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Mecca Cola remplace la cause palestinienne par celle des Rohingyas et s’engage auprès d’eux

Multi-casquettes, Tawfik Mathlouthi est un visage familier d’OummaTV où il troque volontiers celle d’entrepreneur engagé, créateur de Mecca Cola, pour celle de journaliste/interviewer, soit dans le cadre d’émissions politiques, telle « Tunisie Politique » ou son dernier entretien exclusif avec le directeur du centre d’information international des Rohingyas en Malaisie, soit favorisant les échanges interreligieux, à l’image de « Parole commune ».


« Ne buvez plus idiot, buvez engagé ! ». Plus qu’un slogan percutant qui définit l’identité forte de Mecca Cola, c’est le credo de son inventeur, Tawfik Mathlouthi, qui résonne toujours aussi intensément en lui près de quinze ans après l’émergence en France de sa célèbre boisson gazeuse, éthique par excellence.

L’engagement humanitaire chevillé au corps, le chef d’entreprise français, doté d’une cuirasse épaisse, avait fait du soutien inconditionnel à la Palestine le grand combat de sa vie, au risque de s’attirer les foudres de la bien-pensance hexagonale si prompte à marquer les militants pro-palestiniens au fer rouge de l’antisémitisme.

Nul n’est prophète en son pays, Tawfik Mathlouthi le sait mieux que quiconque. Mais il lui en aurait fallu beaucoup plus que la menace de tomber en disgrâce pour renoncer à verser 10% des bénéfices nets, engrangés par Mecca Cola, à des projets humanitaires conduits dans cette région du monde en souffrance, placée sous le joug israélien depuis 70 ans.

Plus d’une décennie s’est écoulée depuis que son délicieux breuvage s’est exporté sous d’autres cieux plus cléments, connaissant un formidable essor dans soixante pays, non sans être secouée par de violents tumultes et émaillée de tragédies humaines incommensurables, parmi lesquels l’insoutenable génocide subi par les Rohingyas l’a profondément bouleversé.

Cette minorité musulmane martyre de Birmanie, classée comme l’une des plus persécutées au monde par l’ONU, a été poussée sur les routes marécageuses de l’exode par l’horreur d’une extermination ethnique qui a culminé dans la barbarie en l’espace de cinq ans. Au cours d’un été 2017 aussi incendiaire que sanglant, des milliers de familles décimées ont été acculées à une fuite éperdue vers le Bangladesh voisin, l’un des pays les plus pauvres de la planète et, de surcroît, les moins épargnés par les catastrophes naturelles.

Comment rester insensible à l’effroyable sort infligé à cette communauté pacifique, sans ressources et si vulnérable, qui se croyait chez elle dans l’Etat d’Arakan, où elle vit depuis des générations, et qui a été reléguée au rang déshonorant d’apatride, avant que ne se déchaîne contre elle la fureur meurtrière de la junte au pouvoir et de moines bouddhistes ultra-nationalistes ?

« J’ai été épouvanté par l’ampleur et les atrocités de ce massacre génocidaire commis contre une minorité sans défense, exclue de tous les pans de la société, dont les membres sont traités depuis 48 ans comme de véritables parias. Je l’ai été aussi par le silence assourdissant de Aung San Suu Kyi et de la communauté internationale qui devait craindre, sans doute, de se désavouer en reconnaissant s’être lourdement trompée sur son compte », a confié Tawfik Mathlouthi, joint par téléphone, avec une émotion très perceptible dans la voix.

Devant ce drame absolu, sa fibre humanitaire et solidaire ne pouvait que vibrer fortement en lui. En entrepreneur résolument engagé contre les injustices criantes de ce bas monde, il a fait tout naturellement de l’assistance d’urgence en faveur des réfugiés Rohingyas au Bangladesh sa nouvelle grande cause prioritaire.

Après avoir été longtemps au chevet de la Palestine, si chère à son cœur, Tawfik Mathlouthi a estimé que la situation désastreuse de cette communauté musulmane cruellement éprouvée, ayant quitté l’enfer birman pour une terre d’asile bangladaise minée par l’extrême pauvreté, commandait et imposait qu’il suspende son aide financière aux Territoires occupés au profit des damnés de la terre du Myanmar.

