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71 000 morts à Gaza reconnus par l’armée israélienne : Caron rappelle les calomnies contre ceux qui disaient la vérité

Aymeric Caron dénonce le génocide à Gaza, avec 71 000 morts reconnus par l’armée israélienne.

POURQUOI LIRE :

  • Un discours fort sur la réalité à Gaza.
  • La reconnaissance tardive des chiffres par l’armée israélienne.
  • Une critique de la lâcheté politique face à l’horreur.

Vendredi soir à Creil, lors du lancement de la liste Creil Insoumise pour les élections municipales, le député Aymeric Caron a tenu un discours rare dans le paysage politique actuel. Une parole claire, sans détours, sans langue de bois. Une parole qui nomme ce que beaucoup refusent encore de dire : un génocide est en cours à Gaza.

« Les chiffres étaient vrais depuis le début »

« L’armée israélienne a enfin accepté de reconnaître hier, après près de deux ans et demi, que les chiffres du ministère de la Santé de Gaza étaient justes », a déclaré Aymeric Caron devant ses soutiens. « Plus de 71 000 morts à Gaza depuis octobre 2023. Et hier, l’armée israélienne a dit : oui, ces chiffres sont justes. » Ces chiffres, pourtant, n’ont cessé d’être contestés, niés ou minimisés pendant des mois. Ceux qui les relayaient étaient attaqués. « Souvenez-vous comment nous avons été insultés, diffamés, calomniés », a rappelé le député. « On nous accusait d’être des soutiens du terrorisme, des désinformateurs, des antisémites. Mais on disait simplement la vérité. »

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Un bilan humain encore largement sous-estimé

Pour Aymeric Caron, même ce bilan officiellement reconnu reste en dessous de la réalité. « 71 000 morts, dont 20 000 enfants, 180 000 blessés, c’est un bilan minimal », a-t-il insisté.
Il a rappelé l’existence de milliers de corps encore sous les décombres, mais aussi des victimes indirectes. « Des personnes qui ne sont pas mortes sous les bombes, mais de faim, de soif, ou faute de soins. Si on les inclut, le bilan est deux à trois fois supérieur. »

« La vérité que l’on a interdit de dire malgré les évidences et les rapports d’experts, c’est qu’un génocide est en cours à Gaza », a-t-il affirmé. Pour lui, il ne s’agit pas d’un excès de langage, mais d’un constat fondé sur les faits, les chiffres et les analyses de nombreux spécialistes du droit international.

Le courage de parler, quand d’autres se taisent

Cette prise de parole tranche avec l’attitude d’une grande partie de la classe politique. Une classe politique qui voit, qui sait, mais qui se tait. Qui préfère les mots flous, les phrases creuses et les silences gênés à la clarté.

Cette lâcheté est aujourd’hui évidente. Les rapports existent. Les alertes des ONG, des organisations humanitaires, des experts indépendants s’accumulent. Ils parlent d’un bilan effroyable, d’une destruction massive de civils, et, eux aussi, de génocide. Mais beaucoup d’élus préfèrent détourner le regard, par peur, par calcul ou par confort. En refusant de nommer les crimes, cette classe politique participe à leur banalisation. En attaquant celles et ceux qui parlent, elle tente de faire taire la vérité. Et en invoquant sans cesse la “complexité” pour justifier l’inaction, elle transforme la prudence en abandon moral. Dans ce contexte, la parole d’Aymeric Caron rappelle une chose simple : la politique doit servir à défendre les vies humaines, pas à protéger des carrières. Dire la vérité n’est pas un radicalisme. Se taire face à l’horreur, en revanche, est une faute. Et l’Histoire, comme toujours, finira par distinguer ceux qui ont eu le courage de parler de ceux qui ont choisi le silence.

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