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L’interminable calvaire des Rohingyas

 

«A force de tout voir on finit par tout supporter…

« A force de tout supporter on finit par tout tolérer…

« A force de tout tolérer on finit par tout accepter…

« A force de tout accepter on finit par tout approuver!»

Saint Augustin

On n’écrira jamais assez pour dénoncer la froide barbarie de quelque bord qu’elle soit. Le feuilleton Rohingya est là pour nous rappeler que l’homme est un loup pour l’homme, que c’est la guerre de tous contre tous et que périssent les faibles et les ratés comme l’avait si bien dit Nietzche. Cette fois c’est une épuration ethnique consciencieuse qui a lieu en Myanmar (Birmanie) avec un gouvernement dirigé par Aung San Suu Kyi, la «Dame de Rangoon» prix Nobel, icône de l’Occident dont on découvre la face sombre. Bert, Rewan, Ana Sofia, Danny, Ricken d’Avaaz scandalisés par le sort fait à cette humanité écrivent en tentant d’attirer l’attention des Occidentaux indifférents: «Peu de gens avaient entendu parler du Rwanda, jusqu’à ce que 800.000 personnes soient massacrées. Aujourd’hui, en Birmanie, la communauté Rohingya est pourchassée par des hordes de soldats en furie n’ayant qu’une idée en tête: tuer. Mais le plus incompréhensible, c’est que l’armée responsable de ce massacre est aidée par des pays comme le Royaume-Uni, l’Allemagne ou l’Italie! Les généraux birmans ont passé des années à nouer ces alliances. Exigeons de nos gouvernements qu’ils cessent leur soutien tant que le massacre continuera….   

« Lorsque notre appel aura atteint une dimension spectaculaire lit-on encore,  dans l’ Appel d’Avaaz, nous le publierons dans les médias en ciblant des dirigeants clés réunis lors d’un sommet international, dans quelques jours! Beaucoup de gouvernements ont établi des relations avec l’armée birmane – espérant ainsi éviter des massacres tels que celui auquel nous assistons. Il est évident que cette stratégie a échoué! Nos dirigeants pourraient désormais mettre ces bouchers sous pression,, en menaçant de rompre tout lien avec eux! Les Rohingyas sont une communauté vivant dans la pauvreté et privée de droits civiques en Birmanie. Cela fait des années qu’ils sont persécutés à cause de la couleur de leur peau et de leur religion. Certains ont pris les armes et attaqué des forces de sécurité. Mais ce qui a lieu aujourd’hui est un nettoyage ethnique en règle et c’est la pire crise jamais traversée par les Rohingyas.»

En avril dernier dans une contribution j’avais encore dénoncé une purification ethnique et dit mon sentiment que les Rohingyas sont victimes d’un conflit qui les dépasse dans leurs grande majorité. Depuis rien de nouveau, l’exode continue qu’il soit entretenu, cela est possible mais il est scandaleux pour la conscience humaine d’accepter , de tolérer  le sort qui est fait aux femmes aux enfants et aux vieux lancés sur les routes et refoulés vers le  Bangladesh  (1).

 Même l’ONU dénonce un «crime contre l’humanité» envers les Rohingyas (2) Mais elle n’intervient pas pour autant au niveau du Conseil de Sécurité alors que pour un tir de missiles ,un attentat en Occident c’est le branle bas de combat. Il est à ajouter que  la Chine  soutient le pouvoir birman . Les Occidentaux ayant toujours deux fers au feu hésitent à critiquer le gouvernement birman. Enfin, d’après Al Jazeera «Les militaires n’épargnent même pas les bébés».


Les images et récits d’horreur en Birmanie

Les récits de la déportation des Rohingyas sont nombreux, les descriptions sont poignantes. L’image de la Première ministre bengalie demandant l’aide et surtout que les militaires cessent de martyriser les Rohingyas est restée sans échos.

«Pour Catherine Gouëset, du journal L’Express, les humanitaires doivent se contenter de témoignages de rescapés recueillis hors du pays et d’images satellite pour savoir ce qui se passe réellement en Birmanie. Pourquoi un exode d’une telle ampleur? Depuis une dizaine de jours, les Rohingyas fuient par dizaines de milliers les violences dans l’Etat de Rakhine, dans le nord de la Birmanie. On sait de longue date que les Rohingyas, minorité musulmane que les Birmans considèrent comme des étrangers, sont victimes de discriminations. Mais l’intensité des départs depuis le 25 août est sans précédent. Déterminer ce qui se passe précisément est difficile dans un pays qui refuse l’accès à la plupart des observateurs étrangers, y compris aux experts de la Commission des droits de l’homme de l’ONU chargés, au printemps dernier, d’enquêter sur les accusations de meurtres, de viols et de tortures perpétrés par les forces de l’ordre lors d’un précédent épisode de violences » (4)