C’est en ambassadeur de Mecca Cola, porteur d’une grande nouvelle et d’un message essentiel, qu’il a été récemment accueilli par les autorités de la République populaire du Bangladesh, au cours d’un séjour fructueux, avec tous les honneurs, dont le point d’orgue fut la conférence de presse du 16 octobre dernier.

Tawfik Mathlouthi au premier plan signant un accord important avec Maghna Bank

« On m’a réservé un accueil digne d’un chef d’Etat ! », s’est exclamé Tawfik Mathlouthi, à la fois impressionné et très touché par l’engouement général que sa présence a suscité. Il n’en revient d’ailleurs toujours pas que des affiches à son effigie habillent des immeubles en plein cœur de Dacca, la cité phare du pays, avec cette belle déclaration d’amour mise en exergue : « Vous avez gagné nos cœurs. Nous souhaitons gagner le vôtre ».

Devant la presse nationale venue en nombre, entouré du Vice-président de l’Assemblée nationale et président de la banque Maghna Bank avec lequel il a scellé un accord d’association pour créer Mecca Cash, la « carte bancaire prépayée pour tous » et destinée particulièrement aux migrants Rohingyas, Tawfik Mathlouthi a dévoilé les trois axes majeurs de son projet, né de sa vision qui place l’humain au cœur de l’entreprise :

  • son soutien financier apporté à la minorité musulmane en détresse du Myanmar, en reprenant la formule qui a fait des heureux en Palestine : verser 10% des bénéfices nets enregistrés par Mecca Cola à l’urgence humanitaire absolue que représente la cause Rohingyas ;
  • l’ouverture d’une usine de production Mecca Cola à une vingtaine de kilomètres de la capitale bangladaise, avec 70 emplois à la clé ;
  • la création de Mecca Cash*, la carte bancaire prépayée pour tous ( Black, Gold ou Blue). Une carte de paiement sans frontières, sans limites, dont les jeunes sans revenus, les interdits bancaires, les acheteurs sur Internet, mais aussi et surtout ceux qui ont des attaches à l’étranger, notamment les immigrants Rohingyas, pourront faire bon usage.

Plus que jamais, grâce à Mecca Cola, boire engagé n’est pas une simple promesse pétillante. C’est une réalité qui se concrétise à chaque fois que des bulles s’échappent du « coca éthique » au goût inimitable et désaltèrent les palais pour la bonne cause.

Par la rédaction d’Oumma.com

Mecca Cash* : « Avec la carte bancaire prépayée pour tous, finie l’attente interminable dans les guichets pour transférer de l’argent à vos familles, amis, ou parents restés au pays ! Il suffit de recharger votre Mecca Cash® à partir de votre compte en ligne, sans frais, et l’argent est disponible rapidement à partir de n’importe quel DAB dans le pays de destination. Finis également les commissions prohibitives et autres frais de transfert exorbitants à payer à des multinationales qui prospèrent sur votre dos ! ».

3 commentaires

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    • Djamila sur le site al-Kanz, il y a un article sur la boisson Mecca Cola, et dans les commentaires des internautes sur l’article, Tawfiq Mathlouli en personne explique pourquoi il est difficile de trouvé en france et belgique ces boisson là, il y explique que les grandes surfaces refuse de vendre ses boisson (je suppose par islamophobie et racisme) et que les distributeurs sont difficile à trouvé pour distribué cette boisson. Je ne sait pas si la situation c’est amélioré ou pas. Ce qui est certain c’est que les ennemis de l’Islam font tous leur possible pour mettre des battons dans les roues de cette société Mecca Cola et salir sa réputation par le doute ou les accusations d’illégalités.

  1. Bonne chance à cette initiative de MR Matlhouti , si seulement tout les hommes d’affaires musulmans pouvaient en faire autant pour les musulmans qui soufrent dans le monde .

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