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Réflexion autour des musulmans chiites et de la question du rapprochement entre les écoles musulmanes

Au commencement, il faut dire que l’essentiel de ce qui va suivre dans ce papier provient des travaux de l’intellectuel musulman Zaki Al-Mîlâd (1), principalement de ses deux ouvrages « Discours de l’union musulmane : contribution de la pensée réformatrice chiite », 1996 et « La pensée et l’Ijtihad. Etudes sur la pensée musulmane chiite », 2016. Dans ce dernier ouvrage, au septième chapitre intitulé « Les musulmans chiites et la question du rapprochement entre les écoles musulmanes », l’auteur distingue trois expériences de rapprochement entre chiites et sunnites. Avant de les aborder une à une, Zaki Al-Milâd précise que quiconque veut étudier les projets de rapprochement à l’époque contemporaine entre sunnites et chiites découvrira que ce sont les chiites qui sont les initiateurs de ces projets, les pionniers en matière de rapprochement entre les deux écoles musulmanes.

La première expérience, selon Zakî Al-Mîlâd, est inaugurée par Jamâl Eddîne Al-Afghânî (1838-1897). L’écrivain égyptien Anouar Al-Jundî (1917-2002) rapporte selon Cheikh Rachîd Ridha (1865-1935) que Afghânî est le premier à appeler à l’union entre musulmans avec la publication de la revue Al-‘Urwatu Al-Wuthqâ (1884), si bien que dans la littérature intellectuelle et historique, Afghânî est qualifié de « éveil de l’Orient », « sage de l’Orient », « facteur de la renaissance de l’Orient », « conscience du monde musulman ». Son mouvement est ainsi qualifié de rassemblement des musulmans ou université islamique (al-jâmi’a al-islâmiyya). Il deviendra ensuite source d’inspiration pour beaucoup d’autres penseurs et théologiens.

La deuxième expérience est la « Maison du rapprochement entre les écoles musulmanes » au Caire  fondée à la fin des années 1940 et a duré un quart de siècle, de 1947 à 1972 avec l’arrêt de la revue « Risâlat al-Islâm », principal organe de communication de la structure à l’époque. C’est sans doute l’expérience la plus importance en la matière à l’époque, dont a résulté ouvrages et études. L’initiateur et le leader de cette expérience est le musulman chiite Cheiykh Mohammed Taqî Al-Qummî (1910-1990) comme en témoignent trois de ses co-fondateurs. En effet, selon le témoignage de l’ancien Cheiykh al-Azhar Cheiykh Mahmoud Chaltout : « j’aurais aimé que l’histoire du rapprochement ait été écrite par quelqu’un d’autre que mon frère l’imam réformateur Mohammed Taqî Al-Qummî afin de parler de ce savant mujâhid qui ne parle pas de lui-même, ni de ce qu’il a enduré durant sa prédication, et il est le premier à avoir appelé à cette expérience et a immigré en vue de cela vers ce pays où se trouve Al-Azhar » (Mahmoud Chaltout, « Histoire du rapprochement », revue Risâlat al-Islâm, n°55, p. 194), ajoutons que Cheikh Mahmoud Chaltout a émis une fatwa autorisant les musulmans sunnites à adopter l’école juridique jaafarite (chiite) au même titre que les quatre autres écoles juridiques sunnites. Le deuxième témoignage émane de Mohammed Mohammed Al-Madanî (1907-1968) lorsqu’il était rédacteur en chef de la revue Risâlat al-Islâm, dans une lettre adressée à l’écrivain égyptien Ahmed Bahâa Addîne (1927-1996), où il montre que « Le premier à appeler à cette idée, et à l’organisation de ce groupe, est un savant parmi les savants chiites imamites en Iran –il est encore en Egypte en soutien à ce projet – c’est monsieur Mohammed Taqî al-Qummî, qu’Allah lui accorde longue vie. Des centaines de milliers de personnes issues de différents pays musulmans ont adhéré à cette association » (Mohammed ‘Alî Âthar Chab, Le cheminement du rapprochement : présentation des dimensions du processus de rapprochement entre les écoles musulmanes durant les cent dernières années » vol. 1, p. 71).

