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L’homme au centre de la réflexion (suite et fin)

L’homme, titre de l’article, est l’un des éléments à partir duquel émerge la civilisation humaine. Il en est l’élément influant et agissant. Tout en étant l’axe du peuplement dans cette vie, il est aussi son objectif. Tout ce qui est en dehors de lui n’est qu’un ensemble de causes, disséminées ici et là, et actionnées pour l’assister dans son activité. Il s’en sert pour réaliser ses espoirs et finaliser sa mission. C’est pourquoi le Coran lui prête une attention particulière, plus qu’à une autre créature. Le premier verset descendu est orienté vers l’homme et commence par définir son être et expliquer sa provenance.

          « Lis au nom de ton Seigneur qui a tout créé, qui a créé l’homme d’une adhérence ! » (S.96, 1 et 2)

Observons aussi, selon la disposition des sourates, les premiers versets du Coran. Ces derniers commencent également à parler de l’homme. Ils sont divisés en trois catégories : le croyant, le mécréant et l’hypocrite. Ils s’adressent à chacun d’eux et les décrivent selon leur identité. Ils exposent l’état de chacun sur cette terre, les informe comment leur père Adam a été créé, les instruit sur leur position privilégiée par rapport aux autres créatures et sur la faveur qu’Il leur a accordée y compris par rapport aux anges.

C’est ainsi que le Coran débute avant toute chose. Il accorde à l’homme la priorité, aussi bien dans la disposition des sourates du Livre que dans sa descente dans le temps. Il lui fait connaître la source de sa création, ses particularités, la portée de sa mission et met en évidence les dangers qui l’attendent dans cet univers où il vit. C’est parce qu’il est l’élément le plus important de la civilisation et le plus dangereux. C’est aussi parce qu’il est le pivot autour duquel évolue et vague le mouvement de la plupart des existants. C’est enfin parce qu’il est désigné pour exploiter et gérer les richesses de la terre afin d’atteindre un but aussi grandiose que périlleux. A la suite de ces quelques données, posons-nous la question : Quel est cet homme dans le Coran ? Quelles sont ses particularités et ses caractéristiques ? Quelle est sa grande responsabilité dans la vie ?

Nous constatons que le Coran clarifie tous les aspects des diverses réalités de l’homme et de ses préoccupations dans le monde. Il le conçoit à travers la clarification de deux réalités à l’intérieur de sa stature et de sa composition humaine. Dans cette perspective, il met en évidence ce qui se rapporte à des contradictions.  La première réalité nous apprend que l’homme est une création insignifiante. Il tire son origine initiale de la terre mélangée à une eau fétide. Quelle que soit sa longévité, il retournera à la terre. Entre temps, il s’enorgueillit en dépit de son humiliation. Il entre en conflit avec ses semblables, s’entête et se mutine, débat des affaires et rivalise avec les gens. Voici quelques versets qui éclairent les aspects extérieurs de cette réalité de son être.      

  • « Que l’homme considère ce dont il a été créée ! N’a-t-il pas été créé d’un liquide éjaculé, jaillissant d’entre les lombes et les iliaques ? » (S.87, 1 à 3)
  • « Périsse l’homme ! Comme il est ingrat ! Oublie-t-il d’où son Seigneur l’a tiré ? * C’est d’une goutte de sperme qu’Il le crée et fixe sa destinée ; après quoi, Il lui trace la voie à suivre. » (S.80, 17 à 20)
  • « En vérité, Nous avons créé l’homme d’une goutte de sperme aux éléments de vie très combinés. Pour l’éprouver, Nous l’avons doté de l’ouïe et de la vue. » (S.76, 2)
  • « L’homme oublie-t-il que Nous l’avons créé d’une goutte de sperme au point de s’ériger en véritable adversaire ? » (S.36, 77)
  • « C’est Nous qui vous avons tiré de terre, puis d’une goutte de sperme, puis d’une adhérence, puis d’un embryon dont une partie est déjà formée et une autre pas encore. C’est ainsi que Nous vous donnons une idée de Notre puissance. Nous maintenons dans les matrices ce que Nous voulons jusqu’au terme fixé, pour vous en faire sortir ensuite à l’état de bébé, et vous atteindrez plus tard votre maturité. Il en est parmi vous qui meurent encore jeunes, tandis que d’autres arrivent jusqu’à l’âge de la décrépitude au point de ne plus se souvenir de ce qu’ils savaient. » (S.22, 5)

