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L’incroyable pétage de plomb d’un professeur et avocat à la vue d’une étudiante voilée

Quelle ne fut pas la stupeur des élèves de l’école d’avocats de Paris de voir l’un de leurs éminents professeurs tomber le masque du légalisme, et avec lui ses vêtements, pour révéler sa face sombre, d’une intolérance envers le port du voile quasi démentielle !

Ils sont encore sous le choc d’une scène proprement ahurissante, ces avocats en herbe n’en ont pas cru leurs yeux lorsque, vendredi dernier, Grégoire Lafarge, avocat et professeur depuis plusieurs années à l’Ecole de formation professionnelle des Barreaux de la Cour d’Appel de Paris (EFB), a refusé de faire cours à la vue d’une élève voilée, allant jusqu’à se déshabiller pour se réclamer haut et fort de la « religion du naturisme ». Il y avait de quoi se pincer pour y croire !!

Comble de l’ironie, c’est en plein cours de déontologie que l’enseignant a dérogé à toutes les règles, se donnant tristement en spectacle devant un amphithéâtre qui a assisté, abasourdi, à un pétage de plomb réprouvé par la loi et la pédagogie. Après une piteuse sortie théâtrale qui aurait pu laisser espérer que les choses, déjà suffisamment ahurissantes comme cela, allaient en rester là, Grégoire Lafarge a fait un retour fracassant en faisant voler son écharpe, sa veste et sa chemise, en signe de protestation contre la jeune musulmane à l'origine de sa violente sortie des clous…

Fort heureusement, la jeune fille voilée a pu compter sur le soutien de la « grande majorité » de ses camarades, comme l’a rapporté le Figaro, son intervention dans l’amphi à la suite de cet incident regrettable, mais hélas très révélateur du climat islamophobe ambiant, étant même applaudie. C’est sur sa page Facebook, et dans aucun autre vecteur de communication, qu’elle s’est exprimée, en déplorant les « proportions » de cet incroyable accès de fureur à son encontre : "Je respecte ceux qui trouvent ma tenue offensante, mais je pense avoir le droit d’être ici", a-t-elle écrit avec une grande sobriété.

Entachée par son coup d’éclat peu glorieux, la toge d’avocat de Grégoire Lafarge le drape désormais d’indignité, d’autant plus qu’il sait mieux que quiconque que la loi hypocrite du 15 mars 2004 contre les signes religieux à l’école, qui ne fut adoptée que pour mieux proscrire le voile, ne s’applique pas aux établissements d’enseignement supérieur. 

Ignorant la contrition, ce dernier, qui compte parmi ses clients Florian Philippot, vice-président du FN, et Patrick Balkany, l’ultra-Sarkozyste et peu recommandable député des Hauts-de-Seine, s’est retranché dans son cabinet, tandis que le directeur de l’EFB, Jean-Louis Scaringella, s’est plié à l’exercice des excuses auprès de l’étudiante voilée, en assurant, selon le Figaro, vouloir mettre un terme au contrat de son professeur en plein déraillement islamophobe.

 

 

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