Le troisième témoignage est de ‘Ali Sayyid Al-Jundî qui, contribuant au dernier numéro en octobre 1972, écrit que « le premier à avoir appelé à cette association est le savant, la preuve, le mujtahid, monsieur Mohammed Taqî Al-Qummî lorsqu’il était arrivé en Egypte au début des années 1940, y a rencontré les meilleurs penseurs musulmans, et le rapprochement entre les courants musulmans était sa principale préoccupation »  (Mohammed ‘Ali Âthar Chab, vol.2, p. 67).

La troisième expérience est le Congrès ou le Forum mondial pour le rapprochement entre les écoles musulmanes institué à Téhéran en 1990, qui est en quelque sorte le prolongement de la maison pour le rapprochement du Caire. Cette institution est la plus déterminante en la matière au regard de ses activités et ses productions intellectuelles. C’est en effet la seule institution du monde musulman qui organise un congrès international annuel spécialisé sur le rapprochement des écoles musulmanes, et qui regroupe des savants, des penseurs et des chercheurs, dont l’intellectuel Zakî Al-Mîlâd. C’est aussi la seule institution qui édite et publie des revues et des livres spécialisés sur cette question, ce faisant dans plusieurs langues dont l’arabe, le persan, l’ourdou, l’anglais, le français, etc. Par exemple, en 1993 est fondée la revue bimensuelle en langue arabe « Risâlat attaqrîb », une autre revue en arabe éditée depuis 2007 est intitulée « thaqâfat attaqrîb » (n’est plus éditée), une autre en persan publiée depuis 2005, etc.  Et sans précédent, dès 1992 cette institution a fondé « l’université des écoles musulmanes »,  qui regroupe trois facultés : en guise d’exemple, la première faculté traite du Fiqh et du droit des écoles musulmanes, composée de cinq départements, elle enseigne respectivement le droit de l’école Imamite (chiite), Chafiite, Hanafite, Hanbalite et Malikite. A un niveau plus avancé, cette faculté enseigne aussi le droit comparé.

En résumé de ces trois expériences, nous pouvons dire que le processus de rapprochement entre Chiites et Sunnites s’est déroulé tout au long du XXème siècle pour l’essentiel, surtout autour de l’axe Téhéran-Caire, donnant lieu à des institutions qui visent l’union entre les musulmans. En outre, bien d’autres expériences ont contribué au rapprochement, impulsées par des théologiens chiites, mais sans donner naissance à des institutions. Citons quelques-unes de ces personnalités :

 

  • Sayyid Charaf Addine (1873-1957) : A quitté Beyrouth en 1910 et s’est rendu au Caire où il s’est entretenu longuement avec Cheikh Al-Azhar Salîm Al-Bichrî, a ensuite assisté pendant quelque temps à ses cours à l’université al-Azhar et a échangé avec lui plusieurs correspondances (pour plus de précision, lire Abdelkarim Bî Âzâr Chîrâzî, « Comparaison des écoles dans l’histoire du Fiqh et des Fuqaha », p. 213).

 

 