La seconde réalité qui compose l’identité humaine dans le Coran est celle qui fait de l’homme la création honorée et placée au-dessus des autres créatures. Dans ce contexte, il a été préparé de sorte que les anges se prosternent devenant lui. Dieu l’a établi comme khalife sur la terre et en a fait l’unique animal doté d’une raison, d’une capacité de réflexion et d’une puissance de volonté dans l’exercice de ses affaires. Et voici quelques versets qui nous éclairent sur les manifestations de cette deuxième réalité.

  • « Certes, Nous avons honoré les fils d’Adam. Nous les avons portés sur terre et sur mer. Nous leur avons procuré d’agréables nourritures. Nous leur avons donné la préférence sur beaucoup d’autres créatures. » (S.17, 70)
  • « Lorsque ton Seigneur dit aux anges : Je vais installer un représentant (khalifa) sur terre. » (S.2, 30)
  • « Lorsque Nous dîmes aux anges : « Prosternez-vous devant Adam ! » Ils s’exécutèrent sauf Iblîs. » (S.2, 34)
  • « Il apprit à Adam tous les noms, puis les présenta aux anges en disant : « Faites-Moi connaître les noms de tous ces êtres, pour prouver que vous êtes plus méritant que Adam ! » * Et les anges de dire : Gloire à Toi ! Nous ne savons rien d’autre que ce que Tu nous as enseigné. Tu es l’Omniscient, le Sage. » (S.2, 31 et 32)
  • « Il a enseigné à l’homme ce qu’il ignorait. » (S.16, 5)
  • « En vérité, Nous avons proposé le dépôt de la foi aux cieux, à la terre et aux montagnes, mais tous refusèrent d’en assumer la responsabilité et en furent effrayés, alors que l’homme, par comble d’ignorance et d’iniquité, s’en est chargé. » (S.33, 72)

En désignant l’homme comme son « kalifat » (son représentant) sur terre, Dieu a fixé son champ d’action qui se résume en ces deux points fondamentaux, à savoir peupler la terre, d’une part, et mettre en valeur ses nombreuses richesses, d’autre part. Dans cette perspective, Dieu a mis à sa disposition les connaissances appropriées à cette lieutenance, lui a confié la responsabilité de ses actes et l’entière liberté de ses choix. Cette noble fonction l’élève à un rang élevé pour remplir sa mission terrestre. Elle occupe une ligne médiane qui se situe au-dessous de son Créateur et  au-dessus des autres créatures.

Cette lieutenance de Dieu définit la place de l’homme dans l’univers  dans le but de réaliser le pourquoi il a été créé et établi sur terre : il est tout à fait libre de ce qu’il fait mais il doit assumer la responsabilité de ses actes bons ou mauvais. Cependant, cette liberté n’est pas absolue. C’est le cas de toutes les nations contemporaines dont les citoyens sont astreints à respecter leurs constitutions, leurs lois et leurs valeurs. Il en est ainsi de l’Islâm, la responsabilité de l’homme ne le libère pas du respect des prescriptions édictées par la Loi divine. Il doit s’y conformer dans l’exerce de ses fonctions profanes et religieuses.

Cette conception islamique assigne à l’homme une place privilégiée qui, diamétralement, s‘oppose aux philosophies matérialistes de l’antiquité à nos jours. Ces pensées ont divinisé l’homme et humanisé Dieu. En effet, dans l’ancien temps, les grecs ont déifié leur héros. Plus tard, les Romains, en embrassant le christianisme, ont proclamé l’union intime entre Dieu et l’homme, plus précisément entre la nature divine de Jésus Christ et sa nature humaine. Ces idées de divinisation de la créature humaine et de l’humanisation de son Créateur se situent aux antipodes de la représentation coranique selon laquelle l’homme est bien le lieutenant de Dieu sur la terre mais non point le maître de l’univers. Cette déviation renverse de nombreux « garde-fous » et ouvre les portes à une liberté qui échappe au contrôle moral. Elle ne respecte pas non plus les normes édictées par la Loi divine et fait fi des interdits religieux qui fixent des bornes au champ d’action de la personne humaine.

