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L’organisation de la coopération islamique appelle à sauver les musulmans de Birmanie

Comment enrayer la violence implacable qui s’abat crescendo sur la minorité musulmane de Birmanie depuis plusieurs mois et qui a récemment culminé tragiquement, avec l’embrasement de la ville de Meiktila ? La question brûlante a été prise à-bras-le-corps par l’Organisation de la coopération islamique (OCI) qui, face à l’inertie coupable de la communauté internationale, a décidé de l’imposer à l’ordre du jour de l’ONU. 

"L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a l'intention de soulever la question au Conseil de sécurité et au Conseil des droits afin de trouver une solution qui contribue à mettre fin à la persécution religieuse contre les musulmans en Birmanie", a déclaré un fonctionnaire de l'OCI, dimanche.

Basée à Jeddah, en Arabie saoudite, l’OCI se réunira le 14 avril prochain en cellule de crise pour examiner ce dossier très alarmant, placé au cœur de ses priorités. Après avoir tenté en vain d’établir un dialogue avec des représentants du gouvernement birman, le temps de l’action concrète est venu pour le leader de l’OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, qui a fait part de sa détermination à prendre toutes les mesures nécessaires pour contrecarrer l’extrémisme bouddhisme sanguinaire et les campagnes de haine effroyables qui s’acharnent contre la communauté musulmane.

"La violence s'est étendue sans discontinuer au point de cibler tous les musulmans en Birmanie», a déclaré le responsable de l'OCI, ajoutant : "La récente flambée de violence dans les régions centrales du pays confirme qu'il y a bel et bien persécution religieuse".

En Octobre, l'OCI a essayé d'ouvrir un bureau en Birmanie pour secourir les musulmans opprimés et martyrisés du Myanmar, mais son initiative s’est heurtée au veto du président birman, Thein Sein, ce dernier ayant cédé devant les protestations massives et  rageuses des moines bouddhistes radicaux.

"Une proposition égyptienne avait, dans cette droite ligne, suggérer de missionner une délégation spéciale au Myanmar, dirigée par le Secrétaire Général de l'OCI, et comprenant un certain nombre de ministres des Affaires étrangères des Etats membres, mais cette visite a été reportée", a déploré Ekmeleddin Ihsanoglu, qui insiste sur le haut degré de planification de ce véritable génocide par les mouvements bouddhistes jusqu’au-boutistes. Une purification ethnique qui ne doit rien au hasard, ni à une crise de fureur soudaine.

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