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Un sénateur australien islamophobe, désavoué par les urnes, ne siégera plus au Parlement

Entré au Parlement australien en novembre 2017 par un concours de circonstances (la destitution de l’un des fers de lance de son parti), l’ultra-nationaliste et islamophobe Fraser Anning vient d’en être éjecté par le verdict des urnes, à l’issue des récentes élections fédérales.

Rares sont ceux qui, parmi ses pairs et ses concitoyens, ont versé une larme à l’annonce de son éviction du temple législatif, aussi fracassante que le fut son éphémère mandat, tant sa candidature était entachée d’infamie.

Sa défaite cuisante a, au contraire, fait exulter l’ensemble de la représentation nationale et la plupart des électeurs australiens, soulagés d’être enfin débarrassés de cette brebis galeuse issue des rangs du Katter’s Australian Party. « Fraser Anning revient à son lieu d’origine … il ne siégera plus Parlement », a jubilé le commentateur d’ABC News, Antony Green, tandis que le député libéral Trent Zimmerman explosait littéralement de joie devant « l’un des grands résultats de cette élection ! ».

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Bouté hors de l’hémicycle par les suffrages, Fraser Anning, le tribun haineux qui exhorta à refouler les musulmans et, pire encore, à juguler l’immigration en recourant à la très radicale « solution finale », aura surtout réussi à pétrifier de peur l’îlot lointain du multiculturalisme et à faire l’unanimité contre lui sous la coupole du Parlement, par-delà tous les clivages…

Révulsée par sa rhétorique « raciste », « ignoble » et « honteuse », qui poussa l’abjection jusqu’à asséner que « la vraie cause du massacre de Christchurch est la politique d’immigration qui a permis à des musulmans fanatiques d’entrer en Nouvelle-Zélande », la classe politique australienne n’a pas eu de mots assez forts pour vilipender cet odieux semeur de troubles.

On peut aisément subodorer que le désaveu cinglant de Fraser Anning a dû faire un heureux parmi des milliers d’autres, en la personne de Will Connolly, 17 ans, surnommé par ses concitoyens admiratifs « Egg Boy ».

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En effet, ce jeune australien, particulièrement téméraire, est aujourd’hui salué en héros pour avoir osé casser un œuf sur la tête du parlementaire au beau milieu d’une conférence de presse. Un parlementaire, dont la réaction violente a démontré, s’il en était encore besoin, à quel point il était indigne de sa fonction.

 

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Un commentaire

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  1. Bon vent! Bravo aux australiens. Je pense à la France où on a encore beaucoup de boulot pour nettoyer la classe politique des islamophobes notoires.

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