Ces tendances qui aspirent à asservir l’homme, alors que Dieu l’a fait naître libre, – à le priver de sa liberté, alors que l’Islâm lui confère une responsabilité dans le monde,- et à le marginaliser de la société, alors que la religion du Seigneur lui commande d’améliorer constamment son  bien-être -, tournent le dos à la vision islamique du « juste milieu ».

En Islâm, l’homme n’est ni un dieu sur terre, ni un être asservi. Il est considéré comme une noble créature mais, en même temps, il est un humble serviteur de Dieu. S’il est le lieutenant de Dieu sur terre, il n’en est pas moins tenu de se conformer à des obligations divines, d’ailleurs liées à sa lieutenance. Le chaykh ‘Abdou (1849)1905) donne une définition précise, concise et explicite de l’homme dans le monde : « Il est le serviteur de Dieu, mais maître de tout ce qui est en dehors de Dieu. ». C’est la philosophie de l’équilibre entre les extrêmes.

Chargé d’exploité les richesses de la terre, l’homme reste conditionné dans sa gestion des biens terrestres parce qu’il n’en est que le dépositaire. Dieu, qui en est le Seul propriétaire, l’a désigné comme le gérant. C’est une responsabilité inhérente à son pacte du vicariat qui lui accorde la gestion mais, au Jour du Jugement, il doit rendre compte de son activité au Créateur et au Maître effectif de toutes les richesses de l’univers.

Ainsi, Dieu a-t-Il mis tous les dons de la nature au service de l’homme en vue de les faire prospérer. Et comme tout intendant, il dispose relativement à sa guise de tous ces biens, mais il est tenu de rendre des comptes au véritable propriétaire qui lui définit la politique commerciale à suivre. Comme tout mandataire, il jouit des biens placés sous sa responsabilité mais il applique les directives de son propriétaire, à  savoir Dieu, dans le cas des richesses de ce monde.

En conclusion, mentionnons le fait que cet article n’aborde pas, par exemple, tous les aspects de la rénovation de la pratique religieuse. Il faut dire que nul n’est parfait et que l’homme est faible selon le Coran. Cependant, il avance l’idée qui pourrait produire d’autres idées.

15 commentaires

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  1. Si le singe est lui-même fils du rat pourquoi vous ne prétendez pas être descendant de rat tout court, c’est plus rationnel et aussi logique! Pourquoi à son tour (votre destinataire), vous lui déniez sa volonté d’être le fils d’Adam et d’Ève! En quoi cela vous gêne! D’où vous sortez cette certitude qu’Adam et Ève sont des personnages mythologiques?? De chez votre seigneur Darwin et consorts, de certitudes scientifiques qu’ils n’ont jamais détenues, ou d’un livre dont vous détenez seul le secret??
    Mais ce n’est pas grave quand ça vient d’un descendant de rat, qui se soucie du devenir de l’humanité après l’an 2100 et se permit à dénier à son prochain de se dire fils d’Adam et d’Ève…
    Vous avez donné une fois Tariq Ramadan comme exemple cherché dans un répertoire lexical précis et on aurait accepté votre bonne foi si vous n’avez pas choisi une deuxième fois, comme exemple, un personnage tiré dans le même répertoire lexical “Qaradhaoui”. Voici un rat qui veut se leurrer d’êtres humains…
    Et je ne commente pas la séquence suivante: ” je vous interdis d’insulter mon chat” qui est un peu déplacé toutefois, du moment qu’il n’y a pas eu d’insulte.

  2. Non!
    Vous êtes le fils du singe, lui même fils du rat. Et on pourrait remonter plus loin. Aux reptiles, ou aux éponges, ou aux cyanobactéries.
    Dire que les animaux n’ont pas d’intelligence est une absurdité. Les chimpanzés font mieux que nous dans certains tests de mémorisation.
    le terme “animal” n’a pas de sens. On met dans la même case les moustiques et les dauphins.