  • Cheikh Mohammed Hussein Âl Kâchif Al-Ghitâ (1877-1954) : A la fin de son pèlerinage en 1911, il se rend à Damas et s’installe entre la Syrie, le Liban et l’Egypte pendant trois ans. Durant cette période, il rencontre des théologiens et des lettrés comme Cheikh Ahmed Tabbâra (1871-1916), Abdelghanî Al-‘Arîssî (1891-1916), Abdelkarîm Khalîl, Amîne Arrîhânî (1876-1940), etc. Durant son séjour en Egypte, il rencontre plusieurs théologiens de al-Azhar dont le Cheikh Salîm al-Bichrî et le mufti Cheikh Mohammed Bakhît al-Mo’tî (1856-1935). Cheikh Mohammed Hussein Âl Kâchif Al-Ghitâ est aussi l’auteur du célèbre ouvrage « L’origine du chiisme et ses fondements. Une comparaison avec les quatre écoles [sunnites] », un petit livre, simple d’accès au grand public et qui vient corriger, dans le silence des passions, les propos excessifs sur le chiisme dont le livre de Ahmed Amîne « L’aube de l’islam ». Celui-ci, après lecture de l’ouvrage et sa rencontre avec l’auteur, finit par reconnaitre sa méconnaissance de l’école chiite et corrigera ses propres idées reçues dans un livre ultérieur.
  • Cheikh Abdelkarim Azzanjânî (1887-1968) : Il reçoit un accueil sans précédent en Egypte lors de sa visite en 1936 de l’université al-Azhar. Il est reçu par le Cheikh al-Azhar Mohammed Mostapha Al-Marâghî (1881-1945) accompagné des plus grands théologiens de l’université. Un événement très médiatisé par les journaux égyptiens. Du Caire, il se dirigera ensuite vers Damas où il rencontre Cheikh Bahjat al-Baytâr (1894-1976) et Mohammed Kurd ‘Ali (1876-1953). Il tiendra des conférences à l’université de Damas et à la Mosquée Omayyad dans laquelle l’association « Attamaddûn al-islâmî » célèbre sa venue. La revue de cette même association le qualifiera de « messager de l’union islamique ». Enfin, sur invitation du Cheikh Amîne Al-Husseinî (1895-1974), il se rend en Palestine. (Pour plus de précision, lire Mohammed Saïd Âl Thâbit, « Cheikh Azzanjânî et l’union islamique », p. 50).
  • Cheikh Mohammed Jawâd Moghniyyah (1904-1979) : visite le Caire en 1963 et rencontre Cheikh al-Azhar, Mahmoud Chaltout. Il a contribué dans la revue « Risâlat al-Islâm ». Il est l’auteur de l’ouvrage « Le Fiqh selon les cinq écoles » (Jaafarite et les quatre écoles sunnites) qui comprend les actes d’adoration et les relations sociales, où il appelle dès l’introduction à l’ouverture d’esprit des savants musulmans et à quitter la logique de groupe au profit de la logique d’oumma.
  • Sayyid Mortadâ al-‘Askarî (1911-2007) : se rend au Caire en 1968 et rencontre le directeur de l’univesrité al-Azhar, Cheikh Ahmed Hassan Al-Bâqourî (1907-1985), et visite l’université du Caire où il participe à des débats et controverses historiques et intellectuelles avec des professeurs. Il est l’auteur du fameux ouvrage « Maâlim al-Madrasatayn » (Jalons des deux écoles), un livre relativement complet sur les rapports historiques entre chiisme et sunnisme.
  • Le très regretté Sayyid Moussa Assadr : au Liban, il a proposé au Mufti Cheikh Hassan khalid (1921-1989) l’idée de fonder une haute assemblée islamique au Liban regroupant sunnites et chiites. Celui-ci s’étant montré réticent, Moussa Assadr fonde malgré tout cette haute assemblée mais spécifique aux chiites, en 1969.
  • Sans être exhaustif, Sayyid Mohammed Hussein Fadlallah (1935-2010) : spécialiste du dialogue, en contact permanent avec les théologiens sunnites, comme son ami libanais Cheikh Fayçal Mawlawî, et célèbre aussi pour ses discours et écrits sur l’union des musulmans, il avait coutume de dire que le sunnisme et le chiisme sont deux points de vue sur l’islam et qu’ils peuvent se rapprocher et être solidaires tout en gardant leurs spécificités. Il serait injuste en quelques lignes seulement de rendre compte du travail titanesque de ce réformateur exceptionnel en matière de rapprochement entre sunnites et chiites, tant il nous faudrait un ouvrage à lui seul ; mais en guise d’exemple, Sayyid Fadlallah avait coutume pendant la commémoration de ‘Achoura d’inviter des personnalités et dignitaires religieux sunnites pour aborder ce fait historique et en faire un trait d’union entre les musulmans (pour plus de précision sur sa pensée à ce sujet lire son ouvrage « Discours sur les questions de divergence et d’union », 2000, 415 p.).  

Nous espérons que nos chers lecteurs, à travers ce compte rendu, ont pris connaissance de ces initiatives réformatrices inaugurées essentiellement par des théologiens réformateurs chiites.

