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Les gardes à vue des islamistes radicaux présumés ont été levées

Le gouvernement, nous dit-on, les avait à l’œil depuis longtemps, mais c’est uniquement dans la dernière ligne droite du mandat de Nicolas Sarkozy, et juste après l’affaire Merah, que l’Elysée a pris soudainement ombrage de ces « Barbus »  qui hérissent le poil, ou font dresser les cheveux sur la tête, au point de les déloger manu militari de leur repaire, le 30 mars dernier, sous les feux des projecteurs, tous braqués sur eux, au bon moment, et au bon endroit…

Souvent République varie, sauf quand il s’agit d’user et d’abuser de la vieille ficelle du sensationnalisme, où sa remarquable constance en la matière prêterait à rire, si elle n’était aussi pathétiquement prévisible.

Après cinq ans d’inertie, les coups de filet spectaculaires se sont succédé à un rythme effréné, comme dopés par la traque électoraliste des ultras de l’islam, tous prétendument djihadistes en puissance, et alors que nous nous attendions à une pluie de condamnations, ce sont des libérations en chaîne qui  se sont ensuivies. Souvent République fait chou blanc…

Selon des sources judiciaires, les six dernières gardes à vue des islamistes radicaux présumés ont été levées vendredi, tandis que sur les dix personnes arrêtées mercredi, quatre avaient été remises en liberté jeudi soir et les six autres ont été relâchées vendredi. Les individus concernés ne seront pas poursuivis par la justice dans l'immédiat, qui continue ses investigations dans le cadre des enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet anti-terroriste de Paris.

Trop souvent le grand barnum Sarkozyste aura joué soit les gros bras, soit sur la corde sensible, en croyant jouer sur du velours.

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