    A part ça, vous n’êtes pas le fils d’Adam et Eve, car personne n’est le fils de personnages mythologiques. Vous êtes le fils de vos parents, lesquels descendent des premiers Sapiens, qui nous ressemblaient beaucoup, mais étaient passablement stupides, selon les normes actuelles. (Même Quaradawi passerait pour un génie par rapport à eux) .

    Enfin, je vous interdis d’insulter mon chat, qui est la personne la plus estimable de la galaxie.
    Expliquez-moi quand même votre pénultième remarque au sujet de l’équitation féline.

    • Non le singe serait né d’une branche et nous aurions un ancêtre commun mais rien n’est prouvé Patrice. On pourrait se demander si l’Homme n’est devenu singe plutôt.

      En phylogénie, on a des taxons, des sortes d’espèces mères. Le Coran dit bien qu’il a déposé plusieurs sortes d’espèces mères. Quant à leur évolution, cela reste du domaine de la science. Enfin, que la vie se ressemble au niveau cellulaire dans un environnement phyisico-chimique identique n’est pas illogique.
      Le reste, ce ne sont que des conjectures et extrapolations à la hauteur de ce que vous appelez le mythe d’Adam et Êve. De la scientologie en somme.

      Sinon, je vous rassure, le chat est allé jusqu’à être divinisé en Egypte ancienne. Pour un musulman, c’est un animal propre et tout mignon.

      L’équitation féline est une équation très complexe. Elle peur vous aimer mais également griffer et mordre.

  3. Ainsi la Création serait au service de l’homme?
    En quoi sommes-nous supérieurs aux animaux? Parce que nous bousillons la planète?
    Parce que nous ne cessons de nous entre-tuer?
    L’homme a tort de croire qu’il est un aboutissement. (Celui d’un supposé Dessein Intelligent). Il est juste un accident raté de l’Evolution, qui ne parvient pas à s’insérer harmonieusement dans son écosystème.

    Raté parce qu’il va disparaitre.
    Ne regrettez rien, Foulan. La modernité mène au désastre.

    Accessoirement, l’Inde est devenue (demeurée?) folle, et s’apprête à génocider les musulmans, tandis que la Chine commence à ficher les habitants en leur attribuant des “notes sociales”, en fonction de leur obséquiosité face au pouvoir.
    Personne ne s’adapte vraiment à cet univers industriel dément, pour lequel nous n’étions pas programmés.
    Mais à court terme, vous avez raison. A très court terme. Je ne sais même pas si l’humanité dépassera l’horizon 2100.
    C’est pas grave.

    • Tous les animaux sont croyants , ainsi a voulu dieu, ils n’ont pas d’intelligence.

      Et dire que Darwin ne fait pas la différence entre singe et homme.
      L’animal deviendra néant.
      L’homme, c’est un autre destin qui l’attend.

      Je pourrai parler toute la journée , technique , savoir faire, industrialisation, seulement la vie d’un homme est trop courte.

      Dieu a vaincu l’homme par la mort , quand un homme meurt,
      – La laïcité dit, il vous a quitté.
      – L’Islam dit, vous êtes les prochains.

      • Les chimpanzés sont capables de parler, via la langue des signes des sourds muets. Ils expriment des émotions, plaisantent, mentent parfois, font des métaphores poétiques, se projettent dans le futur.
        Et pour cause. Ils partagent avec nous plus de 98% de leurs gènes.
        Si Darwin ne fait pas la différence entre le singe et l’homme, c’est parce que nous sommes des singes.
        A partir de quel degré d’évolution le singe acquiert-il une âme? Australopithèque, Habilis, Erectus? Il y a un gène qui code pour la fabrication de l’âme?
        Mais, si l’âme éternelle existe, pourquoi mon chat en serait il dépourvu? Il pue de la gueule? Il est puni?
        Sachez que mon chat est la meilleure personne qui soit, si bien que je ne conçois pas que votre Tout Puissant puisse conserver Tarik Ramadan et benner mon matou. Mais je cite Tarik Ramadan comme je pourrais citer Christine Boutin, ou Pol Pot.
        Sinon, expliquez-moi: “Tous les animaux sont croyants. Ils n’ont pas d’intelligence”. Les croyants seraient-ils stupides?