Note:   

(1) Zakî Al-Mîlâd est un grand intellectuel, malheureusement encore méconnu en France.  Pourtant, de nombreuses études lui sont consacrées. En Algérie, un mémoire de Master intitulé « L’institutionnalisation de la modernité islamique chez Zakî Al-Mîlâd » de Amal Bouqaya  est soutenu à l’université de ‘Amar Teldji; un autre mémoire dans la même université est intitulé « La paix mondiale à travers l’entreconnaissance civilisationnelle chez Habermas et Zakî Al-Mîlâd » de deux étudiantes, Zuleikha ben ‘Oun et ‘Âliya Bouduaya ; la revue de science politique éditée à Bagdâd a publié une étude intitulée « La modernité chez Zakî Al-Mîlâd » ; un autre mémoire de « Magistère » intitulé « Les thèses du renouvellement chez Zakî Al-Mîlâd » soutenu à Bagdâd. Et bien d’autres études. Nous espérons qu’il en sera de même en France.    

12 commentaires

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  1. Ecole veut dire Ijtihad dans la charia et non pas dans la croyance .

    C’est pourtant facile pour ne pas se tromper : Allah unique n’a pas engendré et n’est pas engendré.
    Les chiites extrémistes pratiquent le culte des morts , ils croient que l’intermédiaire est permis. Ce n’est pas une école ,c’est une religion indépendante.
    Meme la tombe du prophète psl n’est pas une obligation.

    A partir du moment où on établit les intermédiaires, la familiarité avec Allah, le culte des morts., on est dans une nouvelles religion.
    Le Christianisme adopte une familiarité avec dieu, une croyance à clergé, ce n’est pas une école, c’est une religion indépendante.
    Je respecte les chrétiens parce que un chrétien ne se dit jamais musulman et vis versa.

    Le père des prophète Ibrahim (abram) psl , a élevé la Kabaa
    Le prophète Mohamed psl a construit la première mosquée.
    Qui a construit la première Huseinnia et à quel endroit ? Personne au monde n’a répondu à cette question.

  2. Je ne vois pas vous désirez rapprochez deux religions bien distinctes …
    Les chiites majoritaires (Duodécimains) divergent avec les sunnites sur différents points de dogmes majeurs au point où il n’est plus possible de parler d’une même et seule religion.
    Les sunnites croient que le Coran est le message révélé dans son entièreté. Dieu dit dans le Qoran en parlant du Qoran : <>. Les chiites dumoins duodécimains affirment que le Qoran révélé est incomplet et expliquent à travers une histoire qui a tout l’air d’être un conte merveilleux assez étranger à ce que les sunnites connaissent de la révélation que le texte complet est caché sous une montagne avec un personnage prophétique qui reviendrait à la fin des temps …
    Reconnaître le caractère complet du Qoran pour les sunnites est un impératif dogmatique. A contrario un musulman refusant de croire à ce point de dogme ne serait plus musulman.
    D’autres points prouvent l’incompatibilité des positions sunnites et chiites … Pourquoi vouloir à tout prix faire rentrer le chameau dans le chas d’une aiguille ? Dieu ne dit-il pas A vous votre religion et à moi la mienne ?

    • Anas
      Ne perdez pas votre temps avec cette secte. Ils sont une insulte et une menace à l’islam. Une approche raisonnée et scientifique du chiisme, qu’elle soit élémentaire ou non, révèle à quel point le mensonge et la haine des musulmans sont au coeur de leur credo. Quant à la branche des “duodécimains”, ils sont ceux-là mêmes qui attendent leur douzième imam, âgé de 5 ans, caché dans une grotte depuis des siècles… plus con c’est difficile. On ose à peine imaginer la colère du Prophète (saw) face à cette secte, et à l’affront fait à son message.

      PS: merci à Oumma.com d’arrêter de censurer mes messages.

  3. /-La croyance Chiite concernant le Coran

    -Allah -le Très-Haut,

    -a dit dans le Coran :

    -traduction relative et approchée:

    -« En vérité,

    -c’est Nous qui avons fait descendre le Rappel (Coran)

    -et c’est Nous qui en sommes garants. »

    -(Sourate 15 verset 9)

    -Djabir rapporte qu’il a entendu l’Imam Baqir dire :

    -« Personne n’a affirmé avoir compilé le Coran sans être un menteur.

    -La seule personne qui l’ait compilé,

    -et mémorisé selon sa révélation est Ali Ibn Abi Talib,

    -et les Imams qui l’ont succédé. »

    -(Oussoul Al-Kafi : 1 : 228)

    -Un homme dit :

    -« Quelqu’un récitait le Coran en la compagnie de l’Imam Dja’far.