Humanitaires et journalistes s’appuient donc sur des témoignages de réfugiés parvenus à la frontière avec le Bangladesh et sur les observations réalisées par satellite pour tenter d’établir l’ampleur des violences commises sur place. L’ONG Human Rights Watch (HRW) a ainsi pu constater que de nombreux villages ont été incendiés, corroborant ce que laissent deviner les fumées aperçues depuis la frontière. Les autorités birmanes prétendent que maisons et villages ont été incendiés par la population rohingya elle-même, ou par les rebelles. Une thèse impossible à étayer ou démentir puisque le gouvernement birman a fermé ses portes aux observateurs extérieurs. Lors d’un précédent épisode de violence, en 2016, le gouvernement birman avait déjà imputé les incendies de maisons aux Rohingyas eux-mêmes. Mais une enquête de Human Rights Watch avait montré que les villages prenaient feu à mesure de l’avancée des forces militaires.» (4)

Des images du village rohingya de Chein Khar Li, publiées le 2 septembre, montrent un hameau presque entièrement détruit. Quelques jours plus tôt, d’autres images satellites documentaient la destruction de 17 villages, entre le 25 août et la date pré-citée. Les témoignages recueillis auprès des réfugiés à leur arrivée au Bangladesh, pointent la responsabilité de soldats et policiers birmans dans ces attaques contre les Rohingyas et leurs maisons. Les fugitifs racontent des scènes d’une violence inouïe. Plusieurs massacres auraient été perpétrés, selon plusieurs ONG. Dans le bourg de Chut Pyin, 1400 habitants, quelque 200 Rohingyas auraient été tués par des soldats et des habitants armés des villages voisins, le 27 août, selon l’ONG Fortify Rights basée en Thaïlande. Les survivants évoquent des victimes décapitées, y compris des enfants. «Les soldats ont arrêté un groupe d’hommes rohingyas, les ont réunis dans une hutte en bambou et y ont mis le feu», ont raconté plusieurs rescapés.» (4)


«Joints par téléphone, des Rohingyas d’autres localités décrivent eux aussi des scènes de pogroms perpétrées par les forces de l’ordre accompagnés d’habitants non musulmans des alentours, a rapporté à la BBC Chris Lewa, directrice de l’ONG, the Arakan Project(Arakan est l’ancien nom de l’Etat de Rakhine): des villages encerclés, des soldats qui tirent à l’aveugle sur les habitants. Dans les localités de Kyet Yoe Pyin et Ba Da Kha Ywa Thit- dans les faubourgs de la ville dee Maungdaw- les survivants font aussi état de décapitations et de gorges tranchées. Des violences avaient déjà eu lieu à l’automne dernier dans cette région, mais avec une différence, estime Chris Lewa: «Cette fois, après les massacres, les militaires et les habitants qui ont participé aux tueries rassemblent les corps et les brûlent, sans doute pour tenter d’effacer les traces.»”» (4)
L’arme  fatale de la faim

«Tous les moyens sont bons conclut Catherine Gouëset, pour mener ce que les ONG qualifient de nettoyage ethnique de grande ampleur. Les Rohingyas sont également menacés par la faim: les autorités ont fermé l’accès aux agences de l’ONU et à une quinzaine d’ONG qui les approvisionnent en nourriture et en médicaments, dans le nord de l’Etat de Rakhine, révélait le Guardian, lundi. Au moins 250.000 personnes sont privées d’aide en provenance du Programme alimentaire mondial. Or, depuis les violences interconfessionnelles de 2012, quelque 120.000 Rohingyas privés d’accès au marché du travail et limités dans leurs déplacements vivent dans des camps et dépendent de cette aide. Aux décennies de discriminations et de violences, s’ajoute désormais une autre raison de fuir: «Nous avons d’abord envoyé les femmes et les enfants à l’abri. Mais maintenant [depuis les exactions], il ne reste plus que des villages vides, confie un jeune homme à Human Rights Watch. Alors nous nous aussi, nous devons partir.»» (4)


Ashin Wirathu, moine bouddhiste: on l’appelle le «Hitler birman»

Dans les pays occidentaux le Satan de rechange de l’intolérance c’est une bonne fois pour toutes l’Islam. Pourtant, dans l’histoire de l’humanité, les intégristes ont accompagné les civilisations. Souvenons-nous du Livre de Josué, souvenons de l’Inquisition de la Lempieza de sangre, souvenons-nous du «tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens». Il en est aussi de toutes les spiritualités, en Inde les musulmans souffrent aussi des attaques des adeptes de l’hindouisme. Charles Haquet a le courage de dénoncer le tragique en pointant du doigt la communauté bouddhhiste et particulièrement l’un d’eux Ashin Wirathu.