        • Je suis stupide au sens du dicta humain.
          Je regrette l’ami, je ne suis pas un singe. je suis un homme, fils d’Adam et d’Ève.

          Quand on vit dans un monde de disjonctés, on est forcement jaloux des animaux, ils ne sont pas concernés par le dernier jugement.

          L’animal n’a pas d’intelligence, l’au dela ne le concerne en rien, et pourtant sa façon de vivre n’a pas changé, Ils vivent en communauté , plus encore
          On a jamais vu un chat monter un chat.

  4. Un auteur éclairé ! Merci de ce bel article en 2 parties. L’exercice est périlleux mais vous vous en êtes pas mal sorti en si peu de lignes.
    J’atourerais un verset : “En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes.” (sourate “le tonnerre”, verset 11)
    Tout part du peuple @Foulan, que proposez-vous aux pays musulmans pour être en accord avec la parole de Dieu ? Il est facile d’attendre des autres.
    Le prophète Muhammed sws nous dit que notre plus grande épreuve sur Terre est notre propre famille.

    Voyons un exemple de comment la politique d’antan s’exprimait. Chaque famille ou “clan” choississait son représentant. Ce représentant devait répondre à des qualités. Eduqué, instruit, altruiste et honnête, il avait le devoir de représenter sa famille et ses problématiques sociétales. Ce représentant se réunissait avec les autres représentants et choisissait leur sultan. Ces sultans se réunissaient à leur tour pour choisir leur grand sultan. Ce dernier devait être reconduit chaque année. Il faisait le tour à cheval pour recueillir l’aval de tous. En parallèle, un système administratif s’occupait de la gestion des affaires courantes.
    Ce système démocratique empêchait de mettre à la tête de la communauté des inconnus tout en permettant à chaque famille (aussi diverses soient-elles) d’être représentée. Ils avaient également ainsi, une représentation directe dans les affaires de l’Etat.

    Remettre l’Homme au centre, c’est redonner la primauté à son environnement direct : sa famille. Une politique familiale, de protection de la femme et des enfants est donc nécessaire voire urgente. L’homme doit être mis face à ses devoirs et ses responsabilités. Le femme doit être éduquée et participée à la société et pouvoir avoir des enfants sans être mise au ban de la société. Enfin l’éducation des enfants doit être partagée. Ceci est primordial si on souhaite donner des Hommes équilibrés et capables d’évoluer en harmonie avec leur environnement plus large qu’est la société.

    Le concept de laïcité ne doit pas être mis de côté même s’il est dévoyé à de bas objectifs trop souvent. En effet, il énonce une qualité intrinsèque à l’Islam même qu’est le respect de la liberté de pensée, d’être croyant ou pas ainsi que d’avoir une autre religion. L’Etat se doit de rester neutre et de permettre le culte à chacun. Nul doute que ceci devra être dans le renouveau de la région. Au final peu importe comment on appelle cela. Le plus important est le fond. L’andalousie et l’epoque actuelle fourmillent d’exemples à améliorer pour notre période contemporaine et à venir.

    Le concept de démocratie qui souhaite que le pouvoir appartienne au peuple et s’exprime par le peuple est également un concept qui se retrouve également en Islam. Même si encore une fois, ce concept est souvent perverti. Une proposition serait de réhabiliter la famille en tant qu’unité structurale de la société.

    Le matérialisme doit être accordé avec la notion de réalisme et éviter les théories pseudo-scientifiques qui tentent d’imposer de nouveaux dogmes en expliquant l’inexplicable ou l’inconnaissable. Avant, un Âlim (savant) n’était pas uniquement un religieux dans le sens pur du terme. Il étudiait d’ailleurs au sein des universités et était souvent polytechnicien. Il pouvait être à la fois, religieux-scientifique, religieux-economiste et religieux-philosophe. Chacun parlait dans ses domaines de prédilection. Cela évitait les ahurissantes déclarations de certains savants totalement borgnes qu’on peut entendre actuellement.

