Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue vietnamien, mardi 5 août, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a dénoncé une guerre qui a « dépassé toute logique » à Gaza. Il a affirmé que les opérations israéliennes ne visaient plus la libération des otages, mais constituaient désormais « une guerre de famine et de génocide ».
Le président égyptien a rappelé qu’avant le conflit, entre 600 et 700 camions d’aide humanitaire entraient chaque jour à Gaza, un chiffre aujourd’hui tombé à zéro. Il a de nouveau appelé l’Union européenne et les États-Unis à intervenir pour mettre fin à une guerre qui « vise à détruire et anéantir systématiquement » la bande de Gaza, avertissant que « l’histoire jugera très sévèrement » le silence du monde. En réponse aux accusations selon lesquelles l’Égypte participerait au blocus, il a dénoncé une « faillite », affirmant que plus de 5 000 camions d’aide stationnaient côté égyptien, prêts à entrer dans l’enclave, dont plus de 70 % fournis par l’Égypte.
Le président égyptien a également rejeté toute responsabilité dans la fermeture du point de passage de Rafah, assurant que celui-ci n’avait « jamais été fermé du côté égyptien », malgré quatre destructions depuis le début de la guerre. « Israël contrôle l’autre côté, le côté palestinien, et cela doit être clair pour tout le monde », a-t-il insisté.
Al-Sissi a conclu en affirmant que l’Égypte, forte de son rôle historique, avait toujours été « une portière pour l’acheminement de l’aide à Gaza », mais qu’elle ne serait « jamais une porte de sortie pour la déportation des Palestiniens ».
La déclaration du président égyptien tranche avec son habituel ton prudent sur le dossier palestinien. S’il réaffirme son soutien humanitaire à Gaza, il s’en tient à une condamnation verbale sans aller jusqu’à remettre en cause les accords sécuritaires avec Israël. Dans un contexte de critiques croissantes sur le rôle de l’Égypte dans le blocus, cette sortie vise autant à désamorcer la pression interne qu’à redorer son image à l’international.



Bien sure Israël le fait du moment que vous faîtes parti de ces meilleurs alliés depuis 1967 à ce jour. N’est-ce pas l’Egypte que vous dirigez qui a fait un barrage aux organisations venus briser le blocus à Rafah, l’Egypte et la Jordanie ne sont-ils pas les premiers Etats soi-disant Arabes à baissé l’échine à Tel-Aviv et à rendre les honneurs à leur drapeaux.