Il écrit: «Loin de l’image de compassion associée au bouddhisme, cette «incarnation du mal» a fasciné le cinéaste Barbet Schroeder, qui vient de lui consacrer un film documentaire. Connu pour ses prêches islamophobes, le moine bouddhiste Ashin Wirathu menace le gouvernement d’Aung San Suu Kyi. Drapé dans sa robe grenat, Wirathu s’installe sur son trône de fleurs et salue ses fidèles, agenouillés sur des tapis. Ils sont nombreux, sur cette place de Mandalay, venus écouter ce moine au visage dur, dont les sermons islamophobes enflamment la Birmanie. Depuis quatre ans, celui que l’on surnomme le «Hitler birman» accuse les musulmans de former une sorte de 5e colonne, qu’il convient d’éradiquer. En 2015, à Meiktila, L’Express l’avait rencontré lors d’un prêche*. «Vaut-il mieux épouser un clochard ou un musulman?» demande-t-il alors aux centaines de Birmans rassemblés. Dans ce bourg du centre du pays, une cinquantaine de musulmans avaient été massacrés deux ans plus tôt. «Un clochard!» répond l’auditoire survolté. «Et vaut-il mieux se marier avec un chien ou avec un musulman?» Wirathu savoure son effet: «Un chien, car, contrairement au musulman, un chien ne vous demandera jamais de changer de religion…» (5)

Ces derniers temps, le sulfureux bouddhiste n’insulte plus ouvertement les kalar-terme péjoratif désignant les musulmans.(…) Durant ses meetings, ce propagandiste de génie se colle désormais un sparadrap sur les lèvres et diffuse des enregistrements de ses discours. Comment un moine, censé prôner la compassion et la tolérance, peut-il tomber dans la haine? (…) En 1997, Wirathu tombe sur un mystérieux opuscule, non signé, intitulé «La peur de la disparition de la race». Le jeune religieux y puise les idées qui lui permettront d’étayer sa «théorie». Dans des images d’archives, on le voit, en 2003, en train de galvaniser de jeunes disciples, à Kyaukse, sa ville natale: «Je ferai en sorte que les kalar n’aient plus rien à manger et qu’ils n’aient plus d’endroits pour vivre, leur dit-il. Et je vais avoir besoin de vous!». (5)

 

Cet appel à la violence trouve un écho. Le 19 octobre 2003, des émeutes éclatent dans cette petite ville proche de Mandalay. Bilan: 11 morts. Arrêté pour incitation à la haine, Wirathu est condamné par la junte à vingt-cinq ans de prison. Il sera toutefois amnistié en 2012, après le départ des militaires. Repenti? Pas vraiment. «Ses quatre-vingt-dix-neuf mois de détention l’ont endurci, commente Barbet Schroeder. Sa haine est encore plus profonde et glacée.» Il organise le boycott des commerces musulmans et distribue à tour de bras des DVD de ses sermons. Durant de longues années, Wirathu a bénéficié d’une impunité totale. Le Comité pour la protection de la race et de la religion (Ma Ba Tha), qu’il a créé il y a quatre ans, a joué un rôle crucial dans l’adoption d’une loi sur les mariages interreligieux, en 2015. «Désormais, si un musulman cherche à convertir une femme bouddhiste ou s’il pratique la polygamie, il ira en prison».» (5)

«Qui arrêtera Wirathu?» conclut l’auteur, Après l’avoir interdit de prêcher «jusqu’en mars 2018», les sages bouddhistes viennent, ce 23 mai, d’interdire son mouvement, Ma Ba Tha. Officiellement, Wirathu est désavoué par ses pairs. Il en faudra toutefois davantage pour le neutraliser. Depuis quelques semaines, il songe en effet à créer un parti politique. Une très mauvaise nouvelle pour le gouvernement, dirigé par la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d’Aung San Suu Kyi, actuellement en grande difficulté. (…) Viols, meurtres… Alors que la communauté évoque, de plus en plus ouvertement, un nettoyage ethnique, et même un génocide, le gouvernement se tait. Aung San Suu Kyi ne s’est jamais rendue sur place.