    -J’entendis certains versets dans la récitation non conformes,

    -à la récitation des gens.

    -L’Imam Dja’far dit à la personne récitant :

    -« Ne récite pas comme cela.

    -Récite le comme les gens le récite,

    -jusqu’à ce que le Mahdi arrive.

    -Quand il arrivera, il récitera le Coran selon sa révélation originale,

    -et le Coran compilé par Ali sera ainsi mis en avant. »

    -(Oussoul Al-Kafi : 2 : 622)

    /-Remarque :

    -On pourrait se demander pourquoi l’Imam ‘Ali,

    -qu’Allah l’agrée,

    -ne l’a pas rendu publique alors qu’il était Calife ?

    -Encore un mensonge pitoyable à l’encontre de l’Imam ‘Ali,

    -qu’Allah l’agrée,

    -seuls les injustes et les idiots peuvent accepter.

    -Allah, le Très-Haut, a dit :

    -traduction relative et approchée-

    -« Certainement Allah a choisit Adam,

    -Nouh, la famille de Ibrahim et celle de Imran au dessus des mondes. »

    -(Sourate 3 verset 33)

    -Al-Qummi, un commentateur Chiite du Coran, a dit :

    -« L’Imam a dit :

    -« Les mots » La famille de Mouhammad »,

    -ont été révélé avec la famille de Imran.

    -Ils (les Compagnons) ont enlevé les mots « La famille de Mouhammad » du
    texte original. »

    -(Commentaire de Al-Qummi : p.308)

    -Allah, le Très-Haut, a dit :

    -traduction relative et approchée :

    -« Nous avions donné à Adam un ordre auparavant, mais il a oublié… »

    -(Sourate 20 verset 115)

    -L’Imam Dja’far explique (selon les Chiites),

    -qu’Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset avec les mots suivants :

    -« Nous avions donné à Adam un ordre auparavant au sujet de Mouhammad,

    -Ali, Fatima, Hassan, Houssayn,

    -et les Imams de leur descendance,

    -mais il a oublié ».

    -Par Allah, ce sont les mots révélés à Mouhammad. »

    -(Oussoul Al-Kafi : 1 : 416)

    -Allah, le Très-Haut, a dit dans la Sourate Mouhammad :

    -traduction relative et approchée :

    -« Car ils ont détesté ce qu’Allah a révélé,

    -donc Allah en retour à annuler leurs œuvres. »

    -(Sourate 47 verset 9)

    -Al-Qummi rapporte que l’Imam Mouhammad Baqir a dit,

    -que Djibril a transmis le verset :

    -« Car ils ont détesté ce qu’Allah a révélé à propos de Ali »,

    -mais les apostats (c’est-à dire les Compagnons),

    -ont enlevé le nom de Ali (du Coran).

    -(Traduction de Maqboul : 1011)

    -Abou Mansour Ahmad Tibrisi,

    -savant Chiite du 8 ème siècle (H) a écrit :

    -« Énumérer les distorsions et les omissions de cette sorte,

    -serait très laborieux et mettrait à mal ce que la Taqya,

    -(mentir pour se protéger) m’exige de ne pas révéler. »

    -(« Al-Ihtijaj » : 1 : 254)

    -Un des savants chiites les plus respectés de Najaf,

    -Mirza Hussayn Ibn Mouhammad Taqi An-Nawari At-Tabarsi,

    -a écrit en 1292 (H) le livre « Faslul khitab fi Ithbati Tahrifi Kitabi Rabbil Arbab »,

    -(la parole décisive sur la preuve de l’altération du Livre du Seigneur des Seigneurs).

    -Dans ce livre, il a rassemblé une centaine d’écrits de savants Chiites de différentes périodes,

    -affirmant que le Coran a été altéré,

    -aussi bien par des changements que des omissions….

    -Voici un extrait de ce livre,

    -pour vous prouver qu’il existe vraiment,

    -et que ce n’est pas un mensonge :

  4. -Cheikh Toosi et Nou’mani rapportent tous deux du 8ème Imam, Rida,

    -que le signe de l’apparence de l’Imam Mahdi,

    -sera qu’il apparaîtra nu en plein jour.

    -Un annonceur annoncera que Amir Al Mouminin vient d’apparaître.

