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Mondial 2018 : le match Palestine vs Arabie saoudite aura lieu en Jordanie, au grand dam de la Fédération palestinienne de football

C’est à contrecœur que la Fédération palestinienne de football  jouera sur terrain neutre, en Jordanie, les prochains matchs de qualification pour le Mondial 2018 contre l’Arabie saoudite et la Malaisie, n’ayant pas eu voix au chapitre pour influer sur la décision irrévocable de la Fifa, tombée jeudi dernier comme un couperet.

Arguant de raisons sécuritaires pour siffler la fin de l’imbroglio politico-sportif qui agite depuis plusieurs semaines les vestiaires de la rencontre Palestine-Arabie saoudite, et particulièrement les allées du pouvoir wahhabite (la monarchie absolue ayant refusé obstinément que son équipe joue en Cisjordanie le 13 octobre dernier), la Fifa consentira-t-elle à accéder à la seule et unique requête de la Palestine :  reporter le match prévu demain, mardi 10 novembre, pour « avoir le temps de s’organiser », comme l’a indiqué le président de la Fédération palestinienne de football Jibril Rajouh, visiblement très dépité  ?

«  Je me suis entretenu avec le prince jordanien Ali, au cours des deux derniers jours, et nous jouerons les deux matchs en Jordanie », a précisé ce dernier depuis Ramallah, ajoutant avec une pointe d’ironie acerbe : « Nous allons demander le report du match (contre l’Arabie saoudite) pour des raisons logistiques. Nous serons reconnaissants si nos frères saoudiens acceptent le report du match, nous serons également reconnaissants s’ils refusent ».

Cette petite flèche décochée contre les pressions exercées par l’Arabie saoudite sur les autorités palestiniennes pour empêcher la tenue du match en Cisjordanie risque fort de piquer au vif des Saoudiens sur lesquels flotte l’âcre parfum du soupçon : celui de ne pas vouloir se soumettre aux contrôles israéliens pour entrer en Cisjordanie occupée, mais aussi d’avoir menacé l’Autorité palestinienne de ne plus l’aider financièrement, ainsi que l’a rapporté à l’AFP un responsable de la fédération resté dans l’ombre.

Ne cachant pas son immense frustration, Jibril Rajouh, qui nourrissait l’espoir que ce match sur la pelouse de Ramallah porte haut les couleurs d’un Etat palestinien souverain, a tenu à souligner la nette différence d’attitude entre les Saoudiens et les Malaisiens, ces derniers ayant accepté sans aucune réserve de venir en Cisjordanie et étaient déjà munis des autorisations nécessaires pour faire le déplacement.

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