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L’extrême précarité d’une championne marocaine d’athlétisme multi-médaillée

Copyrigth : DR

Bien qu’auréolée de gloire, comme le prouve sa moisson de belles médailles qu’elle exhibe fièrement, et sans doute avec une pointe d’amertume qu’elle dissimule derrière un sourire radieux, Faiza Bachar, la championne marocaine d’athlétisme, est confrontée à une dure réalité. Elle a beau avoir un mental d’acier, elle fait face à une terrible épreuve à laquelle elle n’était pas préparée.

Aussi impensable que cela puisse paraître, cette sportive talentueuse, qui a porté haut les couleurs de son pays dans différentes compétitions internationales, asiatiques et européennes, est abandonnée à son triste sort depuis plus d’un an, seule avec son père, dans une maison insalubre qui menace à tout moment de s’écrouler.

Une maison, frappée de plein fouet par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région d’Ouled Berhil, près de Taroudant, qu’elle n’a pas eu les moyens de reconstruire. 

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Comment aurait-elle pu imaginer, lorsqu’elle brandissait avec émotion l’étendard national, qu’il y aurait un revers de la médaille aussi cruel à son parcours jalonné de succès ?

Après avoir réalisé qu’aucune couronne de lauriers, même la plus prestigieuse, ne suffirait à l’extraire de la profonde misère dans laquelle elle a sombré, Faiza Bachar entame, avec une force et une dignité exemplaires, la plus grande course de sa vie. Une course contre la montre d’une urgence vitale, alors qu’approche à grands pas la saison des pluies. 

De guerre lasse, elle a dû, la mort dans l’âme, renoncer à la discipline sportive dans laquelle elle excelle, afin de mobiliser toute son énergie dans son sprint final… Désespérément en quête de mains tendues, la championne d’athlétisme marocaine multi-médaillée, qui ne pourrait pas supporter de trouver refuge chez des voisins ou des proches, veut croire que l’extrême précarité de sa situation touchera de bonnes âmes charitables, notamment en haut lieu. Ce qui ne serait qu’un juste retour des choses.

Il faut espérer que cette course contre la montre ne tournera pas à un vain marathon de la générosité…

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