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Non à l’interdiction de Shlomo Sand à l’Université de Nice !

L’UNIA (Université de Nice Inter-Âge) avait programmé pour le mercredi 19 novembre, une conférence intitulée "Actualité du conflit Israélo-Palestinien", organisée et animée par Yvan Gastaut (Professeur d’histoire contemporaine) avec, en invité, Shlomo Sand, Professeur à l’Université de Tel Aviv.
L’AFPS de Nice nous informe que cette conférence a été annulée, sans aucune explication.
Par un simple courriel daté du 2 novembre (toutes les citations proviennent de ce document), M. Roger Guedj, professeur émérite de l’université de Nice Sophia-Antipolis, mettait en garde "les instances" de l’UNIA contre l’invitation "d’un historien contestable et contesté sur un sujet particulièrement sensible lié au conflit israélo-palestinien" et qui "remet en cause la création de l’état d’Israël".
Deux professeurs de l’Université de Nice, Jean-Marc Lévy-Leblond et André Tosel se sont indignés, ce dernier écrivant :"Cette décision fait censure et entache la dimension universitaire dont l’UNIA se prévaut. La vie intellectuelle n’est pas faite de bénédictions et de dérobades."
Dans la série, "je me paye la tête des adhérents de l’université", Monsieur Jean-Michel Galy, président de cette université niçoise, a le culot de présenter comme suit les objectifs de l’UNIA sur son site www.unia.fr :
"L’UNIA, ce n’est pas seulement un lieu où se délivre un savoir, ce n’est pas non plus seulement un club où l’on se réunit pour échanger des idées, ni un centre de loisirs où pratiquer une activité récréative, c’est tout cela à la fois, mais cimenté par la volonté de comprendre le monde et d’anticiper l’avenir. Alors que la société considère la plupart d’entre nous comme des retraités qu’il s’agit d’occuper sans trop les préoccuper, l’objectif clairement affiché par l’UNIA en cette quarantième année consiste à fournir à nos adhérents, sans contrainte d’âge ni de diplôme, des clefs de lecture pour déchiffrer le monde d’aujourd’hui et des outils d’analyse pour entrer de plain pied dans celui de demain. Mais personne n’ignore que cet objectif ne peut être atteint en s’enfermant, tel le Monsieur Teste de Valéry, dans la froideur et le dépouillement d’une étude sans chaleur ni émotion. Il y faut la présence de la grande famille humaine.
Débat entre Sholomo Sand et Meyer Habib
L’UNIA ne peut alors se résumer à n’être qu’une université où le savoir se délivre sans se partager, où le raisonnement est mené sans être accompagné, où l’universel se décrète sans être ressenti. Elle doit lier les deux démarches, et pour apparier ce qui pourrait paraître contradictoire en une unité fructueuse et vivante, notre Université doit ouvrir plus largement le champ de la connaissance, celui du savoir certes, mais aussi celui du savoir vivre ensemble. C’est dans la confrontation tumultueuse de la vie que se forgent les nouvelles approches et les nouveaux savoirs. Il nous faut donc ouvrir plus largement notre UNIA sur le monde afin, en vivant dans la société des hommes pleinement le présent, d’entrer pleinement dans l’avenir et, comme le souhaitait Montaigne, « faire bien l’homme et dûment ».
RÉAGISSONS FACE AU MENSONGE, A L’IMPOSTURE ET À LA CENSURE !
Merci de rappeler à Jean-Michel Galy ses engagements en écrivant à 
Et en demandant à ce que Shlomo Sand, professeur d’histoire israélien —qui en connait un peu plus sur la question de la politique israélienne que l’illustre inconnu Roger Guedj— puisse exprimer son point de vue dans cette enceinte publique financée grâce aux deniers du contribuable.
CAPJPO-EuroPalestine

 

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