    L’Islam n’ayant aucune problématique qui freine les avancées scientifiques, je me concentrerais ailleurs. Il s’agit de combattre les obscurantistes type wahabites et autres. Ils pervertissent l’Islam en lui donnant des contraintes et des pensées tribales loin du véritable Islam unissant dans la diversité. Nul contrainte en religion ! Pour cela, on doit s’appuyer sur un dialogue inter-religieux et inter-culturel. En effet, Dieu swt nous commande de nous disputer dans le bien et de nous concurrencer à qui fait le mieux le bien et certainement pas en se faisant la guerre. La critique saine et constructive doit donc être bien accueillie. Difficile pour chacun de faire son auto-critique ou d’accepter les critiques des autres. Pourtant nous avons tous à apprendre d’un chacun.
    L’atout majeur des pays musulmans (autant que sa faiblesse sur lesquels leurs ennemis jouent) est justement leur diversité intrinsèque. Ils ont des peuples européen (Turquie), asiatique (Malaise, Indonésie), africain et caucasien qui sont musulmans depuis des siècles avec des apports et des visions diverses et multiculturelles. Des conférences ayant comme but, la synthèse des systèmes politiques en prenant ce qui est bon et en rejetant ce qui est mauvais serait bénéfique à bien des égards. La vision occidentale doit être complétée par les autres visions dans le monde pour améliorer la sienne.

    Ensuite, dans la gestion et la responsabilité de la Terre. J’invite tout le monde dont @Foulan à devenir écologiste. Je pense que l’Islam doit mettre en avant une économie écologiste car elle est en accord avec les respect des plantes, des animaux et de l’environnement. Le solaire est prometteur dans l’après pétrole. Le nucléaire est à bannir puisqu’on peut s’en passer (éolienne, solaire). Le respect de la nature, c’est tenir la responsabilité que Dieu swt nous a confiée.

    Les civilisations naîssent pour vivre dans le luxe et l’opulence et meurent ensuite. Naissance, jeunesse, vieillesse puis mort les caractérisent. Que personne ne s’y trompe, quand on parle de renaissance il s’agit bien d’une nouvelle civilisation qui naît, une évolution, une révolution. Ceux qui croient qu’il s’agit de faire renaître un passé des temps anciens se trompent à tout va. Réinventer, renaître, c’est être nouveau et en cela l’orient (la source) porte bien son nom.

    Enfin, pour terminer, je ne pense que cela aboutirait forcément à une union purement islamique. Je pense au contraire qu’il pourrait y avoir plusieurs types d’unions. Par exemple, la Russie semble avoir une capacité à rassembler autant que la Chine. L’Europe pourrait également travailler avec son espace méditerranéen. Le moyen-orient pourrait voir naître une union turco-arabo-musulmane. L’Iran pourrait voir naître une union indo-perses. L’indonésie et la malaisie pourraient encore voire naître un autre type d’union. Bref, rien n’est monolytique. Tout ce cosme pourrait vivre en paix avec son envirronnement direct tout en faisant renaître sa culture qui a tant à donner au monde et à l’humanité.

    Comme conclusion, je recentrerais le débat pour ceux qui ne comprennent pas ces propos. L’Europe a son héritage et son évolution propre. En tant qu’européen de confession musulmane, cela ne me dérange absolument pas que cet héritage exprime son humanité en dehors de la religion. Je trouve la tentative d’intégrer la diversité et les concepts humanistes tout à fait à la hauteur de notre temps. Pour moi, Dieu swt parle à tous les Hommes ci-dessus et non simplement aux croyants. Tous les peuples sont donc convier à montrer et à exprimer ce qu’il y a de plus beau en eux. La dynamique européenne est différente de la dynamique orientale ou eurasienne. Ce qu’on demande de respecter ici, respectons ce qui est demandé ailleurs. Aucune n’a une primauté sur l’autre. Tout le monde a à apprendre de tous.

    Une pensée d’Ibn Khaldoun me vient à l’esprit, elle est remplie de sagesse, pardonnez l’approximation et le résumé. Son auto-critique était la suivante : La culture des vainqueurs paraît toujours supérieure à la culture des vaincus. Les vaincus voient les vainqueurs comme intrinsèquement de meilleure qualité et les immitent à tout va. Les vainqueurs s’en orgueuillissent. Hors, tous se trompent.

