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Pour Marine Le Pen, “On a le droit” de comparer le Coran à Mein Kampf

Quand le mirage frontiste du renouveau bon teint se dissipe à l’épreuve des Européennes, faisant ressurgir l’hydre du fascisme, cela donne Marine Le Pen volant à la rescousse de son allié néerlandais, l’infâme Geert Wilders, dont elle partage la détestation de l’islam, les analogies ignobles entre islam et nazisme, l’odieux cynisme, et l’ambition dévorante de vouloir phagocyter l’Union Européenne pour y célébrer l’avènement de l’extrémisme de droite.

Les deux bouillonnants leaders du FN et du PVV font la paire, et alors que Marine Le Pen, rêvant de son grand soir à Bruxelles, surfe sur le délitement du gouvernement et la défiance généralisée envers l’idéal européen et son lointain et obscur Parlement, il n’y a rien d’étonnant, même si cela est insupportable, à ce qu’elle cautionne la récente saillie verbale de son fulminant comparse des Pays-Bas qui a comparé le « Coran à Mein Kampf ».

Dans l’interview accordée dimanche dernier au JDD, la digne fille de son président d'honneur de père qui est encore député européen à un âge canonique, bien que farouchement eurosceptique, et tellement nostalgique de l’Algérie française, des tortures, mais aussi de la période où les crânes rasés posaient sur la photo de famille, a déclaré au sujet des propos de Geert Wilders : "C'est son opinion. On a encore le droit d'avoir ces opinions-là, je crois, non ? Le blasphème n'est pas interdit, pas même en France."

Il faut avouer que l’héritière du parti de papa aurait mauvaise grâce à reprocher à son frère d’armes des dérapages verbaux indignes qui sont sa marque de fabrique, fidèle à la grande tradition familiale. Et comment oublier ses premiers faux pas politiques au bal de Vienne, en janvier 2012, sous les ors du Palais impérial d'hiver des Habsbourg, entouré du gotha ultra-nationaliste du Vieux Continent sur une piste de danse où elle a virevolté en resserrant les liens avec entre autres Martin Graf, le président de l'Assemblée nationale autrichienne, réputé pour être l'un des plus implacables représentants de l’extrême droite européenne ?

Personne ne pourra dire on ne savait pas si, par malheur, la présidente du FN parachève sa "Révolution Bleu Marine" à Bruxelles, dans une alliance fédérant 25 parlementaires, issus de 7 pays différents, parmi lesquels figurera au premier plan le sinistre Geert Wilders.

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