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Les Pays-Bas interdisent l’entrée à deux ministres israéliens accusés de promouvoir le nettoyage ethnique à Gaza

Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir, deux figures de l’extrême droite israélienne et actuels ministres des Finances et de la Sécurité nationale, sont désormais personae non gratae aux Pays-Bas. Le gouvernement néerlandais leur interdit l’entrée sur le territoire, les accusant d’avoir attisé les violences des colons, soutenu l’expansion illégale des colonies et plaidé ouvertement pour une politique de nettoyage ethnique à Gaza.

Dans une lettre adressée au Parlement, le ministre des Affaires étrangères, Caspar Veldkamp, a dénoncé une situation « insupportable et injustifiable » dans la bande de Gaza, et annoncé l’inscription des deux ministres dans la base Schengen des étrangers indésirables. Autrement dit : interdits d’Europe.

Cette décision sans précédent fait suite à une réunion d’urgence du gouvernement à La Haye, convoquée malgré la trêve estivale. Elle reflète l’exaspération croissante, en Europe comme ailleurs, face à l’impunité de dirigeants israéliens qui assument désormais, sans fard, des positions ouvertement fascisantes. La diplomatie néerlandaise envisage en parallèle de suspendre les volets commerciaux de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. Le Premier ministre néerlandais, Dick Schoof, a lui-même informé le président israélien Isaac Herzog de l’intention de pousser Bruxelles à prendre des mesures supplémentaires.

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Sur le terrain, les chiffres sont accablants. Près de 100 000 morts à Gaza depuis octobre 2023, dont plus de 17 000 enfants, selon les autorités sanitaires palestiniennes. Des milliers de blessés, des familles décimées, la famine qui s’installe. Le génocide en cours se déroule sous les yeux du monde, et face à ce carnage, les gesticulations de Ben-Gvir et Smotrich ne passent plus. Leur radicalisme n’est plus toléré, même par certains de leurs alliés occidentaux. Les Pays-Bas ont également débloqué 4,5 millions d’euros d’aide humanitaire pour Gaza, tout en soulignant qu’il est désormais « pratiquement impossible » d’accorder des licences d’exportation d’armes vers Israël dans le contexte actuel. Un signal fort, dans un climat européen encore trop souvent frileux dès qu’il s’agit de nommer les responsables du génocide  en cours.

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