    -Moulla Baqir Majlissi dit que le premier disciple,

    -qui va prêter le serment d’allégeance au Mahdi nu,

    -sera le Prophète Mouhammad,

    -Prières et bénédiction d’Allah sur lui- lui-même.

    -(Haqqul Yaqin : 2 : 337)

    -Remarque :

    -La supériorité de El-Mahdi par rapport au Prophète,

    -Prières et bénédiction d’Allah sur lui,

    -vient d’être établie ici : quelle hérésie !

    -Moulla Fathallah Kashani a écrit à propos du Mout’a,

    -( mariage temporaire en vigueur chez les Chiites) :

    -« Le Prophète, Prières et bénédiction d’Allah sur lui,a dit :

    -« Quiconque fait le Mout’a une fois,

    -aura le statut de Houssayn,

    -celui qui le fait deux fois,

    -aura celui de Hassan,

    -celui qui le fait trois fois,

    -aura celui de Ali,

    -et celui qui le fait quatre fois,

    -aura mon statut. »

    -(Tafssir Minhaj Ous-Sadiqin)

    /-L’Imam Khomeini a écrit dans son livre :

    -« AL-Hukumatul Islamiya » (p.52) :

    -« C’est un principe nécessaire de notre croyance,

    -que nos Imams ont des rangs supérieurs aux anges les plus proches,

    -et aux Messagers désignés. »

    -Il a aussi dit dans « Ittihad wa-Yak-Jihati » p.15 :

    -« Tout Prophète est venu établir la justice sur terre,

    -son but (Mouhammad,Prières et bénédiction d’Allah sur lui-),

    -était aussi d’établir la justice,

    -mais il n’a pas réussi.

    -Sa position est la même que celle des Prophètes,

    -qui sont venus pour réformer la société humaine,

    -et établir la justice,

    -mais qui ont échoué durant leur vie. »

    /-Remarque :

    -Nous voyons dans ces deux déclarations de l’Imam Khomeyni,

    -la supériorité des Imams par rapport au Prophète ,

    -Prières et bénédiction d’Allah sur lui,

    -selon les Chiites.

  5. Trouve moi un seul Marja3 chiites qui dit que le Coran n’est pas complet, avant de rapporté la propagande Wahabi ouvre des livres des références chiites et arrête de répété bêtement ce que tu vois sur youtube

    • milouille
      Il suffit de se plonger dans les textes effarants de deux des principaux pseudo-théologiens chiites, al-Ayyashi et al-Kulayni pour comprendre toute la propagande anti-Quran. Selon ces individus, et tous les imposteurs qui les ont suivis, le noble Quran serait incomplet ou falsifié. Toutes ces fables insultantes chiites vont bien entendu à l’encontre de ce que le noble Quran dit, que c’est la révélation divine entière et intouchable.

      Si vous persévérez à croire aux mensonges de cette secte, vous allez vous égarer très très loin de l’islam. Attention à ne pas gober les idioties et autres salades des sites web chiites déguisés derrière le masque de la religion et de son noble Prophète (saw). Vous avez un exemple dans l’article de ce Mouhib de la manière dont le mensonge et le trafic intellectuel fonctionnent. Ne dites pas que vous n’avez pas été averti…

      • ahmed
        Ah bon, vous allez dans les poubelles de la propagande chiite sur Internet pour… expliquer le chiisme? Ne pensez-vous pas qu’au contraire, par souci de crédibilité argumentative, vous devriez prendre vos distances? Ce que vous faites revient à affirmer que le nazisme est une excellente chose, puisque c’est expliqué dans _Mein Kampf_.

        PS: il n’y a pas “imamat” d’Ali; il était un des plus grands compagnons du Prophète (saw), et le 4ème calife. Tout le reste c’est de l’idolâtrie qu’Ali lui-même a rejeté.

