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Reconnaissance de l’État palestinien : le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et plusieurs autres pays vont franchir le pas

L’étau se resserre autour d’Israël. Après l’Espagne, l’Irlande et la Norvège, dix nouveaux pays ont annoncé leur intention de reconnaître l’État palestinien lors de la prochaine Assemblée générale de l’ONU en septembre. Il s’agit de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande, de la Finlande, du Luxembourg, du Portugal, de Saint-Marin, de Malte, de la France et de la Belgique. Cette mobilisation internationale, portée notamment par une initiative franco-saoudienne à New York, marque un tournant diplomatique majeur.

Même le Royaume-Uni, longtemps inféodé aux positions israéliennes, annonce un changement de cap. Le Premier ministre Keir Starmer a déclaré que Londres reconnaîtra l’État de Palestine en septembre, à moins qu’Israël ne prenne des engagements clairs, à commencer par un cessez-le-feu immédiat à Gaza, la fin des projets d’annexion en Cisjordanie et l’acceptation d’un véritable processus de paix. Le gouvernement britannique exige également qu’Israël permette le retour de l’aide humanitaire onusienne dans la bande de Gaza assiégée. Londres emboîte ainsi le pas à Paris, confirmant l’émergence d’un front occidental qui ne veut plus couvrir les crimes de guerre par des silences diplomatiques.

Face à cette dynamique, Israël adopte la posture du déni et de la menace. Son ambassadeur à l’ONU, Danny Danon, a violemment fustigé ces États, les accusant de “légitimer le terrorisme”, comme si reconnaître les droits d’un peuple occupé relevait d’une faute morale. Une réaction attendue, qui montre surtout l’isolement croissant d’un État qui s’enferme dans une logique coloniale, violente et inflexible. Mais le ton change sur la scène internationale. Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, a rappelé une vérité que beaucoup n’osent plus dire : “Israël ne comprend que la pression.” Un constat partagé par son homologue irlandais, Simon Harris, qui voit dans cette reconnaissance une manière de relancer un processus de paix que Tel-Aviv s’efforce depuis des années d’enterrer sous les gravats de Gaza et les check-points de Cisjordanie.

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Si certains pays asiatiques comme le Japon, Singapour ou la Corée du Sud se sont abstenus, leur soutien de principe à la solution à deux États reste intact. Quant à l’Australie, elle conditionne son engagement à l’exclusion du Hamas du futur gouvernement palestinien – une exigence qui, si elle peut sembler pragmatique, traduit surtout une frilosité diplomatique qui ne résiste pas à l’urgence de la situation. En reconnaissant l’État palestinien, ces pays envoient un message clair : le temps des compromis avec l’Etat colonial responsable du génocide en cours à Gaza  est révolu. Ce n’est plus aux Palestiniens de prouver leur droit à exister, mais à la communauté internationale de le faire respecter.

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One Comment

  1. Enfin le monde semble bouger afin de reconnaître le droit au peuple Palestinien d’exister librement sur leur pays, quand à l’Australie et sa condition stupide il faut quelle comprenne qu’en réalité les TERRORISTES se sont les Israéliens et leurs fournisseurs en armes et allies GENOCIDAIRES car HAMAS et ses MEMBRES ne sont que des combattants qui défendent leur droit territorial d’exister.

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