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Boko Haram: cette dangereuse secte qui se réclame de l’islam

Selon l’AFP, ce lundi, le chef du groupe extrémiste Boko Haram qui sévit au Nigéria,  Abubakar Shekau a déclaré dans une vidéo : «J'ai enlevé vos filles, je vais les vendre sur le marché, au nom d'Allah».  Il fait allusion   aux  276 lycéennes enlevées le 14 avril dans leur établissement scolaire de Chibok (nord-est), et dont 53 ont réussi à s'enfuir selon la police.

Shekau, qui affirme  garder «des gens comme esclaves», déclare avoir enlevé les lycéennes parce que «l'éducation occidentale doit cesser» et que les filles «doivent quitter (l'école) et être mariées». 

Insupportables propos comme l’est tout autant le personnage qui les prononce,   un ignare dangereux qui pense  que l’islam sert à régler ses comptes et assouvir ses vengeances.  Ces donneurs de leçons, ivres de leur ignorance salissent l’Islam  en  lui imputant   leur propre perversité.

Boko Haram,  une secte synonyme de rapts, de massacres, de vandalismes…. bref   l’horreur.  Fondée par un jeune radical, sans réelle formation, un certain Mohamed Yusuf, opposé au président chrétien Olusegun Obansanjo, et qui déplore que « la charia » (!) n'était pas  suffisamment appliquée dans le Nord du Nigeria, très majoritairement musulman.

Boko Haram se réclame du salafisme,  littéralement « le retour à l’authenticité des pieux prédécesseurs ». Inutile de préciser qu’il n’en est rien. Ils sont aux antipodes du premier verset coranique révélé « Lis ! ».   Précisions également que la  dénomination « Boko Haram » fait de tout rapport aux livres, et de tout savoir, des péchés à combattre.

Rappelons que depuis sa fondation en 2002, et  jusqu'en 2009, les autorités nigérianes ont ignoré les innombrables exactions et crimes  commis par cette  secte dans le nord du Nigeria, notamment contre les chrétiens. L’absence de justice qu’elle soit pénale ou sociale fait souvent  le lit de toutes les dérives et de toutes les horreurs. 

En 2009, l'armée a procédé à une répression féroce des disciples de la secte et de   son dirigeant, Mohamed Yusuf. Ce dernier  a été arrêté puis tué par la police, sans jugement aucun, ce qui n’a fait qu’attiser la haine et radicaliser encore plus cette organisation criminelle.

Sur fond de rivalités entre ethnies, dans un pays  riche en uranium,  qui nous fournit de l’électricité, mais qui vit un sous-développement criant, le Nigéria est en train de vivre une période sombre  de son histoire. Nous ne pouvons ici être indifférents  à  ce  « spectacle » ahurissant…

Des questions réelles sont à poser sur la main qui arme et finance ces groupes. A qui profitent donc ces crimes ? Ce que vivent les pauvres filles victimes de cet ignoble rapt est terrible.  Nous  devons tout faire afin qu’elles soient libérées.

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