Le prix Nobel de la paix 1991 s’oppose même au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui veut envoyer une mission d’information dans cette région. Pis, elle nie les faits. «Fake rape (faux viol)», a-t-elle mis, récemment, sur la page d’accueil de son site Facebook, après l’agression d’une femme rohingya. «De nombreux viols ont été prouvés, notamment par le Wall Street Journal et l’agence Reuters. Tout juste consent-elle à parler de troubles…» Interviewée, le 8 décembre 2016, par la chaîne NewsAsia, Aung San Suu Kyi déclare même: «Nous avons réussi à garder la situation sous contrôle. J’apprécierais que la communauté internationale nous aide à maintenir la paix, plutôt que d’alimenter les ressentiments entre les communautés bouddhiste et musulmane.» (5)

Le revers de la médaille : Une manipulation  « des grands de ce monde  »?

Il semble que la situation ne soit pas aussi limpide ! Et comme en pareil cas, il y a de la manipulation qui consiste en une diversion ; L’extrait du texte suivant devrait donner à réfléchir : « (…)  la Turquie qui parle beaucoup du Myanmar n’a pas levé le petit doigt pour le Yémen, elle non plus. En vérité, la religion n’est qu’une fausse couverture lorsque l’on a perdu son humanité. L’humanité est la véritable essence de la religion et ceux qui n’ont aucune compassion pour les Yéménites ont trahi leurs propres soi-disant frères et ont révélé leur propre hypocrisie. À bien des égards, les problèmes au Myanmar ne sont qu’une autre façon pour Israël et l’Occident de distraire les musulmans du sort de la Palestine, la population musulmane (majoritairement) et chrétienne qui a subi le plus longtemps l’oppression, la famine et le nettoyage ethnique ». (6)

« Malheureusement, les soi-disant moudjahidines islamistes viennent du monde entier pour se battre en Syrie et tuent des Syriens sous prétexte «d’aider des musulmans» en Syrie et que le gouvernement n’est pas musulman ! Quelle absurdité ! Et c’est dangereux à tous les niveaux.

Rohingya a sa propre « armée libre » maintenant, quelque chose qui ne peut qu’envenimer une situation déjà mauvaise. En particulier, cette « armée libre » était connue sous le nom de Al-Yaqeen et est liée aux branches du mouvement des Frères musulmans d’Egypte qui sont interdits dans ce pays, et qui continue de recevoir des fonds provenant des organes contrôlés par George Soros ainsi que de la Turquie et du régime qatari. Récemment, la station de télévision libanaise Al-Mayadeen a interviewé un militant de l’armée Rohingya qui a admis qu’il était combattant, mais a affirmé que ses seules armes étaient des couteaux ». (6)

« Malheureusement, les soi-disant moudjahidines sont le carburant et les soldats pour chaque guerre par procuration que l’Amérique et Israël veulent mener. Le Myanmar est une région importante sur le chemin One Belt-One Road de la Chine. En outre, les ressources pétrolières et gazières du Myanmar sont vitales pour la Chine, et les États-Unis et d’autres financiers traditionnels des moudjahidines le savent parfaitement. Rien de tout cela ne devrait être oublié en essayant de comprendre la situation du Myanmar. (…) »  (6)


L’énigme d’un prix Nobel passant de la paix à la guerre

Dans tout cela où s’arrêtera la manipulation des peuples ? Je ne suis pas sûr que les épaves humaines lancées  sur les routes de l’exil soient conscientes qu’elles sont manipulées et qu’elles simulent ! C’est un problème qui les dépasse.  Un fait est là : on peut se demander pourquoi cette dame à priori paisible n’ai pas usé de son influence pour infléchir le bras guerrier des militaires qui dirigent avec elle le pays. On invoque une infiltration des djihadistes qui veulent déstabiliser le pays. C’est possible ! Mais doit on pour autant éradiquer l’ethnie Rohingya, qui,  faut il le rappeler,  fait partie de la mosaïque birmane à la religion près …

Au delà de la religion il s’agit d’une humanité souffrante et il est insoutenable de voir ces damnés de la Terre rejetés sur les routes de l’Exode;  Quand  les médias occidentaux passent en boucle des informations concernant des événements autrement moins tragiques en perte de vie humaines  et sans faire dans la concurrence victimaire on est en droit de s’interroger que vaut l’humain Non la valeur de l’humain n’est pas la même selon la latitude ou on se trouve ! André Malraux se trompe contrairement à ce qu’il dit à savoir que rien ne vaut une vie la triste réalité est que  Rien ne vaut une vie en Occident et qu’une vie ne vaut rien  dans le reste du monde.

