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Aung San Suu Kyi brise le silence mais pour pratiquer la « politique de l’autruche », selon Amnesty international

Le vieil adage « mieux vaut tard que jamais » ne s’applique pas à Aung San Suu Kyi, la lauréate du prix Nobel de la paix d’une rare inhumanité, car pour elle, il est bien trop tard pour redorer son blason irrémédiablement terni !

Brillant par son absence éloquente à l’Assemblée générale de l’ONU, la très zélée conseillère spéciale de l’Etat birman aura bien du mal à nous faire croire à la sincérité de son revirement bienveillant envers les Rohingyas, après s’être murée dans un silence coupable tout au long du massacre génocidaire qui a décimé une minorité musulmane martyr.

Ce sont de grosses couleuvres que voudrait nous faire avaler la cynique porte-parole de la junte au pouvoir en Birmanie, en sortant soudainement de son mutisme assourdissant, prétendument animée par de meilleurs sentiments.

Il aura fallu qu’elle essuie une volée de bois vert et qu’elle soit frappée d’anathème par des organisations humanitaires qui ont brisé le mythe de l’icône sacralisée par la communauté internationale, pour que Aung San Suu Kyi fasse semblant de battre sa coulpe lors d’un discours télévisé aux accents qui sonnent faux, et pas que pour Amnesty international.

« Nous sommes profondément désolés pour les souffrances de tous ceux qui se sont retrouvés pris au piège de ce conflit », a-t-elle déclaré dans une allocution en anglais (et sans sous-titre en birman), censée lui faire retrouver son honneur perdu aux yeux d’un monde auprès de qui elle est tombée en disgrâce.

« Nous ne voulons pas que la Birmanie soit divisée par les croyances religieuses », a-t-elle insisté, en se disant « prête à organiser le retour des plus de 400.000 Rohingyas musulmans enfuis au Bangladesh ».

Jugé « insuffisant » par Amnesty International, le discours d’Aung Sann Suu Kyi masque mal l’hypocrisie d’une « politique de l’autruche » concernant les « horreurs » qui ont pour cadre l’Etat de Rakhine, l’ONG déplorant grandement que la nobélisée, à jamais tombée de son piédestal, n’ait pas eu le courage de dénoncer le rôle de l’armée dans l’extermination ethnique effroyable des Rohingyas. C’est sans conteste le Nobel du cynisme et de la lâcheté qu’il faudrait aujourd’hui lui décerner…

 

Un commentaire

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  1. Cette dame ne peut rien faire.
    L’étranger Soutient l’armée matériellement et désarme les Rohingyas musulmans.
    Il faut que la communauté internationale reconnait le droit de se défendre au lieu de parler à tort et à travers de terrorisme.
    Mourir dans une guerre,entre deux parties, ne pose aucun problème, on meurt tous un jour ou l’autre.
    Le problème est l’assassinat moral.

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