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Une Australienne musulmane lance un speed-dating contre les préjugés dans son nouveau salon de thé

Dans son restaurant végétarien le « Moroccan Soup Bar » qui invite depuis plus de 15 ans, à Melbourne, à un délicieux voyage culinaire au pays du soleil couchant, dans un décor typique et une ambiance chaleureuse, Hana Assafiri règne en maîtresse de maison cordiale et engagée, notamment pour la cause des femmes démunies et victimes de violences domestiques.

Entourée d’une équipe 100% féminine qu’elle a contribué à libérer du cycle infernal de la misère et de la violence, cette restauratrice australienne, qui n’a pas son pareil pour humer l’air du temps, a récemment ouvert un Deli-Cacy à thème, conviant un dimanche sur deux autour de tables alléchantes, garnies de saveurs sucrées marocaines et de thés à la menthe exquis, à un speed-dating d’un genre nouveau :  « Posez vos questions à une musulmane », l'intitulé des ces "Tea Time" dominicaux était tout trouvé puisque la plupart des participants appartiennent à la gent féminine.

Hana Assafiri, tout de mauve vêtue, a pris place au milieu de la table

Tous les quinze jours, à partir de 15 heures, ses coreligionnaires se pressent vers son salon de thé aux arômes doux et subtils, munies de pâtisseries faites maison,  afin de se prêter au jeu des questions/réponses sans tabous, ni faux-fuyants, toutes animées de la même volonté : dissiper les préjugés sur l’islam et le statut de la femme musulmane et, grâce à un dialogue serein, franc et constructif, créer des passerelles de compréhension.

"La seule exigence est le respect mutuel. Si elles sont posées respectueusement et avec sincérité, toutes les questions peuvent être entendues, même les plus saugrenues : par exemple, celle qui taraude tous les esprits ‘ pourquoi les femmes musulmanes portent le hijab ?', ou encore  ‘ dorment-elles avec ?', voire même 'se douchent-elles voilées ? ’…  Le but de cet exercice est de tordre le cou aux stéréotypes et de construire une société plus solidaire, face à ceux qui sèment la division, cherchent à diaboliser et marginaliser davantage les femmes musulmanes", a déclaré une Hana Assafiri visiblement heureuse du succès de son concept et de faire salle comble deux dimanches par mois.

Loin de rester sur le seuil de la porte, la joie et la bonne humeur sont les bienvenues au Deli-Cacy et ne sont pas l’ennemi d’un speed-dating qui, pour lutter pour une noble cause, n’en résonne pas moins d’éclats de rire, voire d’applaudissements quand sonne la fin de ces échanges à bâtons rompus qui s’avèrent au final très fructueux.

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