    C’est Dieu swt qui donne le pouvoir à qui il veut. Les Hommes, peuvent conjecturer comme je le fais ici mais en réalité Seul Dieu sait puisqu’il est Le Seul à connaître ce qui se cache dans les coeurs et donc les réels intentions de chacun.

    • Je n’ai justement pas de recette miracle. Ce serait pretentieux de ma part de prétendre conaitre la marche à suivre. On revanche je constate les dégats. La pensée islamique est aujourd’hui tellement rudimentaire qu’elle n’a pas grand chose à proposer au monde d’aujourd’hui. Y’a juste à voir les vidéos des prédicateurs et les mises en scènes pour émouvoir dans les chaumières. Ca frise très souvent le ridicule. Le défi de l’islam contemporain qui était le siens : proposer une morale alternative à l’hédonisme ou à l’humanisme moderne. Même en cela je constate l’echec retentissant.

      Alors pour l’écologie c’est une excellent piste. A titre individuel j’essai tant bien que mal de preserver l’eco-système et de polluer le moins possible (en privilégiant la marche, les transports ou le velo) et en consommant intelligemment. Une goutte d’eau dans l’ocean certes. Alors si j’ai une piste à proposer humblement aux pays historiquement islamique c’est de developper les energies alternatives. Il y a un vaste chantier à developper avec ces pays à forte chaleur pour utiliser l’energie solaire. Il ne faudra juste pas louper cette opportunité car avec ou sans ces pays les energies solaire seront celles de demain. Allahu a3lam

      • Super pour la deuxième partie à laquelle j’adhère.

        La première partie nécessite de votre part plus de réflexion. Vous avez beaucoup de préjugés et ne connaissez que très superficiellement le sujet. Vous n’en envoyez que les effets négatifs, les conséquences péjoratives tout en cernant mal les causes.

        Je ne m’étenderais pas sur le sujet qui est long.
        Je préfère rester sur notre bonne note écologiste où on se retrouve.
        Comme quoi, vous y avez contribué finalement. On a tous à apporter quelque chose !

        Cordialement

  5. Autre réflexion à mener en amont : que propsera le monde islamique aux nombreux défis de l’humanité à l’aube de ce nouveau millénaire ?
    Car à l’heure actuelle le monde islamique (en majorité) importe des pays développés et émergents jusqu’aux fruits et légumes. Pour paraphraser Nourredine Boukrouk : “qu’avons-nous aujourd’hui à exporter autre que des idées extrémistes menant au terrorisme” ? Le diagnostic est certes douloureux mais tous le défis est là.
    Des pays comme la Chine, le Japon ou l’Inde ont su négocier le virage de la modernité tout en conservant une identité propre. Qu’attend le monde islamique pour s’affirmer et entrer sans rougir dans la modernité ?

  6. L’Islam reconnait le libre culte, seul Ellah guide.
    Dans le coran :
    Le mot religion (din) est mentionné au singulier, jamais au pluriel.
    Le mot lumière est mensionné au singulier, jamais au pluriel.
    Le mot ténèbres est mentionné au pluriel, jamais au singulier.

    Religion veut dire respect et droit sans dialogue. Le dialogue est dans les affaires courantes de la vie.

    Un converti à l’Islam n’est pas un plus pour l’Islam, c’est un plus pour lui même.
    L’Islam ne court après personne, personne n’est indispensable.

    • Il y a islam et Islam. Le premier terme désigne la religion. le deuxieme avecle I majuscule désigne sa civilisation.
      Si le din est Un , les diyana qui est un terme qui désigne la façon de rendre un culte à Dieu est lui au pluriel.

  7. je cite l’auteur:”Observons aussi, selon la disposition des sourates, les premiers versets du Coran. Ces derniers commencent également à parler de l’homme. Ils sont divisés en trois catégories : le croyant, le mécréant et l’hypocrite”

    Au lieu de mécréant , et pour respecter l’idée coranique devait être compris et traduit par « dénégateur », terme indiquant bien qu’il s’agit là de qualifier ceux qui dénient la vérité qu’ils portent en eux du fait même du pacte initial que Dieu passa avec toute l’humanité, Cf. S7.V172.

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