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Tunis présente ses excuses à Jamel Gharbi, l’élu PS de la Sarthe, agressé en Tunisie

Le conseiller régional socialiste des Pays de la Loire et chargé de mission à la ville du Mans, Jamel Gharbi, 62 ans, gardera longtemps un souvenir meurtri de ses vacances au pays.

Des bleus à l’âme mais aussi sur tout le corps, l’élu est traumatisé par la brutalité de l’agression dont il a été victime dans sa ville natale Bizerte, alors qu’il se promenait près du port, jeudi 16 août, en compagnie de son épouse et de sa petite fille, lors de la soirée de clôture du Festival local.

Violemment pris à partie par des salafistes, l’agression verbale liée à la tenue de sa femme et de sa fille a dégénéré en passage à tabac, Jamel Gharbi évoquant un «lynchage» : "Nous avons croisé un groupe d'une cinquantaine de salafistes qui les (sa femme et sa fille) ont agressées verbalement en raison de leurs vêtements d'été, qui n'avaient pourtant rien de choquant", a-t-il déclaré, poursuivant profondément choqué : "alors j'ai dit à ma femme de s'enfuir avec la petite", il y a eu ensuite "des coups sur la tête, le dos, la joue, un lynchage, c'était horrible, cauchemardesque", avant de s'indigner : "ma fille a hurlé : "Ils vont tuer papa" parce que j'étais en sang, mais personne n'a bougé, personne ne m'a porté secours, j'étais lâché en pâture".

Jamel Gharbi a porté plainte, et n'a cessé depuis de dénoncer l'escalade de violence qui prend en otage la Tunisie, à la fois dans les médias tunisiens et français.

Le chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali, a chargé le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Touhami Abdouli, de téléphoner à Jamel Gharbi, pour lui présenter des excuses au nom du gouvernement tunisien pour ce qui lui est arrivé, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. "Le secrétaire d'Etat a réitéré la détermination du gouvernement à traiter ce fléau à travers les voies juridiques et à l'éradiquer de la société tunisienne connue pour son attachement à la tolérance", a ajouté le ministère.

De son côté, Jamel Gharbi appelle le gouvernement tunisien à faire preuve de la plus grande fermeté à l'encontre de ses agresseurs : "Ma demande depuis le premier jour c'est que les salafistes qui ont commis ces actes soient punis. Ma plainte je la maintiens plus que jamais". "Moi je demande qu'il y ait réparation, il faut que ces gens soient châtiés, que le gouvernement tunisien condamne les salafistes", a-t-il insisté.

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