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Pulvar et Polony : les « jeunes de banlieue » feraient mieux d’ignorer la Palestine

Audrey Pulvar n’a pas démérité sa rapide ascension médiatique. La salariée de France Inter, antenne toujours dirigée par Philippe Val, est l’actuelle favorite pour diriger un nouveau magazine de société sur France 2. Chroniqueuse dans l’émission de Laurent Ruquier pour un salaire mensuel payé par le contribuable et avoisinant les 7000 euros, la journaliste a témoigné samedi dernier d’une incroyable mauvaise foi.

Face à Dominique de Villepin, et reprenant la tactique de sa collègue Natacha Polony consistant à stigmatiser un prétendu tropisme arabe de l’ancien Premier ministre, Audrey Pulvar a fustigé ses « déclarations anti-israéliennes », allant jusqu’à lui reprocher de ne pas s’être attardé au dernier dîner du CRIF. Un discours caricatural qui rejoint exactement la ligne dure exprimée par les dirigeants de cet organisme communautaire, adeptes réguliers de la diabolisation de toute critique envers le régime de Tel Aviv. La formule-mantra généralement employée depuis la seconde Intifada par leurs partisans sur la scène publique? « Il ne faut pas importer en banlieue le conflit israélo-palestinien ». Ou comment décourager la prise de conscience politique de plus en plus de Français sur un sujet visiblement embarrassant.

 

 

Lors de sa première émission, en septembre, Audrey Pulvar s’était déjà fait remarquer par son singulier reproche (à 14’20) à l’écrivain Morgan Sportès, coupable de ne pas avoir suffisamment insisté dans son ouvrage sur le caractère antisémite de l’assassinat d’Ilan Halimi -un aspect crucial selon la journaliste (à 6’) en dépit de l’avis contraire d’observateurs plus informés sur le procès Fofana.

 

 

Il n’est guère surprenant de voir Natacha Polony, journaliste du Figaro et ex-chevènementiste largement battue aux élections législatives, critiquer, avec un sourire mielleux et condescendant, la prétendue "tentation communautariste" de Dominique de Villepin quand celui-ci dénonce, en banlieue comme ailleurs, les violations israéliennes des droits de l’homme. En revanche, la morgue affichée par Audrey Pulvar, journaliste cataloguée à gauche et fille d’un indépendantiste martiniquais, à l’égard des victimes de l’occupation israélienne est plus inattendue. Sans évoquer ici le mépris social conjointement exprimé à l’ouvrier Philippe Poutou comme l’a remarqué le chroniqueur Bruno-Roger Petit dans une tribune publiée dimanche sur le site du Nouvel Obs.

Egalement invité dans l’émission de samedi, le candidat du NPA a rappelé leur remarquable déférence à l’égard de Bernard-Henri Lévy avant de leur conseiller d’aller voir au cinéma "Les nouveaux chiens de garde", documentaire sarcastique sur la connivence entre les pouvoirs et les journalistes. Jeune et féminine, la relève du tandem Duhamel-Elkabbach semble déjà prête.

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