  6. Puisque Oumma permet à milouille de m’interpeller qu’Oumma me permette de répondre à ce milouille …
    milouille, votre façon de débattre est assez malhonnête. Le chiisme n’a rien à voir avec l’islam … Tout musulman devrait le savoir.
    Les perses n’ont jamais accepté l’islam apporté par le deuxième Calife Omar. Allez voir les assemblées chiites durant lesquelles on insulte Omar. La grande majorité des compagnons ont été déclarés impies par vos Ayatollah. Une façon de faire s’affranchir de la tradition prophétique (Comment pourrait-on accepter les hadiths rapportés par des impies ?). Les chiites se sont fabriqués une tradition prophétique en forgeant de toutes pièces des hadiths.
    Une fois la tradition prophétique mise à mal il fallait aux chiites s’attaquer à la deuxième source (deuxième n’indique pas l’ordre d’importance) de la révélation, le Qoran. J’ai expliqué dans mon précédent post comment ils s’en étaient pris.
    Autre élément de différence absolue, les chiites considèrent les Ayatollah d’essence divine et donc source de la révélation; ils peuvent décider de ce qui est licite ou illicite. Chez les musulmans pas de clergé de droit divin. N’est licite ou illicite que ce que Dieu et son Messager (qui ne s’exprime pas sous l’effet de la passion (Qoran)) déclarent licite ou illicite.
    D’autres points démontrent la différence indépassable entre sunnites et chiites … J’aurai peut-être l’occasion d’en parler … On pourra parler également des sunnites d’Irak ces dernières années, de l’actualité de la Syrie et des sunnites de ce pays, de la religion des Assad (branche du chiisme qui affirme que l’Archange Gabriel s’est trompé et qu’il aurait du s’adresser à Ali plutôt qu’à Mohamed; cette secte avait déjà été dénoncée à son époque par Ibn Taymiya), des chiites libanais … de manière générale comment les chiites ont persécutés les sunnites d’Irak et de Syrie … Tout cela prouve qu’il ne s’agit pas de correligionnaires …
    Lisez Le chemin vers la Mecque de Muhammad Assad, un passage explique que c’est dans la nature des choses. La civilisation des perses multimillénaire ne pouvait accepter cette nouvelle religion venue du désert d’arabie portée par des bedouins … Ne pouvant malgré tout la repousser tout à fait car elle parlait aux coeurs des perses mise à l’écart dans leur religion par trop élitiste, le seul moyen (pour des raisons de basse politique) était de la réécrire. La propagande de Ibn Saba hypocrite reconnu fut reprise et donna corps au chiisme que nous connaissons aujourd’hui.

    Enfin pour votre gouverne le wahabisme n’existe pas. Mohamed Ibn Abdel Wahab est un alim (savant) de son époque. Il n’y a pas d’école wahabite puisqu’il se réclamait de l’école juridique Hanbalite (Ahmed Ibn Hanbal) il a combattu les partiques polytéistes des soufis qui visitaient les tombes des “saints” dans la péninsule arabique. C’est ce qu’on lui reproche.

    • Salaam ya Anas,

      tout ce que vous dîtes est juste, mais hélas c’est aussi une perte de temps. Il y a des années que j’ai dénoncé l’imposture chiite et la menace que cette secte représente pour l’islam (avec ce Mouhib justement). Tous les arguments, clairs et irréfutables y sont passés, et pourtant on ne cesse de revoir cette propagande montrer sa tête hideuse. La seule chose à faire et de continuer à avertir les lecteurs qui seraient en manque d’information sur le sujet.

      Je l’ai dit et je le répète, la différence entre le chiisme et le sionisme est que ce dernier ne cache pas son jeu. Nonobstant la réalité politique inacceptable, en tant que musulman vous pourrez prier en paix à Haïfa. Allez à Téhéran, ou pire à Qom, dîtes aux gens qu’il n’y aurait pas de sunnah prophétique sans les compagnons ou bien que faire le [tawaf] à Najaf est de l’idolâtrie pure et simple, votre espérance de vie sera drastiquement réduite…

  7. Tout à fait d’accord avec Anas … Le chiisme s’oppose à l’islam du point de vue du dogme. Voila le point de rupture. En plus de cela les chiites excommunient la plupart des compagnons du Prophète … Ils amputent ainsi une partie essentielle de la tradition prophétique sans laquelle on ne saurait parler d’Islam. Exit le sahih de Al Boukhari … On forge alors allègrement des hadiths pour tenter de combler le manque.
    Aussi cet article est non avenu car il parle de rapprochement d’écoles juridiques en occultant les différences dogmatiques.

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Le mur d’annexion mis à mal par de jeunes Palestiniens

L’esprit d’une nation