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Nicolas Sarkozy ne commémorera pas le massacre du 17 octobre 1961

Toujours passée sous silence, jamais dénoncée officiellement, la terrible « nuit oubliée » du 17 octobre 1961 resterait enfouie sous les cendres du passé, s’il n’en tenait qu’aux gouvernements successifs qui ont dirigé la France. Marchant sur les pas de ses prédécesseurs, l’ère du règne sans partage de Nicolas Sarkozy ne sera pas celle de la commémoration, et encore moins celle de la repentance.

Choisissant ses causes à défendre, comme ses théâtres d’opérations extérieures, le locataire de l’Elysée s’apprête à ignorer, avec un mépris souverain, l’anniversaire du massacre de centaines d’Algériens, perpétré il y a 50 ans par les forces de l’ordre françaises, lors d’une manifestation pacifique à Paris en faveur de l’indépendance de leur pays.

Bien que nombreux sont ceux qui, historiens, scientifiques politiques et associations, confirment cet épisode sombre qui entache la France, ceux qui nous gouvernent continuent de se réfugier dans l’amnésie. Un trou de mémoire qui occulte que le préfet de police de l’époque n’était autre que Maurice Papon, un collaborateur de Vichy de la première heure, persécuteur de juifs, qui avait imposé un couvre-feu injuste contre lequel le Front de libération nationale (FLN) avait appelé les Algériens de France à protester.

Le jour où le président du pays des Lumières s’inclinera devant le Pont Saint-Michel, à Paris, lieu symbolique de la lutte contre l’oubli, n’est certes pas encore venu.

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