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Prescriptions alimentaires en Islam

 

Comme la plupart des religions, l’islam contient un certain nombre de prescriptions alimentaires. Formulées par le Coran et la Sounna, elles offrent maintes similitudes avec le Judaïsme.

« Mangez donc de ce qu’Allah vous a attribué de licite et de bon. Et soyez reconnaissants pour les bienfaits d’Allah, si c’est Lui que vous adorez. »

( Sourate 16, An Nahl, Les Abeilles, sens du verset 114 )

En règle générale, la nourriture licite est dite « halal ». La viande est halal s’il s’agit d’animaux autorisés et abattus rituellement en prononçant la formule : «  Au Nom de Dieu, Dieu est Le plus Grand »  Bismilah, allaho akbar, en dirigeant l’animal vers la Mecque. Le gibier est halal si les paroles de consécration sont dites au moment où on l’abat ou lorsqu’un chien de chasse entraîné est alors lâché pour le ramener.

Les ovins, les bovins, les caprins, les camélidés, le zèbre, le cheval, les sauterelles, le lapin, le lièvre, les gallinacés sont aussi admis.

Les produits de la pêche sont autant permis, ainsi que tout animal marin, sauf s’il est en état de putréfaction. Le poisson n’est donc halal que s’il a été capturé vivant.

Dans un hadith, le Prophète Mouhammad nous enseigne que « l’eau de mer est pure et que ce qui y vit est licite »

Sont également propres à la consommation ou à l’utilisation, les os, les poils, la peau d’une bête morte, même la caséine ( protéine animale contenue dans le lait. Elle sert à faire le fromage après avoir été extraite de l’estomac du veau, entr’autres )

Quant aux produits tels que la gélatine, étant le résultat d’une transformation d’un produit qui change de nature pour en devenir un autre, ils deviennent halal.

Toutefois, le Coran, dans la sourate 5, Al Maïda, La Table servie, au verset 3 énumère les aliments dits haram ou illicites :

«  Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d’ Allah, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’ une chute ou morte d’ un coup de corne, et celle qu’ une bête féroce a dévorée – sauf celle que vous égorgez avant qu’ elle ne soit morte -. (Vous sont interdits aussi la bête) qu’ on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de procéder au partage par tirage au sort au moyen de flèches. Car cela est perversité. Aujourd’hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion: ne les craignez donc pas et craignez- Moi. Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’ agrée l’ Islam comme religion pour vous. Si quelqu’un est contraint par la faim, sans inclination vers le péché… alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

L’on y ajoute les dérivés du sang ( boudin …), l’urine, la graisse de porc, les animaux nécrophages, l’âne domestique, les félidés, le mulet, l’aigle, l’éléphant, le singe, les oiseaux carnassiers et en général tout omnivore.

Les théologiens tiennent que le beurre fondu dans lequel une souris est morte devient haram.

Le vin et toute boisson enivrante ( orge, blé, datte..) liquide fermenté, pressé ou cuisiné, de même que les drogues dites douces ou dures, tout stupéfiant, ou poison sous quelque forme que ce soit car l’islam considère que la prise de ces produits est suicidaire.

Pour le médicament fabriqué à partir – ou qui comprend – un produit interdit, il y a divergences d’opinions des oulémas. Nous admettons simplement, comme le dit Cheikh Youssouf Al Qaradoui « le principe de tolérance, par précaution, en envisageant le cas ou un musulman

( ne ) serait dans un pays où il n’y aurait que ces produits interdits »

En ce qui concerne les fruits, désignés dans le Coran, par les termes « timar, tamaratin ou encore fakihatoun », il n’y a aucune contre indication. Pour le Livre Saint musulman, les légumes sont symboles d’abondance :

« Et (rappelez- vous) quand vous dîtes: ‘Ô Moïse- Moussa, nous ne pouvons plus tolérer une seule nourriture. Prie donc ton Seigneur pour qu’ Il nous fasse sortir de la terre ce qu’ elle fait pousser, de ses légumes, ses concombres, son ail (ou blé), ses lentilles et ses oignons ! …’

( Sourate 2, Al Baqara, la Vache, sens de l’extrait du verset 61 )

Tout aliment, liquide ou solide, qui ne m’appartient pas, que j’aurai volé par exemple, m’est interdit.

Dans la pratique, j’approuve la consommation de nourriture prohibée si des individus n’ont pas d’autres choix pour survivre, selon le principe juridique :

« la nécessité rend les choses interdites licites  » Certains théologiens disent que la nécessité c’est ne trouver aucun aliment pendant trois jours.

« Certes, Il vous interdit la chair d’une bête morte, le sang, la viande de porc et ce sur quoi on a invoqué un autre qu’ Allah. Il n’ y a pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser ni transgresser, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

( Sourate 2, Al Baqara, la Vache, sens du verset 173 )

Pour conclure, sachez que L’islam nous enjoint d’être raisonnable en toute chose.

Et Dieu Seul sait !

Traduction : Moussa ALLEM

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Mosquée El Feth

Monsieur Ibrahim HALITIM, imam

Mosquée El Feth

49, rue Suzanne Lannoy-Blin

59720 Louvroil

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