont les bienvenus ici, les musulmans sont les bienvenus ici et les immigrants sont les bienvenus ici », a-t-il écrit, sous une plume entrée en résistance et passée dans la clandestinité.

Ce coup d’éclat, même fugace, aura redonné pendant une petite heure de sa force symbolique à la célèbre sculpture au rayonnement international, qui n’a jamais aussi bien incarné La Liberté éclairant le monde sur l’île de Liberty Island.

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