«La Lady pourra-t-elle rester encore longtemps sourde aux souffrances des Rohingyas? En décembre dernier, une douzaine de prix Nobel ont écrit au Conseil de sécurité de l’ONU. En termes durs, ils déplorent qu’elle n’ait pris «aucune initiative pour défendre les droits des Rohingyas et leur assurer la citoyenneté». En coulisses, certains suggèrent même qu’elle devrait rendre son Nobel… Dans le «pays aux mille pagodes», religion et nation sont intimement liées. Etre birman, c’est, avant tout, être bouddhiste. Et prendre la défense des musulmans est mal perçu. Lors des pogroms de Meiktila, Aung San Suu Kyi avait soulevé l’ire des nationalistes et, en premier lieu, celle de Wirathu, parce qu’elle avait déploré les meurtres de musulmans. «C’est une traître à la nation», avait-il, alors, déclaré à L’Express. Depuis, elle n’a plus jamais évoqué ce sujet. Et, lorsque l’un de ses plus proches conseillers, Ko Ni, s’est fait assassiner, dans l’aéroport de Rangoon, le 29 janvier dernier, Aung San Suu Kyi a attendu plus d’un mois avant de lui rendre un timide hommage. Ko Ni était musulman. Craignait-elle d’être discréditée? Si c’est le cas, le «Hitler birman» a déjà gagné son combat contre la «dame de Rangoon».» (5).

Non seulement les Occidentaux ne critiquent pas les généraux, mais de plus, la Chine, que l’on croyait plus pondérée, soutient carrément les généraux birmans et ceci d’une façon incompréhensible. Quant à la prix Nobel de la paix, nous savons maintenant ce que vaut ce prix et qu’elle est la réalité de la personnalité de la «dame de Rangoon» qui a décidé carrément de ne pas se rendre à la tribune des Nations Unies pour s’expliquer. On peut comprendre mieux le fait que 400 000 personnes ont écrit au Comité Nobel pour déchoir Aung San Suu Kyi du prix Nobel ou à tout le moins le convertir en prix Nobel de la guerre aux Damnés de la Terre. La sentence est là pour nous rappeler depuis plus de 1700 ans que l’Humanité n’a pas changé, que la «civilisation» est un leurre pour bercer les naïfs qui y croient.

1.C.E. Chitour        https://www.agoravox.fr/ tribune-libre/article/le-drame-des-rohingya-une-quasi-191531

2. http://www.la-croix.com/Monde/Asie-et-Oceanie/Birmanie-lONU-denonce-crime-contre-lhumanite-envers-Rohingyas-2017-03-131200831414       

3. http://www.aljazeera.com/news/2017/08/rohingya-babies-spared-army-170827192311109.html
4. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/birmanie-images-et-recits-d-horreur-des-rohingyas_1940746.html
5.http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/ashin-wirathu-moine-bouddhiste-on-l-appelle-le-hitler-birman_1915393.html
6.http://reseauinternational.net/le-myanmar-a-besoin-dune-solution-diplomatique-pas-dun-autre-djihad-dirige-en-sous-main-par-loccident/#ka5BW6p2fOUFrXzH.99

2 commentaires

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  1. La stratégie Soros ou associés est de créer des conflits ethniques ou ethnico-religieux dans les pays stratégiques cibles pour l’ordre-désordre mondialisé dominant, comme la Birmanie, la Yougoslavie, la Syrie, l’Irak, le Yémen, la Libye, le Congo, etc. Certains conflits sont portés en épingle par les médias, d’autres sont tus comme le Congo. Ici on fait pleurer sur des victimes “d’islamistes”, là sur des victimes musulmanes. On joue sur le sectarisme des uns ou des autres comme dans un combat de coqs visant en finale les deux côtés. Généraux birmans, Suu Kyi, Saddam Hussein, wahhabites, sionistes, nationalistes bosniaques, serbes ou croates, etc tous sont tour à tour utilisés, aidés, armés, portés aux nues puis stigmatisés pour être en finale utilisés et légitimer des interventions étrangères qui oppriment tous les peuples et toutes les religions et convictions honnêtes. Le drame rohingya dure depuis des décennies dans le silence médiatique assourdissant et tout d’un coup, réveil médiatique, pourquoi si soudainement ? Il est clair qu’il y a un jeu géopolitique derrière puisque l’Arakhan constitue à côté du Pakistan la seule voie d’accès directe de la Chine à l’Océan indien et aux hydrocarbures arabes dont elle a besoin pour se développer, ce qui va à l’encontre des intérêts des USA.

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