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Maroc : la légalisation de l’avortement « dans des cas extrêmes »

Sentant le vent tourner sous la formidable pression du printemps arabe, Mohammed VI s’était formellement engagé à devenir le monarque du changement. Parmi les réformes promises et fébrilement attendues, la légalisation de l’IVG dans les cas extrêmes de viol et d’inceste annoncée par la ministre du développement social et de la famille Nouzha Skalli révolutionne les mentalités.

« Le recours à l’avortement légal dans des cas extrêmes, comme le viol, l’inceste ou les malformations profondes du foetus, n’est plus un tabou. Il fait partie d’un agenda gouvernemental », a déclaré à l’AFP Mme Skalli, qui inscrit son nom dans l’histoire de son pays en étant le premier membre du gouvernement à plaider pour l’avortement légal.

Toujours selon la ministre, « ces cas extrêmes doivent être prévus par la loi en tenant compte des considérations éthiques et religieuses. Cela fera évoluer la législation parce qu’on ne peut pas continuer comme ça ». « Entre 2003 et 2010, 500.000 enfants sont nés de mères célibataires. La législation actuelle ne permet même pas à une femme victime d’inceste d’avorter. Idem pour les cas de viol », insiste-t-elle.

Véritable enjeu de santé publique, avec la légalisation de l’IVG pour des cas de force majeure, c’est plusieurs centaines d’avortements sous le manteau qui disparaîtront annuellement, et ce pour le bien de toutes les femmes qui, comme le souligne la ministre, n’y « recourent pas par caprice ».

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