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Trois acteurs indiens musulmans ont boycotté la venue de Netanyahou à New Delhi

Premier chef de gouvernement israélien à fouler le sol de l’Inde depuis 2003, Benyamin Netanyahou ne pouvait pas rêver plus belle escale sur le tapis rouge déroulé sous ses pieds et meilleur accueil de la part de son homologue indien, le très chaleureux Narendra Modi, visiblement conquis d’avance par son ami ultra-sioniste…

Riches en accolades cordiales, l’idylle israélo-indienne, ébauchée durant ces dernières années, s’est consolidée le 14 janvier dernier, à la faveur des accords signés sur le pétrole, le gaz, l’énergie renouvelable et la cybersécurité, sans oublier des engagements visant à stimuler le commerce bilatéral et l’investissement.

Depuis que le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata a accédé au pouvoir en 2014, l’Inde s’est lancée dans un vaste programme de modernisation militaire d’une valeur de plus de 100 milliards de dollars dont Israël, son marchand de canons préféré, tire de larges profits. De quoi nouer de solides amitiés…

Le temps où New Delhi se rangeait du côté de l’injustice et de l’opprimé, en défendant inconditionnellement la cause palestinienne, semble désormais appartenir au passé, mais pas pour trois célèbres acteurs indiens de confession musulmane qui se sont chargés de jouer les trouble-fête en le faisant renaître de ses cendres.

Grands absents de la soirée de gala organisée par Bollywood, en l’honneur du criminel de guerre israélien et de son épouse, Shah Rukh Khan, Aamir Khan et Salman Khan ont boycotté les festivités de toutes les compromissions en solidarité avec le peuple palestinien.

Salués en héros sur les réseaux sociaux, ils n’étaient pas encore au bout de leur stupeur ou désillusion, lorsqu’il ont appris que leur Premier ministre, Narenda Modi, après avoir multiplié les ronds de jambe auprès de Netanyahou et été le premier dirigeant indien à se rendre en Israël en juillet dernier, est attendu avec impatience en Cisjordanie le 10 février prochain, dans le cadre d’une visite qualifiée « d’historique » par l’Autorité palestinienne.

«  C’est le premier Premier ministre indien à visiter les territoires palestiniens et cela va être historique », s’est enthousiasmé Majdi Khaldi, un conseiller du président Mahmoud Abbas, qui se réjouit manifestement du vaste jeu de dupes qui se trame dans la région…

11 commentaires

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  1. En Europe, Les allemands ont envahi par deux fois la France au 20 eme siècle (massacrés, tués des millions de français, belges, anglais…..), et maintenant l’Europe existe. C’est possible de faire la paix. Cela demande de casser le schéma de la vengeance qui ne sert à rien et ne fait pas avancer l’humanité. le Pardon est essentiel tout comme le dialogue.

  2. Nina, tu es bien naïve. Les sionistes ne discutent pas, ils tuent depuis plus de 70 ans. C’est l’attitude la plus courageuse en particulier lorsqu’il s’agit de personnalités racistes

  3. Comme pour les sportifs qui s’abstiennent de serrer la main des israéliens, cela sert à quoi ? je rappelle que plusieurs pays arabes se sont opposés à la création de l’Etat palestinien. Il faut TOUJOURS essayer de discuter, sinon c’est la mort que l’on sème.

    • Alors continuons de discuter ou prêcher dans le désert pendant que l’ignoble “parangon de la vertu “grignote peu à peu la Palestine.
      Quant aux pays arabes ,pfff, la postérité les jugera et le jour où leurs “dirigés” fermeront les yeux pour la dernière fois ils comprendront inchaAllah leur indicible douleur l
      .

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