Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est déclaré « satisfait » d’une réunion qu’il juge « fructueuse » entre Donald Trump et plusieurs dirigeants arabes et musulmans en marge de la 80e Assemblée générale de l’ONU à New York. L’objectif : mettre fin à la guerre d’Israël contre Gaza. Trump a salué une rencontre « réussie » avec « tous les grands acteurs sauf Israël ». Selon des fuites rapportées par Axios, son plan prévoit l’envoi de forces arabes et musulmanes à Gaza pour faciliter le retrait israélien, sécuriser une trêve durable et financer la reconstruction, sans rôle pour le Hamas. Israël n’a pas participé aux discussions mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait été informé.
Les pays participants – Égypte, Indonésie, Jordanie, Pakistan, Qatar, Arabie saoudite, Turquie et Émirats arabes unis – ont, selon l’agence émiratie WAM, insisté sur l’urgence d’un cessez-le-feu permanent, la libération des captifs et la mise en place d’une aide humanitaire massive pour répondre à la catastrophe qui frappe la population gazaouie.
Pour de nombreux observateurs, cette initiative révèle toutefois une contradiction : en contournant le peuple palestinien, Washington cherche avant tout à sécuriser une sortie de crise favorable à Israël. L’absence d’Israël à la table des discussions illustre un déséquilibre qui pourrait fragiliser la légitimité de tout accord et nourrir le sentiment, largement partagé dans le monde arabe et musulman, que la voix des Palestiniens reste marginalisée.



GIPHY App Key not set. Please check settings